Les Sénégalais doivent être des touristes!

Promotion du tourisme intérieur et développement local : Macky Sall appelle les Sénégalais à découvrir leur pays
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En inaugurant le Centre communautaire d’interprétation de Bandafassi, samedi dernier, le chef de l’Etat a invité les Sénégalais à visiter l’intérieur du pays par le biais du tourisme notamment les magnifiques sites paysages éparpillés un peu partout et à s’imprégner des richesses culturelles de chaque région du Sénégal. 
Le président Macky Sall a appelé, samedi dernier, les Sénégalais à découvrir leur pays grâce au tourisme interne. « J’invite les Sénégalais à visiter la réalité et la beauté de leur pays. Nous passons notre temps entre l’aéroport Léopold Sédar Senghor et les capitales étrangères. Visitons Bandafassi, Fonguélimbi, la Casamance, le Delta du Saloum », a-t-il lancé, samedi dernier, à l’inauguration du Centre communautaire d’interprétation de Bandafassi, situé à 15 kilomètres de Kédougou. Le chef de l’Etat a indiqué que les cadres doivent être à la pointe du combat, en amenant leur famille en véhicule, dans ces sites magnifiques du Sénégal. « Malheureusement, beaucoup de jeunes directeurs ne connaissent pas la réalité de leur pays. Cela n’est pas possible », a-t-il déploré. « Les Sénégalais gagneraient à découvrir leur pays », a-t-il estimé. 
Le chef de l’Etat a inauguré, cette infrastructure en présence de Bintou Djibo, coordonnateur du système des Nations unies au Sénégal, de Christina Diaz, ambassadeur du Royaume d’Espagne au Sénégal, des autorités administratives et décentralisées de la région. Pour maintenir cette infrastructure en bon état, le président a demandé au ministre de la Culture d’inscrire, dans son budget annuel, une subvention de 20 millions de FCfa au profit du Centre communautaire de Bandafassi. Il a également demandé à tous les ministères concernés (Tourisme, Communication) de joindre leurs efforts pour assurer, dans une parfaite harmonie, la pérennisation de l’infrastructure, en rapport avec les acteurs locaux et les partenaires techniques et financiers.
Mise en oeuvre des richesses culturelles
Macky Sall a indiqué que la mise en valeur des richesses culturelles du Sénégal peut rapporter beaucoup aux économies locales et cette démarche est en phase avec le Plan Sénégal émergent et l’Acte 3 de la décentralisation. « En mettant en harmonie la culture et le tourisme, vous êtes en adéquation avec le Plan Sénégal émergent (Pse) et l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il déclaré. « En créant les synergies, on met en marche un véritable laboratoire de cohérence de nos politiques », a ajouté le président de la République qui souligne que « l’approche, par la culture, est une approche nouvelle sur les questions de développement qui peut rapporter gros à l’économie locale ». Il a cité l’exemple des pays comme le Laos ou le Cambodge qui drainent plus de quatre millions de touristes par an. « Avec sept sites inscrits au patrimoine mondial, le Sénégal est le pays le plus représenté de la sous-région même si nous tardons à capitaliser l’impact », a déploré Macky Sall, en insistant sur la préservation de la diversité culturelle qui est, selon lui, « le socle de la nation ». Macky Sall a soutenu que l’ouverture d’une radio communautaire à Bandafassi « est un message fort en direction des langues peu usitées mais qui font partie intégrante de notre patrimoine culturel ». Avec ce moyen, souligne-t-il, les Bassaris, les Peulhs, les Bédicks, les Koniaguis pourront communiquer dans leur langue et atteindre un auditoire dispersé et renforcer leur capacité de communication et la cohésion sociale.
Mamadou GUEYE/Lesoleil

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14 réponses

  1. babacar dit :

    Le gag de l’année ! les Sénégalais ont de la peine à se nourrir ( 1 repas par jour en moyenne à Dakar ) et Macky les invite à faire du tourisme !!!!!
    Gardez la , elle est bonne et le ridicule ne tue pas ….heureusement !

  2. babacar dit :

    Le gag de l’année ! les Sénégalais ont de la peine à se nourrir ( 1 repas par jour en moyenne à Dakar ) et Macky les invite à faire du tourisme !!!!!
    Gardez la , elle est bonne et le ridicule ne tue pas ….heureusement !

  3. babacar dit :

    Le gag de l’année ! les Sénégalais ont de la peine à se nourrir ( 1 repas par jour en moyenne à Dakar ) et Macky les invite à faire du tourisme !!!!!
    Gardez la , elle est bonne et le ridicule ne tue pas ….heureusement !

