RÉANIMATION DU TOURISME ?

De la relance à la résilience: Qui pour sauver le tourisme Sénégalais en réa?

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La relance du tourisme sénégalais
En 2014, le président sénégalais Macky Sall a lancé le Plan Sénégal Emergent (PSE), sur 30 ans. « Pour nous, c’est une feuille de route pour nos actions opérationnelles », explique Alioune Sarr, le ministre du Tourisme et des Transports aériens sénégalais. Si le pays a « perdu 5 points en termes de tourisme les années passées, le secteur reste primordial pour le Sénégal, ajoute-t-il. «Au total, ce sont 150 000 Sénégalais qui vivent grâce au tourisme, et j’espère que ce chiffre sera multiplié par quatre, poursuit le ministre. Cela représente un milliard d’euros, soit 10% du PIB. Il faudrait que cela atteigne entre 12 et 15% d’ici 5 ans».
Les ambitions sont donc là, et le ministre s’organise. « Nous nous sommes fixés jusqu’à fin octobre pour identifier la demande. Dans ce cadre, nous avons rencontré, il y a deux jours, les membres du Syndicat des Entreprises du tour-operating en France. Nous avons également réuni à Dakar des représentants du tourisme européen. Il s’agissait pour nous de savoir quels types de tourisme viennent au Sénégal. Connaître au mieux les cibles pour ensuite valoriser notre offre».
Des offres balnéaires avec 700 km de côtés
Il faut également noter la variation de la destination Sénégalaise. La plus connue reste bien sûr l’offre balnéaire, avec les 700 km de côtes. Mais le Sénégal a aussi un patrimoine historique, qui plaît à la clientèle afro-américaine et des Caraïbes, avec notamment les îles de Gorée, les marchés Sandaga et Kermel, Saint-Louis, Cap Skirring. Il y a l’offre éco-touristique sénégalaise avec le Delta du Saloum, les chutes de Dindéfelo, le Parc national des oiseaux du Djoudj. Ou encore la toute nouvelle offre de tourisme d’affaires avec la Dakar Arena, le parc des Expositions et surtout le nouveau palais des congrès de Diamniadio.
Enfin, dans le cadre de cette relance, désormais, le gouvernement avait espéré bien convaincre des investisseurs européens, en s’appuyant notamment sur la nouvelle desserte depuis Paris.
En ce sens, il tend à valoriser son offre culturelle avec les cercles mégalithiques de Sénégambie classés au patrimoine de l’Unesco, mais aussi le Monument de la Renaissance africaine ou le tout nouveau musée de Dakar.
La résilience…
Le gouvernement du Sénégal a mis en place, en partenariat avec le secteur bancaire, un mécanisme de financement des entreprises affectées par la crise du COVID-19 afin de leur permettre d’accéder aux ressources nécessaires leur permettant de faire face aux besoins urgents. Un enveloppe de 100 milliards FCFA est en outre spécifiquement dédiée à l’appui direct des secteurs de l’économie les plus durement touchés par la crise.
En ce sens, le Gouvernement a exigé des critères d’éligibilité pour les acteurs du tourisme :
Être une personne physique ou morale intervenant dans le secteur du tourisme ou hôtelier au Sénégal
Être agréée comme entreprise hôtelière ou touristique par le Ministre en charge du Tourisme et disposer en outre d’une autorisation d’ouverture à l’exploitation pour les entreprises hôtelières existantes
Avoir fourni un business plan détaillé faisant ressortir : la création d’au moins cinq emplois ; un chiffre d’affaire d’au moins cinq millions de francs CFA par an ; un taux de rentabilité d’au moins 10 %.
Un bonus sera accordé aux entreprises implantées dans les zones considérées comme prioritaires pour le développement touristique ainsi que pour celles qui fournissent régulièrement les informations statistiques au ministère en charge du tourisme.
Un secteur en réa…
Le coronavirus a porté un coup de massue au tourisme sénégalais. La fermeture totale de l’espace aérien entrant dans le cadre de la riposte contre le coronavirus avait mis le secteur touristique sénégalais à terre.
Car, le gouvernement, après avoir constaté la récurrence des cas importés de Covid-19 ou coronavirus, a décidé de suspendre tous les vols en provenance et à destination du Sénégal du 20 mars au 17 avril 2020. Mettant ainsi à terre un secteur qui accueille en 1,6 million de touristes par an. Cependant, la crise sanitaire qui secoue le monde a entraîné une baisse significative du chiffre d’affaires des entreprises de ce secteur mais aussi de leurs fournisseurs. Le maintien des emplois est déjà un combat permanent. Ce en dépit de la résilience lancée par les autorités étatiques.
Aujourd’hui, avec la situation engendrée par la pandémie de la covid-19, le secteur est secoué allant du chômage partiel au licenciement. Car, les chefs d’entreprises qui emploient beaucoup de personnes, ont énormément ressentis les effets de la récente fermeture des frontières aériennes, même si des mesures allant dans le sens de soutenir les acteurs de ce secteur sont en cours. .
Cependant, ce qui concerne le moratoire fiscal tant souhaité par nombre d’acteurs du secteur privé, le ministre Amadou Hott a signifié lors d’une rencontre avec la presse que « cela n’est pas à l’ordre du jour».
Pape Alassane Mboup/senegal7.com

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23 réponses

  1. Galips dit :

    La réciprocité n’est pas mentionnée.
    Dorénavant ce sera comme d’habitude.
    Une nouveauté, une magnifique oeuvre d’art  » Le Monument de la Renaissance africaine « 

  2. Bernard dit :

    C’est dans le titre de l’article: « Qui pour sauver le tourisme Sénégalais » et la réponse est: les Sénégalais eux-mêmes en changeant d’attitude envers les touristes. Parce qu’un touriste grugé, volé, escroqué, trompé, confronté aux Talibés, etc ne revient plus et fait une très mauvaise publicité sur interet et auprès de ses amis.

