Obama en Afrique

Pour sa première tournée africaine, Obama choisit le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tanzanie

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La Maison Blanche a annoncé dans un communiqué, lundi 20 mai, que le président Barack Obama se rendrait du 26 juin au 3 juillet au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie. Une première tournée africaine pour celui dont le discours d’Accra, en 2009, est resté dans les mémoires.

Il était temps. Près de cinq ans après sa première élection et au début de son second mandat, le président américain Barack Obama a décidé d’effectuer sa première tournée d’importance en Afrique, du 26 juin au 3 juillet, en compagnie de son épouse Michelle. Destination : Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie, mais pas le Kenya, la terre natale de son père dont l’actuel président, Uhuru Kenyatta, est poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité. Si Obama s’était rendu en 2006 au Kenya, il n’était pas encore chef d’État mais venait d’être élu au Sénat de Washington.

« Le président insistera sur l’importance que les États-Unis accordent à nos liens en plein développement avec les pays d’Afrique subsaharienne », indique la Maison Blanche dans un communiqué, en évoquant également la nécessité d’« étendre la croissance économique, l’investissement et le commerce, de renforcer les institutions démocratiques, et d’investir dans une nouvelle génération de dirigeants africains ».

Espoir

Jusqu’à présent, Barack Obama ne s’était rendu officiellement qu’une fois en Afrique subsaharienne, au Ghana, en juillet 2009, pour une courte visite qui avait suscité beaucoup d’espoir. Son discours devant le Parlement, en juillet 2009 à Accra, au cours duquel il avait proclamé que « l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains », avait marqué les esprits. Quant à Michelle Obama, elle avait effectué une tournée en Afrique australe en juin 2011. Elle avait notamment rencontré, en Afrique du Sud, le premier président noir du pays et héros de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela.

Le programme d’Obama s’inscrit dans une volonté de soutenir les « bons élèves de la démocratie » – c’est-à-dire des pays où la course pour le pouvoir n’a pas récemment donné lieu à des massacres et où l’alternance s’est passée de manière relativement pacifique. Fin mars, Obama avait ainsi reçu son nouvel homologue sénégalais, Macky Sall, et trois autres dirigeants africains élus, en saluant dans leurs pays des « démocraties solides et émergentes ».

Tout en promettant à plusieurs reprises que les États-Unis resteraient des « partenaires inconditionnels » des pays africains démocratiques, Obama avait rendue publique, en juin 2012, sa stratégie en faveur du développement de l’Afrique, avec comme objectifs principaux le renforcement de la sécurité face à la menace terroriste, et la contre-offensive face à la Chine sur le plan économique.

Obama a une stratégiqe pour l’Afrique

Sans donner de programme précis dans l’immédiat, la présidence a affirmé que M. Obama rencontrerait lors de son voyage « de nombreux dirigeants gouvernementaux, d’entreprises et de la société civile, dont des jeunes, pour discuter de nos partenariats ».

Jeune Afrique/AFP

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