Espoir de propreté?

Lancement d’un projet de 17,5 milliards de FCFA pour la gestion des déchets solides urbains

6910_ORDURES.jpg

Le Projet de gestion durale des déchets solides urbains (PGDSU) financé à hauteur de 17,5 milliards de FCFA par la Banque islamique de Développement (BID) a été lancé vendredi à Dakar au bénéfice des collectivités locales de l’Entente Cadak-Car, Touba Mosquée, Tivaoune et Kaolack.

 »C’est un projet original qui constitue la première phase du Programme national de gestion des déchets (PNGD) qui couvrira l’ensemble du territoire national’’, a expliqué le Secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Etienne Turpin.

Le projet permettra ainsi dans un premier temps de régler le problème de la gestion des déchets solides dans certaines villes religieuses telles que Touba, Tivaoune, Kaolack et également les collectivités locales de la région de Dakar, a-t-il souligné.

Le financement octroyé par la BID sur une durée de 4 ans devrait leur permettre de disposer d’infrastructures telles que des centres d’enfouissement technique, des centres de traitement et de tri mais également des moyens leur permettant de pouvoir évacuer correctement leurs ordures.

‘’Avec ce projet qui entre dans le cadre du PNGD, tous les maillons de la chaîne seront pris en compte de la pré-collecte jusqu’à l’élimination des déchets en passant par la collecte, le traitement et l’évacuation des ordures’’, a ajouté le Secrétaire général du ministère des Collectivités locales.

Il a rappelé que le secteur des déchets est marqué par ‘’des difficultés congénitales et des dysfonctionnements récurrents’’. 

En effet, a relevé M. Turpin, ‘’l’assainissement solide a souffert pendant longtemps d’un déficit d’investissement qui explique l’absence d’équipements adéquats pour la gestion et l’élimination des déchets’’.

Ainsi les dispositions nécessaires seront prises à travers le Programme national pour ‘’une gestion de proximité des déchets en vue de contribuer à la salubrité universelle à travers le rétablissement des collectivités locales dans leur prérogative en la matière’’. 

Faisant la note de cadrage du projet, le Chargé des infrastructures de la BID, Idrissa Dia, a noté que seuls 22% des populations ont accès à des services satisfaisants dans la gestion des ordures. 

‘’Ce n’est pas une situation satisfaisante pour les opérateurs du secteur qui travaillent dans des conditions défavorables’’, a t –il expliqué. Ainsi le diagnostic qui a précédé à la mise en place du Projet a fait l’objet d’un consensus, a ajouté Idrissa Dia. 

Pour lui, ‘’il apparait clairement que les problèmes ont trait à l’absence d’un bon système de collecte des déchets solides urbains mais aussi à un manque criard d’infrastructures pour le traitement des déchets et à un déficit de comportement citoyen et des capacités techniques et financières dans les municipalités’’.

Dans l’optique de trouver des solutions à ces problèmes, l’Etat du Sénégal et la Banque islamique de développement en partenariat avec les collectivités locales bénéficiaires ont décidé de la mise en œuvre d’un projet de gestion des déchets solides urbains qui entre dans le cadre du Programme national de gestion des déchets.

L’ambition du Programme est d’étendre le projet dans toutes les grandes villes du Sénégal ultérieurement sachant que ces villes regroupent plus de 5millions d’habitants soit la moitié de la population du Sénégal.

Beaucoup de bailleurs de fonds sont intervenus dans ce secteur en appui à l’Etat et aux collectivités locales mais l’originalité du présent projet c’est la prise en charge globale et structurée de l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets solides urbain de la porte des maisons à l’infrastructure final de transformation des déchets, selon le Chargé des infrastructures de la BID. 

En effet, il a rappelé que la plupart des projets déroulés ont été sectoriels, parcellaires s’attaquant seulement à un élément de cette chaîne.

APS

Vous aimerez aussi...

6 réponses

  1. lacoste Annie dit :

    C’est très bien mais il faut surtout éduquer TOUS les Sénégalais.J’habite Thiaroye ,tous les jeunes (et moins jeunes)qui viennent sur la plage avec des poches d’eau pour boire c’est tellement plus facile de jeter par terre quand la poche est vide.Pour la tabasky c’est mieux de venir a la mer pour nettoyer les moutons et laisser ce qui ne se mange pas sur le sable.A chaque marée la mer n’est pas une poubelle .Ces sachets noirs qui envahissent tant la plage que toutes les rues avec le vent il y en a partout (belle décoration pour les arbres quand elles s’y accrochent)

  2. Bill dit :

    Hélas, l’hygiène est ce que l’on enseigne toujours en dernier. Au 19 eme siècle, en Europe, on ne se souciait guère de la propreté dans la cité (heureusement, le plastique n’existait pas). En ce moment même, combien de malades dans les villages à cause de l’eau du puits polluée par les infiltrations, les fosses qui débordent, etc… Un gros travail de sensibilisation est à faire mais comme chez nous, celà viendra petit à petit.. Déjà, refusons tout les sachets plastiques au marché et pas de poches d’eau pour boire. ce sera toujours un premier geste symbolique. Sur ce coup là : les emballages en PVC; nous sommes (pays soit disant développés) entièrement responsables.

  3. Eva-Bettina dit :

    Bill,dans mon pays d’origine on pratique le tri depuis plus que 40 ans.je suis arrive en France et il y. avait encore la bouteille de verre avec étoile,les consignes.
    Un jour le grand boom des plastique avait commencé,recyclable soit disant,….!
    Les consignes oublié ,trop encombrant pour les français qui travaillent .
    Dans mon pays d’origine il existe une taxe de 25 centimes sur les canettes en aluminium et les bouteilles en plastique ou en verre.(d’ailleurs la bouteille en plastique n’est pas utilisée pour les produits du pays,toléré pour les produit importées majoritairement français ..VOLVIC,EVIAN etc.)
    Les gens jètent aussi parterre,mais principalement dans les poubelles.
    D’ailleurs il y a de nouvelles poubelles de tri installées au dessus des poubelles d’ordures diverses .
    Les jeunes et moins jeunes ont donc des facilitées de rapporter ces canettes et bouteilles
    Dans n’importe quel supermarché ou kiosque qui vend ces produit la consigne leur est donnée ! 4 canette = 1€ =un repas au Sénégal
    Dans les parcs publiques le soir les gens font des barbecues ,consomment des bières etc…il y’a toujours des jeunes ou moins jeunes qui passent et demandent les consommateurs à leurs laisser les consignes pour les rapporter à leur place
    Ça leur permet à la fin de se faire des € d’argent de poche et les rues et les parcs sont propres!!!!
    .si c’était valable au Sénégal ….on pourrait….comme en France !

  4. Eva-Bettina dit :

    Étant fumeur je garde même mes mégots !
    Savez vous que 1 mégots prend 11ans pour se détruire dans la nature !
    Bien entendu je fais rire les français et sénégalais !
    Un peu marginale ,cette femme! »

  5. ecobrique dit :

    Nnous partageons votre sentiment.
    Le probleme n’est pas uniquement lie au manque d’infrastrucrures. C’est surtout une question d’education .
    Nous avons mis en place une initiative qui adresse le probleme d’education de maniere concrete.
    Nous vous invitons aa en prendre connaissance et soutenir par vos actes!
    Merci

  6. ecobrique dit :

    Facebook.com/ecobrique

%d blogueurs aiment cette page :