AIDE ALIMENTAIRE DE PARIS

Paris dégage 332 500 000 pour ’’les activités d’urgence et de résilience’’ du PAM au Sénégal

La France a dégagé une enveloppe de 500 000 euros, soit 332 500 000 F CFA, en 2021 pour soutenir les activités d’urgence et de résilience menées par le PAM au Sénégal dans « les régions les plus affectées par les effets des changements climatiques et l’impact de la pandémie Covid-19 », a appris l’APS.
« Cette aide d’urgence vise à remédier à la détérioration de la situation alimentaire, provoquée par la Covid-19, dans les départements de Matam et Podor sur une période de trois mois (mai à juillet 2021), coïncidant avec la période de soudure’’, a souligné Philippe Lalliot, Ambassadeur de France au Sénégal dans un communiqué.
« Un total de 2 035 ménages vulnérables recevront des transferts monétaires pour leur permettre de couvrir leurs besoins alimentaires de première nécessité. Les femmes vulnérables chefs de ménage, les ménages avec enfants malnutris ou encore les ménages n’ayant aucune source de revenu seront prioritairement ciblés », a ajouté le diplomate.
« Le PAM, Prix Nobel de la Paix en 2020, est pour nous un partenaire privilégié dans notre travail pour le renforcement de la paix, les solutions aux causes profondes de la migration, l’éradication de la pauvreté, l’éducation, le genre et l’innovation », a-t-il poursuivi.
Le communiqué signale que « les événements liés au climat, entrainant l’installation précoce des périodes de soudure, ainsi que les effets négatifs de la pandémie Covid-19, ont durablement impacté la production agricole, l’accès aux marchés et les moyens de subsistance’’.
Le document relève que ‘’les résultats du Cadre Harmonisé de mars 2021, permettant l’identification des zones à risques et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle, ont démontré une situation alimentaire critique en raison des mauvaises récoltes, de la baisse des envois de fonds, de la perte de revenus résultant des restrictions de voyage et de la fermeture temporaire des marchés d’autres parts’’.
Le texte indique que ‘’dans un tel contexte, le PAM au Sénégal s’aligne sur les priorités du gouvernement, afin de contribuer efficacement aux réponses d’urgence mises en œuvre pour faire face à la pandémie Covid-19’’.
Selon Terki, sa Directrice et Représentante Résidente au Sénégal, ’’le PAM remercie encore une fois la France pour cette importante contribution représentant une première tranche d’une série de subventions destinées à soulager les effets des changements climatiques sur la vie des populations vulnérables des régions au Nord du Sénégal’’.
’’La pandémie Covid-19 est venue aussi exacerber la situation ; et c’est grâce à cet appui financier de la France que nous pouvons adapter nos programmes aux besoins urgents des populations que nous assistons dans les domaines alimentaire et nutritionnel’’, a-t-elle précisé.
Le communiqué explique que dans ‘’une approche intégrée’’, le PAM et ses partenaires du gouvernement que sont les ministères de l’Education nationale, de la Santé, de l’Agriculture et de l’Equipement Rural ; ainsi que les Secrétariats Exécutifs du Conseil National de Sécurité Alimentaire (CNSA) et du Conseil National de Nutrition (CNDN) ‘’mèneront une assistance alimentaire en période de soudure via les transferts monétaires’’.
« Ces activités, seront combinées à des distributions de produits nutritionnels aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 5 ans pour freiner la progression de la malnutrition dans cette zone sahélienne où les taux dépassent le seuil d’urgence de 10 pour cent’’, souligne-t-on.
’’Aussitôt après la soudure, les mêmes communautés seront encadrées par le PAM à travers des activités de résilience pour leur permettre de mieux faire face par elles-mêmes aux prochains chocs climatiques ou socio-économiques’’, ajoute le communiqué.
OID/ASB/APS

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8 réponses

  1. Stephane dit :

    Quelle mafia, tout ce petit monde y trouve son compte.Pas certain que les chiffres soit réels , mais une chose est sure c’est que très peu de gosses gouteront à cette aide

  2. Le chaman dit :

    Et pendant ce temps là, on engraisse une quarantaine de ministres, leurs indispensables conseillers de toutes sortes, les gros 4×4 ect ect, et ce A320 flanbant neuf. Aucune pudeur, aucune humilité, c’est désolant.

  3. oyster dit :

    Le salaire de la « repentance »?

    • Bernard dit :

      Arrêtez de parler de repentance = les Sénégalais vivaient mieux du temps des Français.
      Depuis 60 ans, le pays n’a fait que s’enfoncer dans la pauvreté, la violence, etc.

  4. Bernard dit :

    Article de ce jour sur Seneweb:

    La fin du mois de mai est une mauvaise passe pour le régime au pouvoir. Macky Sall et ses hommes font face à plusieurs sujets à polémiques.

    Le régime Macky Sall traverse une période assez difficile. Incapable de répondre à certaines attentes, il est aussi critiqué sur ces décisions. La dernière à avoir créé la polémique est la décision du chef de l’Etat d’acquérir un nouvel avion, un A 320-Néo, tout neuf pour un coût estimé à près de 60 milliards. Ce qui est d’ailleurs une première, puisque les anciens présidents sénégalais n’ont jamais acheté un appareil sorti directement de l’usine.

