LA COUTURE SE PORTE BIEN…

Le Sénégal compte 40 000 ateliers de couture

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Les ateliers de couture pullulent comme des champignons au Sénégal et particulièrement à Dakar. D’après les premiers résultats du recensement général des entreprises lancé hier à Diamniadio, le Sénégal compte 40 000 ateliers de couture dont les 51% se trouvent dans la région de Dakar.
Le métier de couture est devenu un secteur lucratif au Sénégal. Dans les marchés, les quartiers, et villages naissent des ateliers de couture. Le recensement général des entreprises du Sénégal vient confirmer cette tendance. Même si cette enquête a été officiellement lancée hier, il n’en demeure pas moins que les acteurs sont sur les terrains depuis près de 3 mois.
Ce qui fait que sur le volet concernant les entreprises non agricoles, le Directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), Aboubacar Sadikh Bèye, renseigne que l’enquête a été exécutée à près de 70%. Lors de cette rencontre au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio, le Directeur de l’ANSD a partagé les premiers résultats de l’étude. Selon M. Bèye, l’enquête révèle que le Sénégal compte près de 40 000 ateliers de couture. Dans son discours de lancement, le chef de l’Etat a confirmé cette donne, précisant que le Sénégal est un pays de couture et beaucoup d’Africains s’habillent à Dakar.
D’après le Directeur de l’ANSD, 51% des ateliers sont à Dakar. Mais on les retrouve partout, dans les marchés, dans les quartiers. La région de Thiès arrive en deuxième position avec 13% du total et Diourbel suit avec 12%. 24% des ateliers restants sont répartis entre 11 régions (Kaolack, Fatick, Kaffrine, Saint-Louis, Louga, Tambacounda, Kolda, Ziguinchor, Kédougou, Matam, Sédhiou).
Dakar-Thiès-Diourbel, l’axe des unités économiques
Par ailleurs, d’après toujours Aboubacar Sadikh Bèye, l’essentiel des unités économiques cartographiées se trouve sur l’axe Dakar-Thiès-Diourbel. Ces trois régions, à elles seules, polarisent 71% des unités économiques. Ce recensement, renseigne le Directeur, va permettre au Sénégal de « disposer d’un répertoire des entreprises mis à jour et amélioré ». L’enquête va révéler le nombre d’entreprises qui existent au Sénégal, combien naissent chaque année ou combien disparaissent. Aboubacar Sadikh Bèye indique qu’au Sénégal, grâce au recensement général des populations, l’Etat est en mesure de donner un taux exact de la mortalité infantile des populations. Malheureusement, déplore-t-il, il ne peut pas faire autant sur la mortalité des entreprises parce qu’aucune enquête n’a été faite dans ce sens. Dans le cadre de cette enquête, M. Bèye rappelle que toutes les unités économiques du pays ont été déjà cartographiées et géo-référenciées.
Le recensement général des entreprises (RGE) fait partie du programme de rénovation des comptes nationaux. Son coût global, selon les informations données par le Directeur de l’ANSD, est de 5,5 milliards de F CFA. L’Etat du Sénégal qui a déjà déboursé 3 milliards peut compter sur la Banque mondiale et l’Union européenne qui ont promis de mettre la main à la poche pour respectivement 1 milliard et 450 millions de F CFA. Le milliard restant est donc à rechercher.
ALIOU NGAMBY NDIAYE/Enquête +

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