  4. rico dit :

    Babacar, tu m’as coupé l’herbe sous le pied. J’allais dire la même chose.
    Comme quoi les politiques sont loin des réalités derrière les verres teintés des limousines…
    D’autre part, est-ce dans la culture des gens d’ici d’aller faire du tourisme « intérieur »? La classe moyenne, les directeurs dont il parle ? Ceux qui auraient les moyens…
    Après, c’est vrai que valoriser les richesses culturelles serait un plus pour le tourisme et pour les populations locales.
    Mais il y a un effort à faire en amont pour faire venir les touristes. Et comme c’est mal parti sur ce plan là…Tout le monde le sait !
    Autre chose, dans un pays tel qu’il est, le prix des hôtels et hébergements n’est pas en rapport avec l’économie du pays. Comment voulez-vous qu’une famille fasse du tourisme avec les prix pratiqués ? Je rappelle qu’il n’y a pas de normes (qualité, services offerts, prix)

  5. Eva-Bettina dit :

    Les sénégalais qui ont les moyens pour faire du tourisme ne vont pas le faire au Sénégal.
    Ils sont souvent tranquillement installés en Europe,leurs jeunes,même si les parents les traînent 1 fois par an au Sénégal arrive avec leur dernière version de i phone au pad,s’ennuient à mourir et hâte de rentrer après.
    Ils bouffent en longueur de la journée pizzas et fast food,passent leur vacances au bord de la mer sous la douche et avec la clim,wifi etc.
    Ils négocient dur,mais dur dans les boutiques avec leurs frères et sœurs,sont arrogants souvent et se le pètent dans les supermarchés avec du filet de bœuf etc.
    Parlez en une fois aux gérants et observez un peu autour de vous !
    Ceux qui habitent ici ne font pas mieux !
    Ils iront jamais se réjouir dans un campement au fin fond du Sénégal,sans eau courante ni électricité…..vous allez à Saly un jour de fête et vous comprenez !

  6. babacar dit :

    merci Eva , au moins il n’y a pas que les rescapés toubab qui se la pètent !

  7. babacar revient vite dit :

