BOOSTER LE TOURISME LOCAL

Sénégal : l’offre locale pour relancer le tourisme

Pour relancer son secteur touristique lourdement affecté par la Covid-19, le Sénégal compte développer les offres destinées aux locaux et le partenariat avec les entreprises publiques et privées.À cause de la pandémie, le secteur du tourisme a subi une crise sans précédent. 2020 a été une année « zéro » du tourisme, la pire jamais enregistrée, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Au Sénégal, le secteur a été fortement secoué du fait de son caractère extraverti. L’offre touristique du pays est en effet exclusivement orientée vers la clientèle occidentale. Et les mesures coercitives prises pour lutter contre la propagation du virus notamment l’arrêt des voyages internationaux ont plongé les acteurs de ce secteur dans un désarroi total.

Face à cette situation inédite, les promoteurs touristiques ont fait recours aux offres locales pour survivre. Et selon le directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), Pape Mahawa Diouf, « le tourisme interne a été la meilleure alternative pour tout le secteur lorsque la crise sanitaire a plombé l’économie mondiale. »

S’exprimant à l’occasion des « Rencontres Professionnelles des Acteurs du Tourisme », organisées ce samedi à Dakar, M. Diouf a souligné que le segment domestique a souvent été ignoré, « mais que cette crise a mis en avant l’opportunité et la nécessité de se repositionner sur les déplacements intra-régionaux. »

« Le tourisme interne pourra aider notre destination à se remettre des impacts économiques de la pandémie tout en permettant de sauver des emplois, de protéger les moyens d’existence et de retrouver aussi les bienfaits sociaux apportés par le tourisme », a-t-il déclaré.

Pour ce faire, le DG de l’ASPT a invité les promoteurs touristiques à diversifier les produits et à proposer des prix compétitifs tels que les tarifs pour les nationaux et résidents.

Il a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer le partenariat public-privé, en particulier avec le monde de l’entreprise, pour développer le tourisme local. Cela devrait permettre aux industries du tourisme de capter les quelque 4 milliards de FCFA que les Sénégalais dépensent chaque année lors de leurs vacances à l’étranger.

Pour y arriver, a-t-il dit, il faut que l’offre du pays soit adéquate et concurrentielle avec les demandes des entreprises.

Ainsi, « dans le cadre de l’initiative Taamou Sénégal (choisir le Sénégal en langue wolof), nous allons poursuivre ce travail en développant des partenariats avec le secteur public et le secteur privé particulièrement le monde de l’entreprise puisqu’il faut que les consommations allant dans les colonies de vacances, les team building, les amicales professionnelles… se fassent dans notre pays et non à l’étranger », a-t-il promis.

journaldebrazza.com

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8 réponses

  1. yvesbzh dit :

    un concentré de conneries et d’autosatisfaction, encore des journaleux à la botte du ministre

  2. issa gibb dit :

    Oui bien sur, les sénégalais qui survivent au jour le jour pour trouver à manger chaque jour, sans vision du lendemain et en plus mis à mort économiquement par la pandémie Covid16 depuis plus d’un an, ont les moyens pour se payer et faire du tourisme local, même si les prix étaient préférentiels pour eux à la demande des autorités pour relancer le Tourisme ???????
    C’est vraiment un concentré de conneries d’écrire un tel article et même gravissime d’être aussi aveugle de la situation actuelle des Sénégalais et du Sénégal… Encore un journaleux à 2 balles, qui écrit des âneries pour vendre du papier en léchant les poils du trou du cul au fou-ministre Sarr qui voit des touristes partout….Pauvre Sénégal !

  3. Abdul dit :

    Talibés en manque de vacances, souhaitent visiter Gorrée et le Lac Rose….
    Que leur proposez vous ?

  4. Rover dit :

    Mais si en temps normal il y a tout un volet de petit tourisme sénégalais écoliers .paroissiens et pèlerinages divers employés d’entreprises scouts visites de village a village etc pour ne pas être très visibles ils sont là bcp de casamançais par exemple organisent des petits voyages en pays sérére et le COVID a stoppé tout ça

  5. Tiocan dit :

    Cet article est « un ramassis de conneries » et pour ma part je considère que le tourisme au sénégal est moribond.
    Je constate,néanmoins, que cette destination est proposée par quelques agences de voyage françaises.
    Je ne sais pas si cela amènera beaucoup de réservations?Mais il y a fort à parier que les rares touristes appâtés par ces offres reviennent de leur séjour très déçus et quils fassent mauvaise presse à leur retour de leurs vacances au pays de l’ex téranga.

  6. Abdul dit :

    Tourisme local : Les dakarois qui viennent s’encanailler à Saly le week-end, passer de bons moments sur la plage, au restaurant ou en boite de nuit…
    Tourisme de consommation, mais en aucun cas tourisme de découverte de leur pays.

  7. oyster dit :

    Bonjour,
    La motivation de proposer le SENEGAL comme destination est absente dans les
    agences de voyage.: il suffit de regarder un catalogue pour voir que depuis plus de
    quinze ans le choix de circuits est en diminution évidente.
    Voir l’aspect financier pour intéresser les agences est le premier des
    critères .
    Sans se voiler la face :la « téranga » est usée par les jeunes générations qui
    considèrent un peu trop le « toubab » comme uniquement un portefeuille
    sur pattes . ( pas uniquement le SENEGAL).
    Le changement de ministres du tourisme n’arrange rien à la situation
    et l’auto satisfaction le baobab qui cache la foret .
    La fermeture du MIOMINKA était déjà un signe à l’époque pour ne pas en tirer
    une réflexion .
    Cordialement votre.

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