    L’actuelle Pointe Sarène, actuel avion de commandement, a d’ailleurs été acquise en 2010 auprès du président français Sarkozy, après 8 ans de service (l’avion est fabriqué en 2002). D’où les critiques contre Macky Sall, depuis dimanche. « A moins de 3 ans de la fin de son mandat, le président Macky Sall va dépenser plus de 70 milliards pour faire moins d’une cinquantaine de déplacements avec son nouveau joujou flambant neuf », ironise Amadou Ba, un des cadres du Pastef.

    Cette annonce intervient quelques jours après le sommet en France sur le financement de l’économie africaine. Macky Sall est raillé pour avoir porté le combat sur l’annulation de la dette du continent, sans trouver un soutien réel de la part de ses pairs.

    Il s’y ajoute que les grandes puissances n’ont pris aucun engagement concret lors de ce rendez-vous pour lequel il était censé joué un rôle de premier plan, selon la Rts. Côté mobilisation financière, son ministre de l’Economie Amadou Hott déclarait la veille sur la Rts : « L’Afrique a besoin de ressources importantes pour relancer son économie et ces ressources doivent être concessionnelles et semi-concessionnelles. (…) Nous attendons que nos partenaires aillent plus loin dans le cadre du financement de nos économies ». A l’arrivée, aucune annulation en perspective. Et rien ne garantit que les 100 milliards de dollars espérés seront dans la caisse.

    C’est dans ce contexte où le Sénégal ne cesse de recourir à la dette privée très onéreuse que le gouvernement a révélé l’acquisition d’un nouvel avion pour Macky Sall. Son ancien Premier ministre Abdoul Mbaye dit avoir perdu son latin face à la nouvelle.

    « Je n’ai pas les mots pour qualifier l’achat par le Sénégal d’un nouvel avion de commandement pour Macky Sall révélé après le retour d’un sommet où il s’est plaint de dette insupportable dont il cherche l’annulation et de déficit budgétaire contraignant. Le Sénégal est vraiment à plaindre! ».

    Ces dossiers encore chauds

    La presse n’est pas moins critique. Le gouvernement est accusé d’avoir oublié volontaire le prix de l’appareil dans son communiqué pour invoquer le prétexte fallacieux du secret-défense. Le Quotidien parle d’un ‘’A320-Néo polémique’’ alors que Kritique barre à la Une : ‘’Macky survole les urgences du peuple’’.

    Cette polémique intervient alors que le débat est encore vif sur le découpage administratif de la région de Dakar qualifié de calcul politicien à quelques mois des élections locales prévues en janvier 2022. Des élections dont la date fixée de manière unilatérale par Macky Sall suscite la colère de l’opposition.

    A tout cela, s’ajoutent la marche organisée dans plusieurs régions samedi dernier 22 mai pour exiger la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal ou alors les critiques faites au gouvernement pour sa réaction jugée molle sur les bombardements israéliennes en Palestine.

    Jusqu’ici plutôt calme, le secteur de l’Education commence aussi à bouger, particulièrement dans l’Enseignement supérieur où les deux syndicats menacent d’aller en grève, suite au non respect des engagements pris par le ministre de tutelle Cheikh Oumar Anne.

    Jauger à nouveau sa côte de popularité

    Cette annonce sur l’avion présidentiel risque ainsi de donner du grain à moudre à des syndicalistes qui dénonçaient déjà des dépenses de prestige comme le Ter et le centre de conférence de Diamniadio au détriment d’infrastructures, comme l’Université Amadou Makhtar Mbow dont les chantiers seront repris après 5 ans sans livraison. Certains intervenants font même remarquer qu’avec ces 60 milliards, le Sénégal se retrouverait avec zéro abri provisoire à l’école. D’autres y voient une importante enveloppe pour financer l’emploi des jeunes, le talon d’Achille du régime qui multiplie les initiatives sans qu’il y ait un impact visible.

    Autant de sujets polémiques dans un contexte d’affaiblissement du régime, suite aux émeutes politico-sociales du mois de mars dernier, déclenchées en partie d’ailleurs par le chômage endémique. D’aucuns soutiennent d’ailleurs que la tournée du président Macky Sall (28 au 31 mai) à Kaffrine, Tamba et Kédougou (officiellement pour inaugurer des infrastructures sanitaires) a pour objectif inavoué de jauger sa côte de popularité, après l’épreuve de mars durant laquelle il a été obligé de remettre en cause ses certitudes avec sa fameuse phrase à la jeunesse : « Je vous ai entendus ».

  5. Stephane dit :

    Un jour les jeunes foutrons vraiment ce pays à feu et à sang

  6. Le chaman dit :

    Merci Bernard pour ce billet qui résume bien la situation du moment.

  7. issa gibb dit :

    Bravo et Merci, Bernard pour cette copie de Seneweb qui nous fait comprendre l’état d’esprit actuel du Sénégal envers sa gouvernance Présidentielle… çà peut devenir chaud, très chaud et les cailloux risquent de rejaillir sur les cortèges présidentiels ??? Avec le Mali , comme exemple du mécontentement populaire envers ses gouvernants, même transitoires… Pas très stable, tout çà !

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