Toute la lumière sur le Sénégal

Toute la lumière sur le Sénégal
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Les lampes rechargeables ou à piles, proposées par des commerçants chinois au Sénégalais en cette période de coupure d’électricité, se vendent à Dakar comme de petits pains.
L’afflux des jeunes revendeurs ambulants devant les boutiques des commerçants chinois, sur l’avenue du général de Gaule, attestent du succès indéniables de ce que les Sénégalais appellent les « lampes chinoises ».
Derrière le comptoir, un commerçant chinois, apparemment habitué à la bousculade devant sa boutique, explique, avec l’aide de son employé sénégalais, aux clients (revendeurs) le fonctionnement d’une lampe rechargeable.
« C’est une lampe très résistante qui se recharge directement sur secteur en 6 heures pour vous offrir jusqu’à plus de 3 h d’ autonomie », indique l’employé.
Ce magasin est l’une des rares boutiques chinoises où il reste encore ce modèle de lampe, cédé aux revendeurs à 1600 francs CFA l’ unité.
« Il y a actuellement rupture sur le marché, même pour les lampes torches. C’est le seul commerçant qui dispose encore de stocks. C’est pourquoi il y a tout ce monde », confie Ndiaga Samb, un marchand ambulant.
Non loin de lui, son camarade, Ibn Seck, témoigne de l’ engouement des ménages sénégalais pour les lampes chinoises devenues une bouée de sauvetage pendant les fréquents et longs délestages que connaît le pays depuis un an.
« On peut écouler une dizaine de lampe par jour. Les lampes torches sont les moins couteux : ils vont de 600 à 1.000 francs CFA.Quant aux lampes rechargeables, nous les revendons à 1.800 Francs CFA les petits modèles et à 2.000 francs CFA les plus grands », précise-t-il.
Les lampes rechargeables et ultra-brillantes sont les plus prisées, selon les ambulants qui sillonnent les rues de Dakar pour écouler leur produits.
Habitante de Grand Yoff, un quartier populaire de Dakar, Astou Mbengue, mère de famille dit être soulagée par les lampes chinoises en ces périodes de longues coupures d’électricité.
« J’en ai acheté deux rechargeables. Une lampe que j’ai installé dans le salon afin de permettre aux enfants d’étudier en cas de délestage et l’autre dans ma chambre », fait-elle savoir.
Selon Mme Mbengue, les lampes chinoises restent les seuls recours. Parce que, dit-elle, « il est difficile pour nous d’ acheter chaque jour des bougies. Or une à deux lampes suffisent pour éclairer toute une maison et elles sont donner à un prix modique ».
Quant aux jeunes noctambules, ils s’arment de torches, tout comme, les tenanciers de gargotes et autres commerces dans les quartiers populeux de Dakar.
Le commerce des lampes est devenu ainsi un véritable business à Dakar et dans les autres régions du Sénégal et concurrence la vente des bougies qui étaient jusque là le seul recours lorsque l’ électricité fait des siennes le soir.

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