EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LE FCFA ET L’ECO

Réforme du FCFA: “une étape essentielle dans la modernisation d’accords entre l’Uemoa et la France” (Fmi)

Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), a réagi à propos de la réforme du système du franc CFA, monnaie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
«Je salue les réformes du système du franc CFA annoncées aujourd’hui à Abidjan par les présidents Ouattara et Macron. Elles constituent une étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest?africaine et la France”, a-t-elle dit dans une déclaration rendue publique, ce samedi.
D’après elle, «les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’Uemoa en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures. Ces dernières années, l’Union a enregistré une faible inflation et une croissance économique forte, la situation des finances publiques s’est améliorée et le niveau des réserves de change a augmenté”.
La patronne du Fmi soutient que ces réformes maintiennent également d’importants facteurs de stabilité qui ont été fort utiles à la région, dont la parité fixe avec l’euro et la convertibilité illimitée garantie par la France.
Par ailleurs, assure Georgieva, «le Fmi se tient prêt à coopérer avec les autorités régionales en fonction des besoins ainsi qu’à appuyer la mise en œuvre de cette importante initiative. »
senedirect.tv

LE SAVIEZ-VOUS
La création du franc CFA résulte du décret no 45-0136 du 25 décembre 1945, fixant la valeur de certaines monnaies des territoires d’outre-mer libellées en francs. Ce décret, signé par Charles de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française, et contresigné par René Pleven, ministre des Finances et Jacques Soustelle, ministre des Colonies, est publié au Journal officiel de la République française le lendemain, 26 décembre 1945.
La parité initiale du franc CFA, en 1945, est de 1,7 franc métropolitain pour 1 franc CFA : cet écart en faveur des pays africains s’explique par le déséquilibre des finances publiques françaises au sortir de la guerre. En 1948, après réévaluation, cette parité est établie à 2 FRF
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Fin du franc CFA : L’Afrique de l’Ouest gagne “en indépendance politique”

Le président ivoirien, Alassane Ouattara a annoncé ce samedi la fin prochaine du franc CFA en Afrique de l’Ouest qui sera remplacé par l’éco. Un nouvel accord monétaire en ce sens a été signé à Abidjan. Et l’éco sera rattaché à l’euro. Retrouvez notre édition spéciale dans ce papier.
Les huit pays de l’actuelle zone franc en Afrique de l’Ouest vont couper les liens techniques avec le Trésor et la Banque de France. Ils géreront eux-mêmes cette monnaie sans interférence de Paris. Mais la France continuera d’offrir des garanties en cas de crise monétaire. L’éco sera rattaché à l’euro.
La France, solide filet en cas de crise économique
“Lorsqu’on touche au monétaire, on touche au politique”, affirme un économiste interrogé par RFI. En clair, dit-il, la dimension politique de passer à l’éco est essentielle et peut rendre confiance à des pays et à leur intégration.
L’éco reste arrimé à l’euro. Et la France, si elle quitte les instances de gouvernance de la monnaie ouest-africaine, demeure un solide filet en cas de crise économique et financière dans la sous-région.
“On pourrait dire que l’Afrique de l’Ouest gagne en indépendance politique, apporte du baume au cœur aux investisseurs nationaux et préserve un lien étroit avec les investisseurs étrangers”, note un analyste monétaire. C’est une première étape, qui, selon cet analyste, est importante, parce que dans un premier temps, il faut se presser doucement, et dans un second temps, il ne faut pas aujourd’hui décrocher l’Afrique de l’Ouest de l’Afrique centrale.
Dans un avenir plus ou moins lointain, assure-t-il, les discussions porteront sur l’éco, non plus rattaché au seul euro, mais aussi à d’autres monnaies.
La fin du franc CFA ne va rien changer au quotidien
“C’est une étape dans la bonne direction parce que cela clarifie le débat. Les Français ne sont plus dans les organes de gouvernance. Nous choisissons une parité fixe arrimée sur l’euro, et demandons spécifiquement à la France de garantir cette parité”, explique Abdourahmane Sarr, économiste sénégalais, président du Centre de financement du développement économique local (Cefdel).
Pour lui, la fin du franc CFA est d’abord un moyen de dépassionner le débat autour de la monnaie unique arrimée à l’euro. “La discussion maintenant va changer. Ce sera: est-ce que cet arrimage et cette garantie sont quelque chose de bien ou pas pour l’économie ? À ce moment-là, les économistes pourront débattre sans que le débat ne soit pollué par des questions qui dans le fond ne sont pas très importantes”, analyse-t-il.
L’économiste sénégalais affirme que la fin du franc CFA ne va rien changer au quotidien “à part le fait que la perception d’ingérence de représentants de la France dans les organes de gouvernance ne sera plus là. Mais dans le fond, rien n’a changé”.
senedirect.tv

