FRANC CFA : « PAS DE CHANGEMENT DE BILLETS AVANT PLUSIEURS ANNÉES »

Fini le franc CFA, voici l’éco pour huit pays d’Afrique de l’Ouest. Mais quand la réforme va-t-elle entrer en vigueur ?

Quand les billets CFA vont-ils être remplacés par des billets éco ? Le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, qui préside le Conseil des ministres de la zone UEMOA [Union économique et monétaire ouest-africaine = Union des huit pays d’Afrique de l’Ouest utilisant le franc CFA], répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

Romuald Wadagni, à quelle date la réforme va-t-elle entrer en vigueur et à quelle date va-t-on changer de billets ?

Romuald Wadagni : Selon la feuille de route de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest = Communauté des 15 pays d’Afrique de l’ouest], l’évaluation l’évaluation est prévue pour être faite en 2020. Et comme c’est un processus graduel, les pays de l’UEMOA prêts en 2020 pourront commencer l’entrée en vigueur de la monnaie Cédéao. Je tiens à vous rappeler qu’entre le moment où l’on adopte une monnaie et la circulation des billets, il y a plusieurs années qui peuvent se passer, parce que c’est tout un processus, des dispositions qui prennent du temps. L’histoire de la monnaie, comme l’euro en Europe, est assez édifiante dans ce sens.

Pour passer du franc à l’euro par exemple en 1999…

Absolument. La décision a été prise en 1999 et il a fallu plusieurs années avant de voir les premiers euros circuler en France.

Donc concrètement, vous avez une réunion importante au mois de juin 2020…

Oui, mais même avant juin 2020, il y a des réunions. Juin, parce que généralement, c’est à la fin du premier semestre que les données macroéconomiques sur les performances économiques [de chaque pays] sont disponibles pour l’année précédente. C’est-à-dire qu’autour de juin, la Commission de la Cédéao et les différentes instances devraient être en mesure d’apprécier le respect des critères de convergence par chaque pays à fin 2019. C’est pour cela que tout le monde parle de cette date. Et la mise en œuvre de la monnaie se fera dans le cadre de la feuille de route de la Cédéao. Je crois que c’est tout ce qu’il faut comprendre ici.

Le changement des billets en revanche, ce n’est pas pour tout de suite, ce n’est pas pour 2020 ?

Non, il est techniquement impossible de sortir des billets, sauf décision souveraine des chefs d’État. Le processus prend du temps. Ce n’est pas un processus qui dure quelques jours.

Vous avez annoncé donc que 50 % des réserves de change de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne seront plus logés au Trésor français. Mais concrètement, en cas de crise de change et de baisse de vos réserves, qu’est-ce qui garantit aux futurs détenteurs de l’éco que, quoi qu’il arrive, leur monnaie restera convertible avec le dollar et avec l’euro ?

Mais puisque nous avons gardé deux paramètres clés dans la nouvelle monnaie : la parité fixe et la garantie de convertibilité illimitée. Donc, c’est pour cela que nous avons demandé à la France de continuer à couvrir sur ces deux facteurs. Ainsi, aujourd’hui il n’y a pas de risque sur les marchés, sur ce qui va se passer et la capacité de la zone à pouvoir honorer les engagements en devises.

Donc, comme dit votre collègue français Bruno Le Maire, la « France reste garante en dernier ressort »…

Elle reste garante en dernier ressort, à la demande des chefs d’État des pays [de l’UEMOA], parce que les pays l’ont demandé en tenant compte du fait que nous rentrons dans une feuille de route d’une monnaie unique, nouvelle, afin de ne pas perturber les marchés, pour ne pas casser le rythme de croissance de nos pays, et surtout pour préserver le pouvoir d’achat de nos populations et ne pas entrer dans un cycle d’inflation. Il fallait dans un premier temps garder ces paramètres importants. Nous avons eu des échanges avec la France qui a compris notre nécessité et ce besoin. Et nous avons trouvé les accords nécessaires dans ce sens.

Donc, vous avez bien négocié…

Nous considérons que nous avons bien négocié.

Vous dîtes que la France reste garante en dernier ressort. Que répondez-vous à ceux qui disent que finalement, ce n’est qu’une rupture de façade avec l’ancienne puissance coloniale ?

Non. Nous avons cette garantie sans les éléments de contrepartie historique qui existaient. Si on n’avait pas fait les réformes de fond sur le retrait immédiat des représentants de la France dans les différentes instances de gouvernance, comme le Comité de politique monétaire [de l’UEMOA], si on n’avait pas fait ça, on aurait dit : « Oui, c’est de façade en fait parce qu’ils sont là, ils vont prendre les décisions ». Mais là, non. Franchement, je pense que non.

