VIVRE EN FAMILLE…

Un fardeau pour certains et un idéal pour d’autres

Au Sénégal la vie en famille dégage tout un ensemble de facteurs. Pour certains jeunes de moins de trente (30) ans, la vie en famille est souvent facteur de provocation, surtout quand on est au chômage, de frustrations et autres éléments de dégradation de la valeur ou de la personnalité humaine. Pour d’autres, la vie avec les parents est toujours bénéfique pour les jeunes. Car, c’est un moyen d’avoir en permanence autour de soi des conseils capables de guider pour décider positivement pour sa vie.
Le tour effectué dans certains milieux de jeunes suffit largement pour distinguer cette facette mitigée de la vie. Les jeunes qui sont aujourd’hui en chômage et qui vivent chez eux n’en démordent pas. Surtout quand ils ne peuvent plus supporter le poids de la charge et pression exercée par l’un ou les deux parents à leur égard.
La plupart de ces jeunes finissent par ne plus prendre langue avec la famille. Ni avec leur propre père ou mère, ni avec le reste des frères ou sœurs vivant avec eux. Le prétexte est que ces personnes là ne peuvent plus les accepter dans le cercle familial, simplement parce qu’ils n’ont pas de moyens financiers ou matériels pour contribuer aux charges familiales. Ces charges qui les attendent tous les jours.
Si en revanche, d’autres proches pouvaient surgir de l’autre coté et mettre un terme sur ce calvaire, peut-être que les comportements suicidaires pourraient être évités. Ce qui donnerait aux jeunes les moyens de vivre leur chômage en toute tranquillité. Ainsi, face à cette muraille de difficultés beaucoup de jeunes arrivent par céder et se taillent parfois la route à risques et périls, optant pour l’émigration clandestine, vers l’Occident où la mort a toujours primé sur la réussite. Ceux qui restent se livrent souvent à la drogue, un refuge leur permettant de plonger leur âme dans une éternelle séance de rêve et d’amortissement physique, jusqu’à la fin de leurs jours. Une vie solitaire truffée de turpitudes où peu de gens s’en sortent.
Par contre, dans d’autres cas, les jeunes aiment vivre en famille ; mais c’est souvent des jeunes fréquentant encore le lycée ou l’Université. Ou parfois disposant d’un petit boulot décent, le temps de quitter la famille. Ces jeunes affirment qu’au sein de leurs familles, ils n’ont aucun problème. La stabilité sociale est naturellement permanente et certains parents vont même jusqu’à payer les études à leurs camarades qui suivent encore une formation professionnelle ou des enseignements payants. Dans ces familles, ces jeunes disent être en parfaite subordination à leurs parents. Les conseils et instructions viennent des parents, même à l’âge adulte, après leur départ de la concession familiale et leur reconversion en chef de famille.
Abdoulaye FALL/sudonline.sn

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