  3. le chaman dit :

    On connaît tous les maux et les remèdes liés au secteur du tourisme dans ce pays. Et les millions 6000 touristes qui débarquent chaque année….
    Mais un mot m’interpelle, le mot « résilience « employé à tout bout de champ par nos autorités étatiques. Le dictionnaire nous renseigne que la définition de « résilience  » est quelque chose qui est contenue à l’intérieur de quelque chose. J’aurais tendance à illustrer ça par:  » utiliser la langue de bois à l’intérieur de la connerie  » aurais-je dit une connerie, je suis prêt à l’accepter.

  4. le chaman dit :

    Autaut pour moi, c’est le mot- « inclusif « dont je voulais parler, et non résilience, qui indique tout autre chose.
    Mais le mot résilience est juste la capacité à sortir vainqueur d’une épreuve, ou remettre en état un matériau ou une situation après un choc traumatisant.

    • Bill dit :

      Résilience, c’est juste à la mode. Terme largement employé actuellement, les autres termes sont tellement usés. Il permet d’insuffler un souffle nouveau à propos de tout et de rien.

  5. Yvesbzh dit :

    Comment sauvez le tourisme ??
    Soyez moins cons, moins agressifs, moins racistes
    Soyez plus propres, plus accueillants,(surtout à l’aéroport),ayez un peu de considération pour tous ces cons qui viennent dépenser leur argent chez vous
    Alors peut être que cela ira mieux
    Mais non, je rêve éveillé….

  6. Jol54 dit :

    Recouvrez vos frontières aériennes et je pense que l argent va revenir et ainsi maintenir l emploi

  7. Kosso dit :

    Consternant ce feuilleton sur le tourisme, ils ne comprendront jamais qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre.

  8. AlphaD dit :

    Tout cela a déjà été imaginé, évoqué, tenté depuis trente ans. Rien n’a changé depuis tout ce temps. … Si, au contraire … il y a même des choses qui changent sans arrêt : les chiffres de fréquentation annoncé par les autorités ( qui n’étonnent plus : ils augmentent chaque année), les prévisions de fréquentation pour dans cinq ou dix ans. Ah, j’oubliais les acteurs : ministres, directeurs, experts, sous-chefs de tous poils et fonctionnaires parachutistes. Décidément, notre pauvre pays rate tous ses rendez-vous…

  9. Reginald GROUX dit :

    Les plages : rare que l’on puisse s’y baigner en famille à cause des rouleaux, le monument de la renaissance, :classé parmi les dix monuments les plus laids de la planète et classé nul par ceux qui l’ont visité, le Musée de Dakar classé au même niveau que celui de la renaissance pour ce qui est de l’intérêt des touristes, Saint Louis :une poubelle à ciel ouvert, Sandiaga rasé, les petits marchés : royaumes des pickpockets et autres enquiquineurs, sans parler des arnaqueurs à tous les coins de rue. Les touristes viennent au Sénégal parce que c’est à 5 heures d’avion, qu’on y parle français, qu’il fait beau neuf mois sur douze, que l’Islam y est encore à peu près supportable si votre hôtel n’est pas à côté d’une mosquée, mais certainement pas pour l’offre culturelle ou le « pittoresque ». L’Asie est là pour satisfaire la plupart des touristes qui veulent voir du pays et se plonger dans une autre culture. Un temple bouddhique plaira toujours davantage qu’une mosquée. Les millions de touristes, on en entend parler depuis 2012 et on les attend toujours, même s’il faut se féliciter d’une reprise à partir de 2018. Mais avec cette gestion catastrophique de covid pour la fête de la Tabaski on repart à zéro. Et pour en revenir au tourisme, comment faire venir les touristes dans la région du Saloum quand il leur faut faire 150 km aller et retour pour retirer du liquide dans une banque ou à un distributeur ? Réunions, rapports, conférences, effets d’annonce, ça on sait faire, mais relancer le tourisme intelligement, c’est une autre affaire…

    • stephane dit :

      Bonne analyse, heureusement la bonne humeur et la gentillesse (de plus en plus rare )de certains Sénégalais aident a supporter tout ca

  10. Ba dit :

    Par contre, le tourisme d’affaires fonctionnement très bien, onomo, Radisson et autres toujours rempli

    • Stéphane dit :

      Le conflit entre les partisans d’ Alassane Ouattara et ceux de Laurent Gbagbo en Cote D ‘Ivoire a ramenés beaucoup de milliardaires suspects au Sénégal.
      Encore un conflit ou l’ingérence d’Ali Jupé donnant l’ordre aux militaires Francais de jeter les Gbagbo en pâture à fait beaucoup de mal

      • Xx dit :

        Ah bon… donc les « milliardaires suspects » abandonnent la Côte d’Ivoire et reviennent au Sénégal ! Ce sont des touristes alors ? C’est cela que vous voulez dire Stéphane ? J’avoue ne pas bien comprendre…

        • Stephane dit :

          Tu connais pas grand chose, l’essor du Senegal s’est amplifié après le conflit Ivoirien de 2010 les projets d’autoroute , l’explosion du foncier à Dakar, nombreux sont les  » Ivoiriens  » qui ont investis au Sénégal après cette date

  11. Ali dit :

    Stéphane vit dans une autre époque

  12. Bineta dit :

    Si on veut sauver le Tourisme au Sénégal diminuer les billets d’avion. On a le soleil 9 mois sur 12 et c’est pas loing 5h de vol. Le pays de la teranga

  13. Roger dit :

    Le touriste est il le bienvenu au Sénégal ? Là est la question. Il est tant de fois critiqué.

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