COVID BRITANNIQUE AU SENEGAL

Covid-19: la souche britannique du virus découverte au Sénégal

Le variant britannique de la Covid-19, réputé plus contagieux et plus dangereux, est bien présent au Sénégal. C’est du moins ce qu’a révélé le Professeur Souleymane Mboup, qui dirige le laboratoire de l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), à travers une note transmise à la presse. « Le variant sud-africain qui, comme le britannique, est beaucoup plus contagieux que ne l’était le virus SARS-CoV-2 originellement, poursuit aussi sa propagation, et est désormais présent dans 31 pays et territoires, soit dans 8 pays de plus. Le variant brésilien a quant à lui été signalé dans six nouveaux pays, soit 8 au total. C’est ainsi que l’IRESSEF, en collaboration avec des collaborateurs du ‘MRC Unit The Gambia at LSHTM’, ont procédé au séquençage d’échantillons de la deuxième vague du Sénégal par Whole Genome sequencing puis ont réalisé le génotypage avec la méthode des next generation sequencing ( NGS) », a-t-il déclaré.
Il ajoute : « la première série n’avait pas permis de trouver ces variants. Ce que nous avions communiqué il y a deux semaines. Par la présente, nous vous informons avoir confirmé la présence d’un variant britannique, Sars Cov2 dans les échantillons de la deuxième série ».
M. Mboup rappelle que ces variants se transmettent plus rapidement, « ce qui pourrait expliquer la vitesse de propagation de la maladie dans certains pays, il est impératif d’appliquer scrupuleusement les mesures de prévention individuelle et collective ».
« Le patient est guéri »
Mais, pour le Directeur de la prévention et porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale, El Hadj Mamadou Ndiaye, il s’agit d’un Indien établi au Sénégal. « Même si ce variant est réputé beaucoup plus foudroyant, le patient est déjà guéri », a-t-il rassuré, invitant dans la foulée les Sénégalais au respect strict des mesures barrières pour endiguer la propagation du Coronavirus.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant repéré initialement en Grande-Bretagne dépasse la barre des 50 et celle des 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, mais l’organisation onusienne juge cette évaluation fort probablement sous-estimée.
Ces variants ne peuvent être identifiés que par le séquençage de leur code génétique, une analyse qui n’est pas possible partout.
Une troisième mutation, originaire de l’Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé, dimanche, la découverte, est actuellement analysée et pourrait affecter la réponse immunitaire, selon l’OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire « un variant inquiétant ».
Salla GUEYE/lesoleil.sn

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