Toujours pas de bus à Dakar

Les travailleurs de Dakar Dem Dikk poursuivent leur grève
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Les travailleurs de la société de transport Dakar Dem Dikk (DDD) poursuivent leur grève illimitée entamée mardi, pour exiger de l’Etat la somme d’un milliard de francs représentant la compensation au titre de la rémunération du service public.Cette grève est partie du blocage des comptes bancaires de la société par l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) qui réclame un peu moins de six millions de francs de cotisations sociales à DDD.
Malgré le déblocage des comptes, les travailleurs réclament  »un nivellement de salaires, l’harmonisation des salaires avant toute application et un accord sur la retraite à 60 ans et la restructuration de leur entreprise ». Interrogé par Radio Sénégal, mardi, le directeur général de DDD, Dame Diop, a indiqué l’entreprise restait devoir à l’IPRES des arriérés de cotisations de l’ordre d’un peu moins de six milliards de francs CFA.
M. Diop a expliqué que le non-paiement des arriérés de compensation par l’Etat fait que DDD ne peut pas payer.  »Si l’Etat paie la rémunération du service public, Dakar Dem Dikk pourra honorer ses engagement vis-à-vis de l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale », a-t-il assuré. AD/BK
La situation ne risque pas de s’améliorer
En grève illimitée depuis le 6 mai dernier, les travailleurs de Dakar Dem Dikk demandent l’ouverture des négociations avec les autorités, notamment le ministre des Finances. Amadou Bâ, Mamadou Goudiaby, membres du syndicat des travailleurs de l’entreprise se sentent méprisés.
« Nous voulons quelque chose qui montre qu’il y a une entame d’un processus de paiement. Mais il n’y a rien du tout. On n’a pas de répondant » déclare M. Goudiaby, secrétaire général de l’Union démocratique des travailleurs de DDD.
« On est en train de négocier en interne pour voir la conduite à tenir. Et je crois que les négociations vont aboutir demain (aujourd’hui : Ndlr). Mais à l’extérieur surtout par rapport à l’argent le ministre des Finances ne s’en occupe même pas », fulmine-t-il. Les grévistes ne lèveront pas le pied de l’accélérateur tant que les négociations n’auront pas débuté ».
L’As/APS

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