DES MÉTIERS DURS: HÔTELLERIE ET RESTAURATION

Hôtellerie, restauration : Les dures conditions des travailleurs

Les travailleurs du secteur de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et casinos du Sénégal broient du noir. Depuis plusieurs années, sous la houlette de leurs syndicats, ils ont signé des accords avec le patronat du secteur qui peine à les respecter.
Pour sa part, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et casinos du Sénégal (SNTHRCBS) liste les dures conditions des travailleurs du secteur. Le responsable syndical, après avoir fait le constat amer sur le traitement réservé aux travailleurs, exige l’application des textes. Il lance un appel aux différents corps de contrôle de l’Etat, aux autorités du ministère du Travail et celui du Tourisme à effectuer des descentes régulières au niveau des hôtels, cafés, restaurants et casinos afin d’exiger du patronat l’application des textes.
Dans la plupart de ces structures, ils sont nombreux les travailleurs à ne pas disposer de contrats de travail en bonne et due forme, et à ne bénéficier de couverture sanitaire. Les travailleurs du secteur réclament également l’application de l’âge de la retraite à 58 ans, conformément aux accords signés avec le patronat. Dans le secteur, les travailleurs sont renvoyés à la retraite à 55 ans, mais doivent rester durant trois ans avant de commencer à percevoir leurs pensions au niveau de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES). Les travailleurs du secteur exigent également que leur soit appliqué le système de l’équivalence. Pour mieux comprendre ce système, les travailleurs du secteur sont les seuls à effectuer dans la semaine 6 jours de travail, pourtant à la fin du mois, dans leur fiche de paiement ne figurent que 5 jours de travail qu’ils perçoivent. En clair, chaque semaine dans le mois, les travailleurs effectuent une journée gratuite de travail au bénéfice du patronat.
Le SNTHRCBS se désole de l’état dans lequel se trouvent certains réceptifs qui ne répondent plus aux normes exigées ou qui n’existent que de noms en Casamance, dans le Saloum et à Mbour, tant ils sont dans un état de déliquescence totale. Il souhaite d’ailleurs de l’Etat qu’il prenne des mesures en soutenant à la réhabilitation de ces réceptifs, qui employaient des milliers de personnes, et contraints de fermer leurs portes.
Thiémokho BORE/xibaaru.sn

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. stéphane dit :

    Qu’est ca serait s’ils devaient travailler 8 heures par jours ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :