It’s Time to You

Youssou Ndour n’est pas sur-diplômé, il est talentueux

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Depuis la nomination de Youssou Ndour comme ministre de la Culture et du Tourisme, une certaine bien-pensance dakaro-dakaroise (la capitale, s’entend) voudrait nous faire croire que l’un des plus célèbres Sénégalais (il a fait la une de Times magazine) n’est pas assez outillé intellectuellement pour gérer le département que lui a confié le nouveau Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye. Pourquoi ? Parce que l’enfant de la Médina, banlieue toujours populaire, n’a pas fait d’études. Un commentateur de la RTS 1 s’est permis de préciser que You n’a pas fini son cycle primaire. Soit. Youssou Ndour n’a pas été studieux, mais il est talentueux, le bonhomme. Sa carrière musicale est jalonnée de réussite, à croire que le succès ne l’a jamais quitté, depuis qu’il a claqué la porte du Star Band de feu Ibra Kassé, le parrain de la « musique sénégalaise moderne ». Disques d’or, Grammy Awards…, il a quasiment raflé toutes les distinctions les plus prestigieuses.

Il a également réussi à exporter le Mbalakh avec notamment ses fameux Grands Bals à Bercy, lieu de spectacles en France qui n’est pas à la portée de tous. Et en toute logique, il a gagné beaucoup d’argent. Argent qu’il a investi dans son pays. Son groupe de presse Futurs Media et autre Jololi (la structure musicale) emploient des centaines de Sénégalais. Il est d’un professionnalisme à toute épreuve. Youssou Ndour est aussi un homme engagé qui sait réclamer ses droits. Or celui qui connaît ses droits sait forcément quels sont ses devoirs envers la société. Il a quasiment arraché des mains du régime de Abdoulaye Wade son autorisation d’émettre. Au moment de lancer sa télé et sa radio, le pouvoir a tenté de louvoyer un peu et de lui mettre la pression. « Ma foi, il y a un peu de pression, mais il y a la démocratie », a-t-il dit, au moment où il recevait Martine Aubry, alors candidate aux primaires socialistes, en visite à Dakar. Durant la récente campagne électorale sénégalaise, Youssou Ndour a inhalé des gaz lacrymogènes, essuyé des coups de matraques des policiers.

Il n’a pas reculé. Il aurait pu se dire, pour paraphraser le rappeur Booba : « fais chier cette effervescence politique, je reste seul avec mes millions ». En gros, au lieu de risquer ma santé, ma vie, je vais profiter de mon aisance financière. Ce ne sont pas les faits et gestes des méchantes personnes qui sont inquiétants, mais l’inaction des gens bien. Des personnalités bardées de diplômes ont été aux affaires avec le résultat calamiteux que l’on connaît. Le patron du Super Etoile n’est pas diplômé, mais il est talentueux. Il sait s’entourer de compétences pour bien gérer son business et surtout il impose le respect. De quoi d’autre avons-nous besoin pour redresser le Sénégal.

infosdusud.com/ferlo.com

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3 réponses

  1. jeangilles dit :

    excellent article
    De toutes facons il peut difficillement faire
    pire que ses predecesseurs

  2. jeangilles dit :

    excellent article
    De toutes facons il peut difficillement faire
    pire que ses predecesseurs

  3. patrick/soulaimane dit :

    honteux que de juger un homme qui na pas fait sufisament d etude comme si il etait stupide les autodidactes on toujour exister et on souvent laisser une empreinte bien plus importante dans leur vie que certains technocrates qui se croyaient superieure au autres

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