MBOUR CRIE AU SECOURS…

Le maire de Mbour demande le soutien de l’Etat face aux problèmes d’assainissement qui necessitent 5 milliards

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Le maire de la commune de Mbour a demandé jeudi à l’Etat de voler au secours de sa ville qui, d’après lui, doit avoir ‘’un plan spécial d’assainissement’’ (PSA).
En effet, à chaque hivernage, il suffit de petites précipitations pour que Mbour soit sous les eaux, avec comme conséquence une difficile circulation des personnes et des véhicules.
Ainsi des dernières pluies qui sont tombées mercredi et jeudi. Sans être d’une grande ampleur, elles ont suffi à changer totalement le décor de cette ville. Dans tous les coins et recoins de la ville, des tas d’immondices mêlés à des eaux stagnantes ont altéré le cadre de vie dans cette localité.
‘’Comment les autorités municipales d’une ville aussi importante que Mbour peuvent-elles laisser une telle situation se produire ici ?”, s’interroge Abdoulaye Sèye, un homme d’un âge avancé établi au marché central.
“On n’a pas fini de se désoler de l’insalubrité qui prévaut dans la ville que ces petites goûtes d’eau viennent nous rendre la vie difficile, alors que nous payons énormément de taxes à la municipalité pour la prise en charge de nos préoccupations’’, s’offusque-t-il.
Dans les différentes rues et ruelles qui jouxtent ce marché, il est difficile, voire impossible de se frayer un passage, sans patauger. Une situation qui vient s’ajouter à l’occupation anarchique de la voie publique, par les vendeurs de produits alimentaires et autres articles de tous genres.
Ce qui irrite bon nombre d’usagers qui ne savent plus où donner de la tête, même si une enveloppe de huit millions de francs CFA a été dégagée par la mairie pour une opération de désencombrement.
Les autorités municipales avaient promis de prendre toutes les dispositions utiles pour ‘’une meilleure prise en charge d’éventuels cas d’inondation. Joint au téléphone par l’APS, le maire de la ville de Mbour, El Hadji Fallou Sylla, assure que, ‘’dans trois jours, le problème sera définitivement résolu’’.
Toutefois, il a reconnu que l’institution municipale n’avait pas les moyens nécessaires pour arriver à bout des problèmes d’inondation auxquels sa commune reste confrontée.
‘’Nous avons démarré les travaux devant nous permettre de résoudre les problèmes d’évacuations des eaux pluviales, mais nous avons été confrontés à des problèmes techniques qui voudraient que de grosses dalles soient réalisées, notamment sur l’avenue Demba Diop. Mais il fait reconnaître qu’une heure après la pluie, l’eau est immédiatement évacuée’’, a expliqué M. Sylla.
D’après lui, cela a été rendue possible grâce à de bonnes volontés de la commune, notamment le gérant du centre commercial, ainsi que de responsables de stations services qui ont sorti les gros moyens, dans le cadre de leur responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), pour soutenir les efforts de la municipalité.
‘’Tout ce que nous faisons dans ce domaine, c’est avec des fonds propres que le faisons.
“Dans le cadre des actions de l’Agence de développement municipal (ADM), rien n’a été fait pour aider la ville de Mbour, à l’image de ce qui est fait au profit d’autres localités, comme Dakar, Wakhinane, etc.’’, s’est plaint l’élu local.
Pour lui, pour régler le problème des inondations de sa ville, il faut commencer par la zone Sonatel, située au sud de la commune, ‘’la zone la plus inondable de la ville’’ qui, selon lui, nécessite de gros moyens, ‘’alors que nous n’avons qu’un budget de cinq cent (500) millions de francs CFA’’.
Il s’est excusé auprès de ses administrés pour les désagréments déjà causés. ‘’Nous avons besoin d’au moins cinq milliards de francs CFA, pour régler définitivement nos problèmes d’inondations. Mais nous constatons que Mbour a été oubliée par les pouvoirs publics’’, a insisté El Hadji Fallou Sylla.
Il a promis de faire davantage d’efforts dans le domaine de l’assainissement, en s’appuyant, surtout, sur la coopération décentralisée.
Couly CASSE/Senego

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2 réponses

  1. jacobuscobus dit :

    Voir Saly aussi , des grandes flaques d’eau partout, des coulées de sable dues à la pluie aux différents carrefours , et du sable partout , les nouveaux » trottoirs  » pour les piétons qui servent plus de parking, pas de vraies rigoles pour la pluie sans écoulement d’eau? devant Casino un vrai marécage, des nappes d’eau devant les boutiques de la route vers la plage entre Safari et Paradis Le carrefour devant la boulangerie Epi doré, un vrai casse gueule, des voitures garées sur les trottoirs dans tous les sens La gendarmerie ne fait rien, tout à fait absente et complaisante. On parle beaucoup de Sénégal émergent mais pas de gendarmerie émergente Cela serait pourtant bien utile. Le code de la route n’existe pas au Sénégal émergent.

  2. issa gibb dit :

    Je rappelle pour souvenir, que les mêmes appels, au secours du Maire de Mbour, ont été fait en 2014 et en 2015. Chaque année, c’est la même chose, aux saisons des pluies, ils pleurnichent face à la population inondée et sérieusement embêtée. Puis, ils font plus rien pour l’année suivante. Ceux sont leurs tristes pratiques de gouvernance pour enfumer la population et les laisser dans les problèmes. Les gens parlent de palabres incessants, de laxisme, de fatalité. D’autres de « volonté de Dieu ». Disons plutôt, irresponsabilité, incompétence et déliquescence du pays. Comme si, tous les ans, on ne savait pas qu’il y avait, le retour de la saison des pluies et tous ses problèmes qui se répètent ou s’aggravent chaque année. Affligeant !
    C’est comme pour les plages à Saly, tous les ans, après les fortes houles, ils viennent regarder les dégâts de l’érosion et ils lèvent les bras au ciel et puis, plus rien. Quand on voit l’état de la piscine de l’Espadon fermé, l’état de la rade du mini-golf au Saly Princess, on se croit dans une zone de guerre, pas dans une station balnéaire. La Sapco dépense du fric pour faire venir les riches dakarois et le cher, le très cher Youssou, le très, très cher Youssou Ndour dans les grands hôtels pour riches, entres riches. Et elle n’a pas d’argent pour enrocher correctement les lieux dévastés. Bonjour la carte postale pour le tourisme ! Il n’est pas près de repartir avec ses plages défoncées…
    Comme à Saly encore, La construction des nouveaux trottoirs en oubliant de faire des égouts pour l’écoulement des eaux pluviales avec tous les détritus que les eaux de pluies charrient. Cela finit en bout de course des eaux, par des tas d’ordures dans la station, que personne ne ramasse.
    Humainement, intellectuellement, c’est incompréhensible d’absurdité. Sur le plan de la salubrité publique çà devient même, dangereux avec des îlots à microbes et à épidémies par la putréfaction des détritus mouillés. Une réalisation qui aurait du apporter un plus à la population, et qui au contraire, la tire vers le bas. Ainsi va le Sénégal, sans explication rationnelle à fournir comme toujours ! Dieu s’en chargera, pas la peine de se fatiguer à émerger…

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