Sur la question de la parité entre l’euro et l’éco, il y a eu un débat quand même entre vous, les huit pays. Le Niger et le Burkina préféraient une parité flottante, alors que la Côte d’Ivoire et le Sénégal voulaient garder une parité fixe. Pourquoi est-ce ce dernier point de vue qui a prévalu finalement ?

Non. Le point de vue qui a prévalu et qui a fait l’unanimité, c’est que nous allons adopter un régime de change flexible avec ciblage d’inflation quand les 15 pays de la Cédéao seront autour de la table, et on aura adopté l’intégralité des paramètres de la monnaie unique Cédéao. On s’est mis d’accord sur ça. Maintenant, en attendant, on s’est également mis d’accord au niveau des huit pays pour consolider la croissance dans nos États et préserver le pouvoir de nos populations.Pour l’instant, il fallait absolument garder ces paramètres clés [comme la parité fixe].

Pour rassurer les détenteurs de CFA ?

Pour les rassurer et pour éviter de rentrer dans un cycle d’inflation. Nos pays font face à une crise sécuritaire de plus en plus intense. Si vous rajoutez à cela une crise sociale liée à une baisse de pouvoir d’achat ou bien, en fait, à une inflation non maitrisée, vous comprenez que tout cela retarderait énormément la région.

En dehors des huit pays de l’UEOMA, quels sont les autres pays de la Cédéao qui pourraient rentrer assez vite dans ce nouveau noyau dur de l’éco ?

Plusieurs pays présentent des critères de convergence et sont capables de venir. Mais permettez-moi de ne pas m’avancer encore à ce stade.

Mais tout le monde parle du Ghana…

C’est possible, j’en entends aussi parler.

Côté français, la réforme a été négociée par Bruno Le Maire. Côté africain, peut-on dire qu’elle a été négociée par le ministre ivoirien auprès du Premier ministre chargé du Budget, Abdourahmane Cissé, et par vous-même ?

Non, non. Il s’agit d’une réforme initiée par les chefs d’État. Chacun des chefs d’État et le président Macron ont mis en place un groupe de travail qui a fait le travail.

Et dans ce groupe de travail, il y avait évidemment quelques figures dont l’IvoirienAbdourahmane Cissé et vous-même ?

Il s’agit d’un groupe de travail des chefs d’État. Je vous laisse le soin de leur poser la question pour savoir les personnes qui ont travaillé sur la réforme. Le plus important aujourd’hui, je pense que c’est de dire que nos pays ont réalisé un pas historique.
RFI/Christophe Boisbouvier

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6 réponses

  1. issa gibb dit :

    Franc cfa : « pas de changement de billets avant plusieurs années »
    « Il est techniquement impossible de sortir des billets »…
    Quel pas historique ?????????

  2. Eddy dit :

    Pourquoi la France se porte t-elle garante de l’éco ?? Les Sénégalais ne veulent pas, alors pourquoi s’immiscer ds leurs affaires, ça ne nous apportera que de la haine ds populations !!! Laissons les gérer seuls leur pays

    • issa gibb dit :

      Ceux sont les dirigeants Africains, le Pdt ivoirien Ouatara et le pdt sénégalais Macky Sall en tête, qui ne veulent pas sortir de l’arrimage de l’Eco à l’€uro et donc , de la France garante de l’Eco… La France, Hollande, puis Macron ont été clair, sur le sujet : « Les pays Africains qui veulent sortir du franc cfa, ils en sortent ! » …
      Mais les 8 chefs d’états de l’UEOMA ne veulent pas en sortir, car cet arrimage de l’Eco à l’€uro leur assure une sécurité et stabilité de leur monnaie qui fait l’attrait pour les investisseurs étrangers pour investir dans leurs pays et leur permettent de se remplir les poches avec tous les dessous-de-table et autres pots de vin dans la corruption endémique qui règne dans l’économie de ces pays Africains… Alors, ils ont inventé ce changement de nom du franc cfa à l’Eco (avec ou sans l’aide de la France ???) pour endormir leurs peuples, majoritairement analphabètes et ignares, entretenus pour mieux les gouverner, les enfumer, s’accrocher au pouvoir et se remplir les poches…
      Maintenant, ce changement de nom du franc cfa en Eco est une bonne chose, car il fera disparaitre ce mot  » FRANC » qui réveille des souvenirs du colonialisme et des sentiments anti-français…
      Mais qu’on ne s’y trompe pas, Macron en tête, quand il déclare que : « La disparition du franc cfa fera disparaitre les sentiments anti-français de la Jeunesse Africaine » ????
      Il a tout faux ! Il y a une grosse partie de la Jeunesse Africaine qui aime toujours la France et les français et pas qu’eux, les anciens qui disent encore que c’était mieux avant, aux temps des français !

