LA TURQUIE VA CONSTRUIRE LE STADE OLYMPIQUE

La société turque Summa construira le stade olympique de Diamniadio

En visite à Dakar le 28 janvier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a signé une série d’accords avec son homologue sénégalais, Macky Sall, et annoncé sa volonté de voir les échanges commerciaux entre les deux pays atteindre le milliard de dollars.
La Turquie se montre plus que jamais déterminée à densifier sa présence au Sénégal. En visite à Dakar – pour la quatrième fois depuis 2013 – le président Recep Tayyip Erdogan a ainsi signé, le 28 janvier, une série d’accords dans les domaines de l’éducation, des sports ou encore de la gestion des catastrophes.
Dakar et Ankara ont en outre signé un Mémorandum d’entente relatif à l’établissement d’un centre culturel turc Yunus-Emre ; un mémorandum sur la coopération en matière de politique de la Diaspora et un protocole d’accord de coopération entre la Direction des archives d’État de la présidence de la République de Turquie et la direction nationale des Archives du Sénégal.
Le chef d’État turc a également annoncé son ambition de « porter les échanges commerciaux entre les deux pays à un milliard de dollars dans les prochaines années ». Selon le Bureau d’information gouvernemental (BIG) du Sénégal, le volume des investissements turcs prévus dans le cadre du Plan Sénégal émergent est de près de 180 milliards de francs CFA (275 millions d’euros). Ce financement a été mobilisé, pour l’essentiel, grâce aux lignes de crédit d’Exim Bank Turquie. En 2018, 29 projets étaient réalisés ou en cours de réalisation pour un montant 460 milliards de F CFA.
Opportunités pour la filière arachidière
Macky Sall, qui s’est réjoui de la coopération « dynamique » entre les deux pays, a appelé au renforcement de la pénétration de l’arachide sénégalaise sur le marché turc. Lors d’une rencontre d’affaires avec la délégation turque qui s’est tenue dans la foulée à la Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture (Ccia) de Dakar, « des opérateurs économiques turcs ont d’ailleurs exprimé leur intérêt à venir investir dans la filière arachidière sénégalaise, tant pour l’huile et le tourteau que pour l’arachide de bouche. C’est une opportunité que nous devons saisir », commente Youssou Diallo, président du conseil d’administration de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos).
Au lendemain de cette rencontre, c’est la société turque Summa – actionnaire et opérateur avec sa compatriote Limak de l’Aéroport international Blaise-Diagne, mais aussi constructeur du Dakar Arena, de l’hôtel Radisson de Diamniadio et de centre des expositions de Dakar – qui s’est vue officiellement confié par la Société de gestion des infrastructures publiques dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip-SA) le chantier du stade olympique de Diamniadio, pour lequel la Présidence du Sénégal avait annoncé, le 20 janvier, avoir obtenu un accord de financement de la Standard Chartered Bank.
jeuneafrique.com

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8 réponses

  1. Ndiaye dit :

    japon, turquie, coree du sud, etats unis
    cooperation sans bruit mais efficace et visible

  2. stephane dit :

    Pendant ce temps les gamins se partagent une paire chaussures de foot à cinq

  3. bill dit :

    Ce n’est pas une mauvaise stratégie que de se tourner vers les pays de même confession religieuse. Les différences culturelles sont moins importantes et les rapports seront plus faciles.

  4. Galips dit :

    Excellente nouvelle pour les finances de la France,pourvu que ça dure.

  5. ivan dit :

    Et comme d’habitude, comme pour tous les projets, y compris pour les projets de BTP qui ne réclament pas des compétences extraordinaires, aucune entreprise sénégalaise n’est capable de se positionner … Et dire que certains rèvent que le Sénégal soit plus indépendant, construisent des voitures, des téléviseurs … Il faudrait commencer par faire soit mème des routes, fabriquer des mobylettes … Le chemin va être long …

  6. Ndiaye dit :

    Pas si simple…
    1) D’un côté: totalement d’accord, d’où la théorie de la carence de ‘bons chefs » (décideurs).
    Leur logique en tant qu’homme politique est basée souvent sur le court terme (comment pour me faire réélire, comment montrer que j’ai travaillé, que vais je laisser comme bilan « palpable » et visible).
    Donc ils privilégient ceux qui sont déjà expérimentés et qui savent donc réaliser vite et bien mais surtout ceux qui amènent les sous (Partenariat public privé = PPP). Or seules de « grands » pays ont ces capacités techniques et financières.
    L’avantage on a le produit final financé, réalisé, vite et bien d’une qualité aux normes internationales.
    Inconvénient, tout ce qu’on peut espérer dans cette formule est les (sous) emplois, quelques sous traitances à des PME et de profiter d’un minimum de transfert de technologie quand c’est possible.

    2) D’un autre côté, ont ils vraiment le choix quand on n’a pas les financements sur fond propre, qu’on ne peut pas lever sur les marchés financiers des sommes colossales mais qu’on veut néanmoins « rapidement » des infrastructures de haut niveau?

    Mais peut être qu’avec le pétrole et gaz, l’état pourra recommencer à financer ses propres projets mais il demeure qu’il restera toujours la notion d’appel d’offres international qui fera qu’il ne sera pas sûr que nos entreprises « locales », inexpérimentées en grand travaux et sans gros sous, puissent rafler les marchés publics par préférence nationale. Mondialisation oblige.
    Leur seul salut s’associer entre eux d’abord sous forme de consortium, puis aller chercher des partenaires « techniques » afin de réaliser de soumissionner en mode « moins disant » quitte à y laisser des plumes pendant quelques décennies le temps d’être aguerri et d’avoir un « bon cv » en grands travaux…

  7. Candide dit :

    « Un bon CV en grands travaux » ! MDR… Quand on lit que des immeubles entiers, construits par des « professionnels » sénégalais, s’écroulent comme des châteaux de cartes, faute de compétences ! Et les autoroutes : construites par les Sénégalais ? et l’AIBD ? et Diamniadio ? et le TER (toujours en plan) ? et le futur Port de Dakar ? et… et… et…
    Grands dieux ! certains rêvent tout éveillés… ou se font des illusions… (typiquement typique du Sénégal, çà !). « Le temps d’être aguerri », de l’eau coulera sous les ponts… à moins que les ponts ne s’écroulent malheureusement, eux aussi ?

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