2 ans de prison pour un opposant

Un opposant condamné à 2 ans ferme pour menace de mort à magistrat
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Un opposant sénégalais, accusé de menace de mort et outrage à magistrat pour avoir dénoncé le silence de juges sur la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012, a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme par un tribunal de Dakar.
Le tribunal déclare le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à deux ans d’emprisonnement, indique le jugement à l’encontre de cet opposant, Malick Noël Seck, lu par le président du tribunal des flagrants délits.
Malick Noël Seck est secrétaire général de Convergence socialiste, un mouvement affilié au Parti socialiste sénégalais (PS, opposition).
Il lui est reproché d’avoir menacé et outragé le Conseil constitutionnel dans sa lettre ouverte, remise le 10 octobre au siège de l’institution. Il y dénonçait le silence des cinq magistrats du Conseil sur la candidature de M. Wade à l’élection présidentielle, la jugeant immorale.
Nous sommes venus vous rappeler aujourd’hui le serment tacite que vous avez fait au peuple sénégalais en tant que membres du Conseil constitutionnel, il nous semble aujourd’hui que vous avez manqué à vos engagements et à votre parole, écrivait-il dans cette lettre dont l’AFP a reçu copie.
Wade doit tomber, l’honneur du Sénégal l’exige! Nous sommes venus chez vous manifester nos ressentiments et vous désigner comme les responsables de nos souffrances quotidiennes. (…) Demain, lorsque la parole sera à la rue, nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes, ajoutait-il.
Le Conseil constitutionnel doit décider en janvier de la validité des candidatures à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012, qu’il aura reçues.
Abdoulaye Wade, 85 ans, a été élu en 2000 puis réélu en 2007 et a annoncé en 2009 qu’il se représenterait pour un nouveau mandat, après avoir dit le contraire deux ans plus tôt. Dans un récent entretien à un quotidien sénégalais, il a réaffirmé qu’il serait bel et bien candidat et allait terrasser ses opposants dès le premier tour.
L’opposition et des organisations de la société civile ont récemment exigé qu’il annonce fin octobre le retrait de sa candidature qu’ils jugent anticonstitutionnelle, menaçant de multiplier les manifestations de rue pour le forcer à ne pas se représenter.
AFP

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