Une route entre le Sénégal et la Guinée

Construction d’une route entre la Guinée et le Sénégal : Bientôt du bitume entre Dakar et Conakry  
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Le programme d’aménagement de la route Labé-Seriba-Medina Gounass-Tambacounda et de facilitation du transport sur le corridor Conakry-Dakar sera effectif à partir du 19 juin prochain, selon la volonté de l’Uemoa.
Les populations du Sénégal et de la Guinée vivant sur le tronçon qui relie les capitales des deux pays, pousseront certainement bientôt un grand ouf de soulagement. Car, les travaux d’aménagement de la route Labé-Siriba-Médina Gounass-Tambacounda vont démarrer le 19 juin 2009. L’annonce a été faite par le comité technique mixte le 30 avril dernier, à l’issue de sa réunion de Dakar. La construction de cette infrastructure fait partie d’un programme d’aménagement né de la volonté commune de la Guinée et du Sénégal. Elle devrait contribuer, selon  M. Amadou Harouna, directeur de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures terrestres à la Commission de l’Union économique monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), à renforcer l’intégration économique entre les deux pays. Plus spécifiquement, a poursuivi le fonctionnaire international, à promouvoir les échanges économiques et lever les entraves à la circulation en vue de déduire les coûts généralisés de transport, améliorer la durabilité des investissements routiers par le contrôle des charges à l’essieu, et améliorer les conditions de vie des populations de la zone du programme.
Le coût de ce programme financé conjointement par le Fonds africain de développement (Fad) de la Banque africaine de développement (Bad), les opérateurs privés du secteur des transports inter-états bénéficiaires dudit programme, la Boad, l’Uemoa, les gouvernements des deux pays, entre autres bailleurs, est estimé à «environ 113, 63 milliards de francs Cfa».
Elaboré sur la base d’une «approche participative», impliquant les populations riveraines et les opérateurs du secteur des Transports et des Administrations, ce programme va durer 39 mois, déclare M. Harouna. Mais, il n y aura pas que du bitume. Il est aussi prévu, mentionne le document remis à la presse, la réhabilitation de certaines infrastructures socio-économiques de proximité, «afin de contribuer plus efficacement à la réduction de la pauvreté».
En outre, M. Harouna a constaté et déploré l’existence des multiples points de contrôles sur les routes dans l’espace Uemoa. Ce qui, à ses yeux, «fait perdre aux usagers énormément de temps». D’où la mise en place de postes de contrôle juxtaposés, équipés et construits à la frontière des deux pays, ainsi qu’un observatoire chargé de veiller, indique-t-il, à l’application de ces mesures.
Un prétexte pour interpeller le chef de division à la Direction des Transports terrestres du Sénégal, sur le conflit qui avait opposé les transporteurs maliens et ceux du Sénégal. Selon Pape Soulèye Faye, le conflit était provoqué et alimenté par le retard dans l’achèvement de la gare routière des Baux maraîchers, qui devrait accueillir les transporteurs maliens. Ce qui avait amené les autorités à reloger ces derniers, au niveau du stade Léopold Sédar Senghor.

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