      Bien sur, dans les anti-français, il y a les religieux islamistes qui s’en prennent constamment aux valeurs occidentales et prêchent le grand Satan Occidental coincé dans leur obscurantisme… Les marabouts qui enseignent dans leurs daaras esclavagistes et pourries, la haine de la France et des français responsables de tous les maux du pays… Les panafricains qui basent leur politique sur une Indépendance totale de l’Afrique (ce qui pourrait être une bonne chose), mais qui sont incapables de s’unir, de s’entendre pour réaliser leur rêve utopique par le fait que chacun tire sa couverture à soi, comme en €urope…
      Il y a aussi, les opposants à Macky Sall qui se servent du franc cfa, juste comme argument pour alpaguer des électeurs mécontents et comme prétexte pour accéder au pouvoir en prêchant le faux et ce sentiment anti-français et qui n’ont rien à foutre du contexte économique du Sénégal comme Sonko en tant qu’opposant politique systématique… Ou ceux qui ne connaissent rien en économie comme le mouvement Y’en a marre, si divisé et si éparpillé pour devenir une force utile au Sénégal… Ou le raciste déclaré Rémi Keba qui se fait virer de tous les pays Africains pour cause de propagation de haine radicale et extrémiste, etc…
      Bref, ce sentiment anti-français existe bel et bien, mais pas là, où on le dit ou on veut le faire croire…

      Mais, il y a aussi au Sénégal, beaucoup de gens qui sont conscients de l’apport du colonialisme à leurs pays, comme la construction des routes, des écoles et des hôpitaux , alors qu’ils se torchaient le cul avec des cailloux et qu’ils bouffaient des insectes et des écorces… Il y a aussi de nombreux sénégalais conscients des aides françaises apportées au Sénégal (trop souvent détournées) : Il y a des écoliers sénégalais qui reçoivent de France, du matériel scolaire à chaque rentrée scolaire, alors que leur ministre de tutelle envoie qu’une boîte de craie, par classe, pour l’année… Il y a des familles sénégalaises entières qui sont aidées ou des enfants parrainés par des généreux donateurs français*… Il y a de nombreux sénégalais employaient par des résidents français qui font vivre des familles entières… Il y a des investisseurs français au Sénégal qui font travailler des salariés sénégalais au contraire des chinois qui ne font travailler que des ouvriers chinois dans leurs sociétés au Sénégal, etc…

      Dire que la Jeunesse Sénégalaise ou Africaine a un sentiment anti -français est une fausse généralité :
      Alors que la majorité des Jeunes Sénégalais et Africains veulent tous venir en France , en €urope, en Occident pour un avenir meilleur… Tous conscients qu’avec leurs dirigeants corrompus, leurs religieux islamiques et leurs marabouts esclavagistes d’enfants qui vampirisent toutes les richesses du pays ou qui les vendent aux puissances étrangères, sans aucun égard pour les générations futures, pour les laisser dans une misère noire, sans espoir d’avenir meilleur… Dans une liberté apparente d’une Dictature Islamique réelle cachée derrière une fausse République soit-disante démocratique parce qu’on y vote pour des candidats soutenus par les ndiggels confrériques qui ont réussi à obtenir la tête de l’intangibilité de la Laïcité… Ou dans un pays, où les forces armées tirent à balles réelles sur sa Jeunesse et son peuple à chaque manifestation, en faisant des morts innocents… Et quand les sondages montrent que la majorité des Sénégalais dans la rue, sont conscient que le changement de nom du franc cfa en Eco, ne changera rien à leurs conditions de vie , sans en tenir rigueur à la France, mais qui restent impuissants face à leurs gouvernants et religieux égoïstes, hypocrites et corrompus…

