DOING BUSINESS
Le Sénégal cité parmi les 10 meilleurs pays réformateurs au monde

Dixit Mountaga Sy, DG Apix
Une rencontre de deux jours qui porte sur un échange entre l’administration, les contributeurs de la Banque mondiale, du Doing Business concernant les mesures de réforme qui vont porter le classement du Sénégal pour le cycle en cours appelé cycle doing business 2020-2021 s’est tenue à Saly.
« Il est important de rappeler que c’est un rendez-vous que nous menons depuis 6 ans et de manière régulière et soutenue pour faire une revue des mesures en cours et opérer les derniers réglages avant la fin du cycle. Le Sénégal dans son élan d’assainir le climat des affaires et de hisser notre économie parmi les plus performantes au monde, a organisé sa trajectoire de performance à travers le Preac (le programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité) lancé depuis décembre 2012 par son excellence Macky Sall. Le Preac de première génération (2013-2015), a porté des réformes majeures sur la partie réformes de texte pour la réduction des délais et des coûts d’obtention d’actes administratifs. À partir de 2015, nous avons lancé le Preac de seconde génération sur le cycle 2016-2018 et cette génération a travaillé essentiellement sur la réduction des coûts des facteurs de production de l’entreprise : des délais de créances d’entreprises, des créations de taxes en ligne, la réduction de la qualité et de la fiabilité en matière d’énergie électrique et ce cycle a été bouclé en 2018.
Sur ces différentes phases, le Sénégal a été cité à plusieurs reprises comme faisant partie des 10 meilleurs réformateurs au monde à 3 reprises et cité aussi parmi les meilleurs réformateurs au monde dans les établissements internationaux.
Nous continuons avec la nouvelle séquence du PSE, nous avons conçu avec l’administration surtout avec le gouvernement, le Preac de 3ème génération qui doit rester cohérent et pertinent par rapport à la phase 2 du PSE, ce que nous appelons le cycle 2019-2023. Et sur cette phase nous avons lancé une batterie de réformes dans l’amélioration de l’attractivité, l’accès au foncier, la finalisation des réformes structurelles, la protection de l’investisseur à travers le tribunal de commerce, nous avons le président du tribunal de commerce de Dakar avec nous, nous avons travaillé sur le bureau d’information sur le crédit pour embarquer l’ensemble des grands facturés pour plus de transparence pour les porteurs de projets.
Ce sont ces réformes qui portent l’ambition du Sénégal et notre objectif pour faire partie du top 100 mondiaux, ce qui justifie la revue de ces deux jours avec les partenaires.
Les défis par rapport aux prochaines années sont la réalisation des grandes réformes structurelles, la préparation à l’avènement du cycle de la séquence du pétrole, de l’énergie et du gaz… », a confié le dg de l’Apix.
dakaractu.com










Il reste à les appliquer
Une espèce de paradoxes? D’un côté, les prêts et les dons pour le Sénégal se chiffrent en milliards de CFA (il suffit de reprendre les articles sur ce sujet publiés dans ce site depuis six mois). Le monde extérieur reconnaît l’importance du développement du Sénégal. La confiance règne.
Et pourtant, d’un autre côté,, sur le plan intérieur, des rabat-joie se montrent parfois vindicatifs. Synonyme d’un mal-être? Du jamais content? Soulevés par des comportements xénophobes? Jalousie à la fois incurable et incommensurable? Une part d’égoïsme à peine voilé?
Au-delà de toutes ces questions, n’existe-t’il pas un mal-être dont les causes pourraient se trouver dans des comportements inadéquats du type: « j’entreprends, je dépense mais je ne termine rien ».
Une fuite ou une absence totale de cohérence dont la culpabilité se trouve chez les « autres ».
Au Sénégal, le verbe « paraître » supplante le verbe « être » tombé en désuétude.