L’autoroute à l’hivernage 2013

L’autoroute à péage en service le 1er août 2013

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En conférence de presse hier, la Société Eiffage de la nouvelle autoroute Concédée (Senac Sa) a réitéré sa volonté de respecter le délai de mise en service de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio fixé au 1er août 2013. Le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, Alioune Badiane, en a profité pour souligner que le projet de cette autoroute a bel et bien fait l’objet d’un appel d’offres international.

La mise en service totale de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio reste maintenue à la date du 1er août 2013, conformément aux engagements du concessionnaire, Senac Sa. L’assurance a été donnée, hier, à la fois, par le directeur opérationnel de cette structure, Didier Payerne, et le directeur d’exploitation de Eiffage Sénégal, Alioune Badiane.

En collaboration avec l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), ces deux filiales du groupe Eiffage ont organisé, hier, une conférence de presse, au centre d’exploitation de Senac Sa, au terme d’une visite qui a permis de constater de visu  l’état d’avancement du projet. « Les travaux avancent bien, aussi bien du point de vue de la qualité que sur le plan technique. Sur le plan sécuritaire, Eiffage Sénégal est en train de construire de part et d’autre de l’autoroute pour éviter que les populations environnantes ne la traversent », a dit, avec satisfaction, le directeur opérationnel de Senac Sa, Didier Payerne.  Même satisfécit chez Alioune Badiane, le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, la société à laquelle, Senac Sa a sous-traité la construction et l’exploitation de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio.

Mais, tout en affichant sa satisfaction par rapport au déroulement normal des travaux, il a tenu à apporter quelques clarifications, estimant que la population n’a pas toujours la bonne information concernant les tenants et les aboutissants de cette infrastructure. « Certaines personnes pensent que l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio a été l’objet d’un marché de gré à gré ; ce qui n’est pas le cas. Un appel d’offres international a bel et bien été lancé et des entreprises de bonne facture, telles que Msf du Portugal et les Autoroutes du Maroc, y ont pris part », a-t-il souligné.  

M. Badiane a aussi réitéré le fait que le contrat de concession de l’autoroute est très bénéfique pour l’Etat du Sénégal. « C’est un contrat forfaitaire que nous avons signé avec l’Etat du Sénégal, contrairement aux contrats classiques que nous avons l’habitude de voir. Par exemple, le concessionnaire supporte seul  le risque trafic, tandis que le coût de la maintenance est nul pour l’Etat pendant la période de concession (Ndlr : 30 ans) », a-t-il laissé entendre. 

69 milliards de FCfa pour prolonger l’autoroute jusqu’à l’aéroport de Diass

M. Badiane a également précisé qu’Eiffage Sénégal ne peut faire tout ce qu’elle veut dans le cadre de ce projet, comme le font croire certains. « Les pouvoirs publics, par le biais de l’Apix, surveillent et contrôlent en permanence les travaux et appliquent des pénalités s’il y a eu des manquements de la part du concessionnaire ou d’Eiffage Sénégal », a-t-il encore soutenu.

Présent à cette conférence de presse, Abdoulaye Thiam, ingénieur des grands travaux à l’Apix, a félicité Senac Sa pour la bonne tenue des travaux de l’autoroute. D’autant que, selon lui, ce n’était pas facile au départ avec les 2000 foyers entre Pikine et Diamniadio que l’Apix devait déplacer vers le site de recasement situé à Tivaoune Peul.

Il a salué « le travail d’arrache-pied de Eiffage Sénégal qui, à l’en croire, a permis d’être dans les délais par rapport à la date du 1er août 2013 prévue pour la mise en service totale de l’autoroute. L’ingénieur des grands travaux de l’Apix en a profité pour rappeler que l’autoroute à péage sera prolongée jusqu’à l’aéroport international de Diass.

Il a précisé que ce futur tronçon de 17 km entre Diamniadio et Diass, d’un cout de 69 milliards de francs Cfa, n’a pas, cette fois, fait l’objet d’un appel d’offre, mais plutôt d’un marché complémentaire. «Avec un appel d’offres, on aurait perdu beaucoup de temps et dépensé plus d’argent. Cette formule concernant le marché complémentaire nous a permis de réaliser un gain en termes de temps et de faire des économies d’échelle », a-t-il estimé.

200 millions de FCfa générés par mois, dont 50 versés à l’Etat

Parlant des retombées financières de l’autoroute à péage, Alioune Badiane, le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, a révélé que la barrière pleine voie de Cambérène, qui sera délocalisée à Thiaroye, génère 200 millions de francs Cfa par mois, dont 50 millions sont reversés à l’Etat du Sénégal au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). Didier Payerne a ajouté que 23.000 véhicules empruntent, chaque jour, la section Patte d’Oie-Pikine de l’autoroute qui a été mise en service, il y a un an de cela. Un chiffre qui a, d’après lui, connu une hausse à la veille de la Tabaski, période au cours de laquelle 40.000 véhicules ont traversé cette partie de l’autoroute déjà fonctionnelle.

Diégane SARR

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1 réponse

  1. Prix Travaux dit :

    Ces travaux-là vont être une retombée économique faramineuse !

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