COVID: HAUSSE DES CAS ET PÉNURIE DE VACCINS

Covid-19 au Sénégal: pénurie de vaccins au moment où les cas se multiplient

Au Sénégal, les cas testés positifs au Covid-19 remontent en flèche avec 121 nouveaux cas enregistrés mardi 6 juillet, soit un taux de positivité de près de 10%. Les autorités alertent sur le spectre d’une « troisième vague ». Lors du dernier Conseil des ministres, lundi 5 juillet, le chef de l’État a appelé à la limitation des rassemblements. Le ministère de la Santé mise toujours sur la vaccination pour faire face à la pandémie, mais les doses manquent.
Pas de vaccin AstraZeneca disponible dans la plupart des centres de santé de Dakar, les agents répondent simplement : « revenez plus tard ». Difficile à comprendre pour ceux qui sont venus à la date fixée pour une seconde dose. Il y a une pénurie, confirme le Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention au ministère de la Santé. « Nous devrions pouvoir être confortable si le calendrier mondial de nos partenaires notamment Covax n’avait pas été perturbé à cause de ce qui s’est passé en Inde. La hausse en Inde a impacté sur le calendrier d’approvisionnement (NDLR : les doses AstraZeneca distribuées au Sénégal dans le cadre de l’initiative Covax sont produites en Inde). Nous estimons que dans le courant du mois de juillet ou au plus tard au mois d’aout, on pourra avoir suffisamment de doses. On attend de nouvelles livraisons ».
La Tabaski approche…
Le président Macky Sall a fustigé le « nationalisme vaccinal des grands pays ». Le chef de l’État qui a aussi appelé à tenir les manifestations et événements officiels « dans la sobriété » après des tournées économiques qui ont drainé les foules à l’est et au nord du pays. La récente hausse est-elle liée aux quatre variants qui circulent au Sénégal ? « Non, non, c’est n’est pas une proportion qui expliquerait une prolifération. Nous n’avons pas pu obtenir une adhésion des populations sur les méthodes de prévention essentielle : le port du masque, la distanciation, le lavage des mains, etc. », poursuit le Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye.
Un relâchement et un risque de troisième vague qui inquiètent les autorités sanitaires, notamment à l’approche de la grande fête musulmane de la Tabaski.
Charlotte Idrac/RFI

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