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1 réponse

  1. issa gibb dit :

    Cet économiste, Pdt du Cefdel, Monsieur Abdourahmane Sarr a raison :  » Rien ne change dans le fonds »!
    A part la perception d’Ingérence de la France dans la Gouvernance des pays Africains ECO arrimés à l’€uro.
    Avec juste un changement de « Nom » du franc CFA en ECO et un changement de « Lieu de Stockage » des 50% des réserves Africaines à la Banque de France à Paris pour Dakar, à la BCEAO, banque filiale de la Banque de France en Afrique pour la Communauté Financière Africaine XOF ??? Quelle grande Réforme ???????
    Quand à la directrice générale du FMI, Mme Georgieva, elle pratique aussi une parfaite Langue de Bois en parlant d’une « Indépendance Politique » dans cette réforme …Tout comme le Président Macron saluant une « Réforme Majeure » ???… C’est du flan, du vent, de l’enfumage de masses…
    Un pays (ou des pays) dont la monnaie reste arrimée à une autre monnaie plus forte qui assure sa stabilité économique, ne peut être indépendant… Un pays (ou des pays) qui ne bat pas sa monnaie, ne peut être indépendant… La Langue de Bois est de faire croire aux peuples de ces pays qu’avec juste un changement de nom de leur monnaie, leurs pays deviennent indépendants monétairement et politiquement… Alors que rien ne change, sauf un nom ??? Il n’y a pas que l’Immobilisme qui tue l’Afrique, la Langue de Bois la tue aussi !

    Le problème reste le même, sans la création et la fabrication d’une monnaie Africaine en Afrique et la sortie de l’arrimage à l’€uro pour que ces pays Africains puissent prendre leurs envols pour une vraie Indépendance monétaire, financière, économique et politique… Mais, à y bien regarder : Ceux sont les dirigeants de ces pays Africains qui ont la trouille, l’incompétence, l’incapacité ou la lâcheté de prendre leurs envols vers une Indépendance totale et lâcher la grappe à l’€uro…

    Pour d’autres, ces dirigeants Africains ont la sagesse de rester arrimés à l’€uro :
    Alors, que ces hypocrites gouvernants aient le courage de l’expliquer à leurs peuples qui s’en prennent avec haine à la France et aux français comme boucs émissaires, très bien alimentée par leurs leaders Anti-Français et Anti-Occidentaux, par les Panafricains ou leurs religieux et marabouts Islamistes haineux des valeurs occidentales… Stop à l’Hypocrisie Africaine sur le franc CFA ou ECO !
    Tout comme pour les 50 % des réserves Africaines stockées en France qui ne représentent que 0,001 % du Trésor Français qu’il fait travailler et restitue les intérêts gagnés aux pays Africains sous forme d’aides au développement… (Qui sont malheureusement, toujours détournées par les potentats Africains , ce qui est un autre problème en Afrique )
    Pour le moment, ces dirigeants n’ont pas l’air de vouloir sortir de l’arrimage à l’€uro et prendre leurs indépendances monétaires : Alors que les Africains mécontents de cet état de fait, lâchent la grappe à la France et qu’ils s’en prennent à leurs dirigeants pour prendre leurs envols vers de meilleurs cieux plus que risqués, dangereux ou aléatoires… Avec la menace de banqueroute due à la corruption endémique en Afrique d’un côté, la menace d’une misère extrême par la présence d’investisseurs non-protecteurs et véritables pilleurs qui dévastent les dernières ressources du pays qui finira exsangue, ou encore finir dans une dictature islamique avec la perte de toutes les libertés avec l’Islamisation radicale et intégriste galopante comme le vit actuellement, le Sénégal ! In chà Allah !
    Et qu’ils ne viennent plus pleurnicher l’aide de la France ! Chacun sa Merde…

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