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Sénégal : les ONG et les médias ensemble pour combattre l’excision 

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Des ONG et des professionnels des  médias se sont engagés pour mieux lutter contre l’excision et  éradiquer les pratiques traditionnelles néfastes au Sénégal dans  le cadre d’un partenariat au bénéfice des populations, a rapporté  mercredi l’Agence de presse sénégalaise. 

 

     Le Comité sénégalais sur les pratiques traditionnelles ayant  effet sur la santé de la mère et de l’enfant (COSEPRAT) a choisi  la célébration de la Journée internationale "Tolérance Zéro" sur  les mutilations génitales féminines (MGF) pour inviter les médias  à asseoir une stratégie d’information et de sensibilisation des  populations sur les dangers de telles pratiques sur la santé des  femmes et des petites filles. 

 

     La démarche s’inscrit dans un souci de faire comprendre à  l’ensemble des communautés que l’excision n’est pas faite pour " protéger les enfants" comme vecteur de certaines croyances et  traditions encore vivaces. 

 

     "Nous voulons amener tout le monde à un même niveau  d’information pour une prise en compte du fléau qu’est l’excision  dans nos sociétés", a évoqué la présidente du COSEPRAT Maguette Sy. 

 

     "Nous avons besoin de l’appui des médias pour toucher toutes  les couches de la population en vue d’arrêter le mal et mettre fin à la souffrance, à l’atteinte de l’intégrité physique des femmes", a-t-elle ajouté. 

 

     Dans sa communication, la secrétaire générale du Synpics Diatou Cissé a tenu à faire un cadrage de ce partenariat soulignant que  les médias ont effectivement un rôle à jouer mais "qu’il soit bien entendu que les journalistes ne sont pas des donneurs de leçons". 

 

     "Ce n’est pas aux journalistes de dire ce qu’il faire ou ce  qu’il ne faut pas faire mais on peut essayez de trouver comment  travailler en toute intelligence avec les ONG et les associations", a-t-elle dit. 

 

     Selon Diatou Cissé il s’agit surtout pour les médias qui ont la faculté de légitimer la cause de vulgariser des informations  auprès des populations, contribuer à faire pression sur les  décideurs (pression pour faire appliquer les lois) et relayer le  plaidoyer des ONG et des associations. 

 

     Elle a encore soutenu que les médias par devoir et obligation  et par respect aux principes du métier doivent relayer tous les  arguments à savoir ceux qui sont contre et ceux qui sont pour  l’abandon de l’excision. 

 

     Enfin, la patronne du Synpics a estimé que les journalistes  doivent s’imprégner du contexte socioculturel pour savoir quel  genre de message diffuser afin d’éviter toute approche  stigmatisante ou stéréotypée. 

 

     Elle a invité également les ONG et les associations à  décloisonner la question de la lutte contre l’excision pour ne pas en faire une affaire de femme uniquement, aider les médias à  disposer d’informations vraies, justes et fiables pour un  partenariat fructueux.

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