      Enfin, je ne pense pas que les diasporas sénégalaises qui sont en France ou en €urope soient anti-françaises… Comme tous les Sénégalais qui ont réussi ou fait carrière en France ou en €urope, cela m’étonnerait que Mc Solar, Dziz la Peste, Patrick Viera, Sadio Mané, Idrissa Gana Gueye, Ismaïla Sarr ou encore Senghor dans sa tombe, soient des anti-français… Tous les Sénégalais ne sont pas anti-français et encore moins la majeure partie de sa Jeunesse qui n’aspire qu’à quitter leur pays, le Sénégal et aller en France, en vain …
      Quand à tous les connards anti-français, qu’ils restent dans leurs Enfers de leur haine et racisme anti-français … Car en Enfer, ils y sont déjà, dans cette pauvre Afrique par leurs fautes et surtout l’égoïsme de leurs potentats corrompus ou Islamistes ! In chà Allah

  3. stephane dit :

    Pour moi ca sera l’€

  4. Regis Costet dit :

    Pour une fois,je ne suis pas entièrement d’accord avec le commentaire d’Issa Gibb…Je pense que le ressentis anti-français est plus important et va en augmentant d’année en année…Je suis encore descendu en voiture fin Octobre et je suis tranquille avec la douane jusqu’à fin Avril,mais je pense vraiment rentrer plus tot…Tous les jours des problèmes…du racisme…Le français n’est pas aimé,c’est une évidence… Les jeunes veulent venir en France,oui,mais pour l’argent,pas parce qu’ils aiment les français…enfin,j’espère me tromper…Je parcours pourtant l’Afrique depuis 50 ans et je vois une dégradation certaine.

    • issa gibb dit :

      R.C, nous sommes pourtant d’accord… Je dénonce depuis des années, cette augmentation du sentiment anti-français au Sénégal et en Afrique… Mais, je contredis l’annonce de Macron en Côte d’Ivoire, quand il déclare que l’arrivée de l’Eco est un pas historique pour arrêter cette haine anti-française montante de la Jeunesse Africaine ??? Pourquoi, la Jeunesse Africaine qui n’a même pas connu le Colonialisme ???
      Ce sentiment anti-français provient des ordures qui leur enseignent cette haine pour légitimer leurs propres dérives et leurs privilèges éhontés sur le dos des peuples Africains : les politiciens et leurs opposants politiques, les religieux, les marabouts, les panafricains et les islamiques qui convoitent tout et ne laissent rien aux peuples en rendant la France responsable de toutes leurs misères…
      Mais cela ne dupe que les ignares, car la jeunesse Africaine instruite et éduquée ou simplement intelligente comprend très bien que la France sert de bouc émissaire et que cette histoire de franc cfa transformé en Eco n’est qu’un leurre supplémentaire des ordures qui les exploitent et les laissent dans la misère…
      C’est pourquoi, ils veulent venir en France, car ils sont conscients qu’ils n’ont rien à attendre de leurs pays et de leurs gouvernance politiques et religieuses et qu’ils ont aucun espoir d’avenir dans leurs pays avec ces pourritures… Ainsi leur « Amour » de la France réside sur le fait qu’elle apparait comme un pays où ils peuvent réussir, gagner leurs vies, vivre plus dignement que dans leurs propres pays… Bien sur que cet « Amour  » de la France est tronqué et calculé : Ils veulent venir en France pour gagner de l’argent, profiter des avantages sociaux et envoyer de l’argent à leurs familles comme leurs éducations et leurs cultures familiales leur obligent, mais peut-on leur en faire le reproche ??? Si on était à leurs places, ne ferions-nous pas la même chose pour s’en sortir ??? Alors qu’ils n’ont rien à espérer dans leurs pays, la France leur apparait comme un Eldorado pour un avenir meilleur comme un touriste leur apparait comme un portefeuille à plumer, ce qui a torpillé bêtement jusqu’à leur tourisme…
      Mais le problème, c’est que d’une part, leurs autorités freinent leurs départs, ce qui les poussent dans l’immigration clandestine aux risques de leurs vies… Et que de l’autre côté , La France ne veut plus de migrants et n’a plus les moyens de recevoir ces flots de migrants économiques par la faute des gouvernants Africains égoïstes et corrompus que la France aide pourtant à coups de grosses enveloppes toujours détournées dans leurs poches et qui ne servent ni au développement des pays Africains, ni à freiner l’immigration Africaine et pour cause…
      Quand je discute avec mon filleul au téléphone, je ne ressens aucun sentiment anti-français et son leitmotiv est : « Je ne resterais pas dans mon pays, au Sénégal, je n’y aurais aucune chance d’un bon avenir « …
      Quand je discute avec mon autre filleul qui a quitté le Sénégal pour travailler en Côte d’Ivoire, sa conversation finit toujours avec :  » Quand j’aurais assez gagné d’argent, j’irais vivre en France ! Pas au Sénégal »… Juste pour cela, je soutiens que la Jeunesse Africaine n’est pas toute anti-française !
      Mais je dois aussi avouer, que d’autres m’ont fait ressentir des relents d’Islamisation parfois radicale dans des propos anti-français avec qui j’ai coupé les ponts et toutes relations.
      Je suis tout à fait d’accord avec vous, que le sentiment anti-français est en augmentation en Afrique et au Sénégal, très bien entretenu par les anti-français et les Islamistes qui gagnent de plus en plus de terrain et qui est à la base de mon départ du Sénégal en 2014, après 5 ans passés dans ce pays… Et çà ne s’arrange pas en 2019 !

