AU SECOURS LA MANGROVE!

2000 ha de la mangrove du Delta du Saloum ont disparu

Pirogue à moteur rentrant de la pêche

La Réserve de biosphère du Delta du Saloum a, au cours de ces dernières années, perdu 2000 hectares de son écosystème de mangrove du fait de multiples agressions principalement causées par l’action de l’homme, a déploré lundi le chef du Bureau Foundiougne de Wetlands, Mamadou Diouf.
’’D’une superficie de 55 000 hectares, le Delta du Saloum, a, au cours de ces dernières années, perdu 2000 hectares de son écosystème de mangrove du fait de plusieurs actions anthropiques principalement’’, a indiqué M. Diouf.
Il s’entretenait avec des journalistes en marge des travaux d’évaluation des plans d’actions de 27 clubs environnement sélectionnés dans le cadre du Programme Mangrove capital Africa, un programme d’enseignement et de formation des élèves sur l’importance de la mangrove.
’’Ces pertes malheureusement, a-t-il déploré, ne vont pas s’arrêter puisque les menaces sont encore là, avec l’action anthropique caractérisée par des coupes de bois, mais également par les infrastructures, comme les routes, les ponts, et le port de Foundiougne qui se développent’’.
’’Nous avons aussi l’exploitation pétrolière en vue avec la plateforme de Sangomar qui va se développer dans cette zone où nous avons des Aires marines protégées (AMP)’’, a-t-il ajouté.
Selon lui, ‘’cette option constitue également une menace même si on n’a pas une exactitude des effets que cela va poser’’. ‘’En tout cas, avertit-il, il y a des risques à la préservation de cet écosystème très important pour les générations futures’’.
Outre l’éducation environnementale initiée avec les clubs environnement de certaines écoles, dans le cadre d’un partenariat avec l’Inspection d’académie (IA) de Fatick, M. Diouf a indiqué que pour préserver cet écosystème marin, Wetlands a développé des actions alternatives avec les populations locales pour réduire la pression sur l’écosystème de la mangrove.
Les actions alternatives mises en oeuvre portent sur ‘’des activités pourvoyeuses de revenus comme l’élevage d’huitres, la formation et la sensibilisation de parlementaires mais aussi des paquets d’activités et de préservation de l’écosystème marin’’.
M. Diouf a rappelé que la mangrove, en dehors des fonctions économiques, joue aussi la fonction de régulation naturelle comme la séquestration du carbone, plus que les forêts continentales.
Ndeya G/APS

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