    ECONOMIE-SENEGAL
    Le secteur du tourisme en chute libre
    Koffigan E. Adigbli
    DAKAR , 20 août (IPS) – Après un essor considérable dans le passé, le tourisme au Sénégal est en chute libre. Selon les statistiques, ce pays qui accueillait à lui seul neuf millions de touristes par an, dans les années 1970, n’en reçoit plus que 450.000 aujourd’hui.
    «Depuis plus de huit ans, les touristes ne viennent plus au Sénégal», déclare Thierno Benjamin Gueye, le responsable de l’auberge « L’Africain » à Saly où IPS s’est rendu, à environ 60 kilomètres de Dakar. Presque tous les touristes et gérants d’hôtels rencontrés dans cette petite ville touristique communément appelée « la petite côte », ont reconnu que le tourisme au Sénégal est en régression.
    En été 2000, Gueye avait dans son auberge 58 lits pour 56 chambres, et le tout était occupé (de juin à octobre). Son chiffre d’affaire s’élevait à plus de 750 millions de francs CFA. Mais en en été 2009, il n’a pas encore fait une recette de cinq millions FCFA. Entre 2000 et 2009, le nombre de visiteurs enregistrés au Sénégal est descendu de plus d’un million à 800.000; et les prévisions pour 2009 sont très mauvaises.
    Cette baisse de performance inquiète certains acteurs qui en recherchent les causes. Le secteur est frappé par une mauvaise gouvernance et la déperdition des valeurs culturelles, dénonce le Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS).
    Le coût de vie élevé dans les lieux attractifs du tourisme sénégalais contribuerait aussi à la chute. « Rien ne marche plus comme avant. Les touristes fuient le Sénégal, tout est trop cher », déclare Gueye.
    «Imaginez-vous qu’une chambre d’hôtel soit louée jusqu’à 500.000 francs CFA par mois, qu’un paquet de cigarette soit vendu à 1.000 FCFA et une tasse de café à 2.000 FCFA. Comment un touriste peut-il s’en sortir avec la conjoncture actuelle que nous vivons», confie Charles Gertel, un touriste logeant dans l’auberge Hacienda.
    Gertel estime que la destination Sénégal coûte trop cher aux touristes qui préfèrent donc aller dans les pays comme le Bénin où le billet d’avion et les hôtels sont moins chers. Pour lui, la concurrence est rude sur le marché du tourisme et pour une grande partie des touristes, elle se joue sur le prix.
    Selon Sy, président du SPIHS, le gouvernement fait tout pour augmenter le prix de cette destination en faisant grimper les taxes de l’aéroport à 80 euros. «Quel est le touriste qui acceptera de payer autant pour venir plonger les pieds dans l’eau, sous un soleil qui brille aussi bien à Casablanca au Maroc, ou à Monastir en Tunisie pour beaucoup moins?», se demande-t-il.
    «Continuer à maintenir vos taxes sur les billets d’avion», renchérit Gertel, en ironisant.
    Avec la baisse de la TVA, la destination Sénégal devrait être moins coûteuse. Un projet de réduction de la TVA de 18 pour cent à 10 pour cent est prévu pour répondre au problème du secteur du tourisme mais il n’est pas encore mis en œuvre. Racine Sy, ne comprend pas pourquoi. «Je pense que ce projet dort dans les tiroirs du gouvernement comme d’autres visant à développer les activités du tourisme».
    Abdoulaye Kane, guide touristique pense que si le secteur touristique n’est plus productif, c’est parce que le Sénégal n’a plus de culture à faire valoir. «Chaque année, c’est la même chose; sur le plan culturel, on n’innove pas; c’est toujours le tambour Djembé qu’on joue; on visite la même chose; rien n’attire plus ici à Saly. Notre pays n’a plus rien à faire valoir dans le domaine de la culture».
    Selon Abdoulaye Deme, marketeur en économie touristique, les causes du déclin du tourisme au Sénégal sont profondes. Selon lui, la majeure partie du territoire n’est pas accessible; or les séjours touristiques sont courts, de l’ordre d’une semaine, ce qui déjà élimine quelques régions potentiellement touristiques.
    «Il faut des heures de route interminables pour sortir de Dakar. A cela s’ajoute l’insécurité urbaine en hausse constante et l’insécurité économique. Le tourisme ne peut se développer dans ce désordre», explique-t-il un peu énervé.
    Deme ajoute que le tourisme avait entraîné en 2000, la création de 12.000 emplois directs et 18.000 indirects, mais suite au coût élevé des taxes et au non professionnalisme du ministère de tutelle, la perte d’emploi touristique entre 2001 et 2007 dépasse 50 pour cent.
    «Le secteur artisanal est hypertrophié chez les opérateurs dans l’offre d’hébergement. Un déficit en matière de formation, de connaissance des marchés, une utilisation d’une stratégie d’offre plus qu’une mise en œuvre d’un logique marketing et une concentration saisonnière des activités plombent le secteur touristique», dit-il, concluant son diagnostic.
    Dans un contexte aussi structuré, recommande Deme, il faudrait que les autorités prennent plus au sérieux l’industrie du tourisme qui s’appuie nécessairement sur les privés pour son développement. Car pour le moment, affirme Gueye, «le gouvernement n’a pas une bonne politique, une bonne stratégie de communication pour développer le secteur».
    Au ministère du Tourisme où IPS s’est rendu, les personnes approchées n’ont pas voulu se prononcer sur la question. Un cadre, ayant requis l’anonymat, a toutefois reconnu que le tourisme traverse une période difficile, mais que le gouvernement fait aussi des efforts pour redorer le blason du secteur.
    Selon lui, le gouvernement a dégagé, pour cette année, un budget de 12 milliards de FCFA afin de promouvoir la destination Sénégal. Pour SY, ce budget est insuffisant. Mais, le cadre du ministère est optimiste. En association avec les professionnels du tourisme, révèle-t-il, le gouvernement a adopté une cible de 1,5 million de touristes en 2010. (FIN/2009)

  8. babacar revient vite dit :

    Rien de rassurant…
    Par Chriseip, le mer, 02/04/2014 – 16:23.
    Bigre, ça fait froid dans le dos! Manifestement, cela a bien changé en peu d’années: j’ai habité Warang plusieurs années de suite et je connais donc bien le secteur de la Petite Côte. S’il pouvait y avoir quelques « voleurs de poule », c’était épisodique et tout le village en parlait et était révolté. A Mbour, c’était déjà plus flagrant: j’ai eu plusieurs amis qui ont été cambriolés, mais sans violence: de la « rapine » en somme. C’est une des raisons, avec le harcèlement (bien que j’étais comme un résident), qui m’ont fait abandonner cette région pour la Casamance, alors que d’aucuns pouvaient considérer que ces « inciviltés » restaient « acceptables ». (J’ai ensuite abandonné la Casamance…pour les mêmes raisons; les « voyous » venant de Dakar et même de Guinée Bissau).
    Avec l’escalade, même si elle est peut être un peu amplifiée par un journaliste zélé, les habitants doivent avoir un sacré sentiment d’insécurité…
    Cette évolution est la conséquence, selon moi, de la perte de ressources et d’emplois liés au tourisme qui descendaient en cascade des touristes et résidents.
    Comme je l’ai écrit il y a longtemps, ce qui est pourtant une évidence: autant, voire plus de personnes à nourrir avec des touristes de moins en moins nombreux, donne forcément une concentration de harcèlement de plus en plus intense et agressive sur les pauvres malheureux européens qui doivent se demander ce qu’il leur arrive.
    J’ai mal au ventre pour le Sénégal.