      Ce sentiment anti-français bien entretenu par des pourris ou des racistes haineux qui s’accélère avec cette histoire d’Eco ou jusqu’à remettre en question la présence des forces françaises de l’Opération Barkhane au Sahel pour l’accuser d’être une Force Colonisatrice d’Occupation ??? Parce qu’ils sont devenus « FOUS » : Leurs survies dans la misère à cause de leurs potentats politiques et religieux corrompus et égoïstes, les rendent « FOUS » et ils vont se jeter dans les bras des Islamistes… => Cette Islamisation radicale Wahhabite qui est le terreau du Terrorisme en Afrique qui les rendent « FOUS »… => Avec les attentats djihadistes de plus en plus fréquents et meurtriers au Mali, au Niger et au Burkina Fasso, qui les rendent « FOUS »… => Avec le risque d’une nouvelle déstabilisation du Mali qui placerait la Mauritanie et le Sénégal en 1ère ligne des attentats du GAT (Groupes Armés Terroristes) qui les rend « FOUS » …=> Une déstabilisation du Burkina Faso qui ouvrirait un couloir au GAT et qui fout la trouille à tous les pays côtiers Africains ( Le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire) et qui les rend « FOUS »… Auxquels, il faut ajouter les attentats du groupe terroriste Boko Haram au Nigéria et au Tchad qui les rend « FOUS » … DE TROUILLE !
      Et il s’en prennent, comme par hasard, encore à la France qui se bat pourtant contre les djihadistes terroristes au Sahel ! … Alors qu’ils ont ouvert leurs bras à l’Islam fondamentaliste Wahhabite Saoudien sur lequel prospèrent le Salafisme et le Djihadisme Armé qui minent les sociétés Africaines et qui met à feu et à sang le Sahel.
      FOUS DE TROUILLE pour accuser la France, une nouvelle fois, de Colonisation ??? Mais aussi être vraiment « CONS » pour s’être jetés, les bras ouverts, dans une religion fondamentaliste terroriste qui les tue, en les colonisant comme dans la traite arabo-musulmane au 11ème siècle… Car le Wahhabisme Saoudien ne tolère pas des discussions ou des relations avec les autres religions et ils considèrent le Soufisme Africain comme une religion sectaire, déviante et hérétique de l’Islam à combattre par le Djihad …. Cherchez l’erreur !
      De plus, les Américains et les €uropéens dont la France, sont les alliés de l’Arabie Saoudite contre l’Iran Chiite… Mais ils n’ignorent pas qu’ils combattent aussi contre les groupes terroristes créés et financés par le Wahhabisme Saoudien comme Daesh en Irak ou en Syrie ou les GAT au Sahel … Cherchez l’autre erreur ???
      Enfin, un Colonel français en poste au Niger déclarait dans un rapport sur la présence française au Sahel : « Que si les GAT et les Touaregs du Nord Mali se regroupaient avec le groupe terroriste Boko Haram du Nigéria, plus les groupes Peuls rebelles et d’autres ethnies dissidentes, le Sahel serait incontrôlable et cette région grande comme l’€urope, serait à feu et à sang »… De quoi méditer sur la présence militaire française au Sahel : pour ne pas voir le joli noir ébène Africain devenir qu’une grosse tâche rouge-sang dans tout le Sahel ! In chà Allah => Pas celui des terroristes djihadistes Islamiques !
      Mais celui du Soufisme tolérant, charitable et bienfaiteur du Maodo Malick Sy et de Serigne Touba Mbacké que leurs descendants ont trahi en déviant dans l’obscurantisme d’un Islam rétrograde, égoïste, corrompu, esclavagiste d’enfants talibés et haineux de la France ! Que les Dieux protègent l’Afrique, c’est plus sûr !

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