La Casamance ne désarme pas
Casamance: 3 soldats sénégalais tués, six autres blessés par des rebelles

Trois soldats sénégalais ont été tués et six blessés lors d’un « accrochage » lundi soir avec des rebelles indépendantistes présumés en Casamance (sud du Sénégal), a appris mardi l’AFP de sources militaire et hospitalière.
« Hier au crépuscule (…) nous avons eu un accrochage avec des maquisards du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion), nous avons enregistré trois morts et six blessés », a déclaré une source militaire.
L’accrochage s’est produit dans la sous-préfecture du Sindian, à 50 km au nord de Ziguinchor, ville principale de Casamance.
Deux des soldats blessés l’ont été grièvement et ont été transférés par avion dans la nuit de lundi à mardi à Dakar, a précisé cette source.
Un infirmier de l’hôpital régional de Ziguinchor a confirmé que l’établissement « a reçu 6 blessés et 3 corps ».
Aucun bilan n’a été fourni concernant d’éventuelles victimes dans les rangs du MFDC.
La source militaire a précisé que l’accrochage s’est produit alors que l’armée sénégalaise se trouve dans la zone du Sindian « dans le cadre de la sécurisation des personnes et de biens contre ces bandes armées qui les terrorisent ».
Le conflit en Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, a débuté en 1982 et a fait des milliers de victimes, civiles et militaires, malgré plusieurs accords de paix entre Dakar et la rébellion du MFDC, signés et aussitôt caducs.
En campagne électorale pour sa réélection à la présidentielle du 26 février après douze ans de pouvoir, le chef de l’Etat Abdoulaye Wade a tenu samedi un meeting à Ziguinchor au cours duquel il a proposé un nouveau plan pour mettre fin au conflit.
Lors de sa première élection en 2000, il s’était engagé à résoudre le conflit casamançais « en 100 jours ».
Les affrontements, braquages et embuscades se sont poursuivis à intervalles réguliers, et se sont intensifiés depuis novembre 2011, alors que les divisions au sein du mouvement rebelle se sont amplifiées depuis la mort en décembre 2007 de son chef historique, l’abbé Augustin Diamacoune Senghor.
Début janvier, le président Wade avait affirmé être disposé à « poursuivre le dialogue avec le MFDC pour une solution pacifique de la crise ».
Il s’est dit d’accord pour une médiation de la communauté Sant’Egidio, avec notamment la tendance la plus radicale de la rébellion, dirigée par Salif Sadio.
Ce dernier s’y est déclaré favorable sous conditions, en particulier que la médiation se tienne en terrain neutre, hors d’Afrique.
AFP











Derniers commentaires