  9. babacar revient vite dit :

    Tout a été dit sur les problèmes du tourisme au Sénégal.
    Ma femme (sénégalaise) et moi-même (français) vivons au Sénégal plusieurs mois par an depuis 5 ans et y possédons une maison. Je peux donc donner les impressions d’un « toubab privilégié » peut-être plus objectif que le tourisme lambda qui débarque pour la première fois et, je le comprends parce que je l’ai été moi-même, totalement ahuri devant ce qui se passe dès son arrivée à l’aéroport de Dakar : Premiere étape : les porteurs « officiels » de l’aéroport qui demandent 20 euros pour prendre en charge les bagages, plus 30 euros pour soi-disant éviter la fouille des bagages par les douaniers. Ensuite il faut traverser la foule devant l’aéroport pour trouver son taxi, en ayant peur que pendant ce court déplacement un voyou s’empare d’une des valises ! Arrivé au taxi il faut encore discuter avec un ou deux individus qui se sont autoproclamés assistants du porteur demandant 10 euros pour ramener le chariot vide… Puis voyage vers la ville (souvent Saly pour ce touriste « lambda ») où on est bien content de trouver la chambre ou la résidence réservée, dont le standing est souvent fort loin de à quoi on s’attendait compte-tenu de la publicité et du prix payé. Néammoins on est fatigué et on dort bien… s’il y a un groupe électrogène dans l’hôtel ou la résidence, car les coupures de courant sont aussi inopinées que fréquentes. Le lendemain matin, on prend un bonne douche froide (si il y a de l’eau) on est en pleine forme, et on va faire un tour vers la plage. Malheureusement, dès sorti de l’hôtel ou de la résidence, on est harcelé par des petits voyous généralement pas agressifs, mais collants , et dont il est quasiment impossible de se séparer sinon en poussant « un coup de gueule ». On se croit un moment tranquille, mais dès qu’on arrive sur la plage en voulant faire une petite promenade au bord de l’eau, nouvelle « attaque » par d’autres petits voyous aussi inoffensifs que les premiers, mais aussi collants qui veulent vous vendre n’importe quoi, vous emmener au restaurant ou vous vanter les charmes des filles du coin. Sans compter sur la pollution visuelle vous faisant croire que la seule culture du sénégal est celle des sacs plastique et autres détritus (impression renforcée les jours suivants par la visite de Mbour, et de la campagne environnante qui font penser que la ville a été bombardée récemment …)
    On comprend que ce touriste « lambda », lorsqu’il a fait cette expérience pendant une semaine n’ait pas envie de revenir et ne va pas inciter ses amis à faire le voyage.
    On peut trouver ce commentaire méchant et excessif. En vrai cette première impression est fausse, car si on reste plus longtemps on comprend bien mieux le Sénégal, on s’habitue, et il existe bien des avantages, mais le touriste qui n’est resté qu’une semaine va rester sur cette mauvaise impression et va détourner du Sénégal peut-être 10 ou 20 personnes. D’autant plus qu’il aura payé trop cher son billet d’avion, trop cher son hôtel (ce n’est pas seulement un problème de taxes, car normalement dans les frais d’exploitation d’un hôtel ce qui coûte le plus cher ce sont les frais de personnel, et lorsque l’on connait les salaires mensuels des sénégalais à moins de 100 euros…). D’autant plus encore que si, par malheur, il a loué une voiture il aura été gentiment arnaqué plusieurs fois par jour par quelque policier très consciencieux voulant lui soutirer quelques billets de 1000 CFA. J’en passe et des meilleures…
    Je n’apporte pas de solution. Les sénégalais sont libres et adultes, ils doivent prendre les choses en mains. Le gouvernement certainement, mais aussi le peuple sénégalais.
    j’ais repris ce commentaire très édifiant!
    Babacar

  10. maryse dit :

    ce n’est plus 1000 frs cfa maintenant c 3000frs minimum!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!si on vt récupérer son permis qui se trouve ds la poche du policier…………………;;

  11. rico dit :

    Trop vrai malheureusement !

  12. Eva-Bettina dit :

    Dommage mais c’est exactement ça qu’on vit comme touriste d’un ou deux semaines !

  13. eric dit :

    Le problème c’est que ça fait plus de 10 ans qu’on en parle et rien ne change !!!
    c’est désespéré ou pas ?….

  14. maryse dit :

    a mon avis c desespere il faut changer les mentalites dc il ft attendre ls générations futurs et qd on entend ds gamins de 4 ans crier TOUBAB DONNE DE L’ARGENT ce n’est ps pour demain!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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