MBOUR: ENCORE UN SCANDALE DE L’EAU

Pénurie d’eau : Mbour Liberté 2 au bord de la révolte en pleine pandémie

Les cris de colère se multiplient à travers le Sénégal. Mbour Liberté 2 n’échappe pas à la règle pleure face à son calvaire en pleine pandémie: la pénurie d’eau.
A Mbour Liberté 2, les populations locales n’en peuvent plus : leur calvaire semble durer une éternité. L’eau, élément vital, est quasi absente dans leur fief.
Avec le couvre-feu, les premières gouttes ne tombent souvent que vers deux heures du matin, alors que les mesures imposées les obligent à rester à la maison, plutôt que d’aller chercher l’eau à la borne fontaine.
La journée, ce sont les seaux et autres bidons qui décorent les voies qui mènent à ces lieux d’approvisionnement.
Certains habitants parcourent des kilomètres pour être dans une longue file. Une dame confirme que c’est vers deux heures, quatre heures du matin que tombent les premières gouttes (impossible de sortir avec le couvre-feu) et au plus tard à dix heures du matin, plus une goutte !
Et malheureusement aussi même les puits semblent s’être taris. En cette période de pandémie où la propreté est plus que recommandée, la mine des populations est pitoyable…
L’Etat est appelé à réagir !
leral.net

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1 réponse

  1. Les sénégalais acceptent avec résignation cette pénurie d’eau qui dure depuis des années et qui touche toutes les populations du Sénégal. Personne ne bronche, personne ne se révolte. Lorsque l’on accepte l’insupportable sans se révolter il y a un degré où l’on devient complice de son sort et où l’on a le devoir de se taire. Oui, les sénégalais sont passifs, comme les moutons qui attendent le couteau du sacrifice, troupeau docile, ils subissent sans réagir. J’avais rédigé les statuts d’une association pour mener une action en justice contre la SEOH qui ne respecte aucun terme de son contrat et de ses obligations. Sur la région de Fimela-Ndangane (sans eau depus des mois, voire des années dans certains secteurs), je n’ai pas trouvé deux sénégalais, je dis bien deux, (j’étais le troisième associé) pour constituer une telle association. Pas deux, malgré des promesses réitérées du style, on s’en occupe, on va se réunir, c’est une question de jours, bla, bla, bla…C’est navrant. Le sénégalais est devenu maître dans l’art de se plaindre, champion olympique même, mais personne ne prend jamais son destin en main, n’a le courage de faire bouger les choses. J’ai du mal à le dire, mais ils n’ont que ce qu’ils méritent. Les prévaricateurs et les profiteurs qui assoiffent les populations et qui vendent le camion d’eau à six fois le prix de la fourniture au robinet continueront à en profiter, c’est dans l’ordre des choses. Le seul remède : faire un procès et virer la SEOH, mais il y a-t-il des bonnes volontés pour s’atteler à la tâche ? L’autre problème, encore plus navrant, c’est que les gens sont tellement sûrs que la justice étouffera l’affaire qu’ils pensent qu’ils vont gaspiller leur énergie et leur temps. Triste image du pays qui sombre dans la passivité et le pessimisme, et qui ne fait plus confiances dans ses institutions. Mes amis sénégalais, vous devriez méditer et faire votre la devise du duc d’Orange : « Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour perséverer »… C’est à ce seul prix que vous obtiendrez de l’eau au robinet…

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