LA PÊCHE ENCORE POINTÉE DU DOIGT

Greenpeace pour plus de transparence dans le secteur de la pêche

L’ONG britannique dénonce plusieurs « violations de la loi » dans l’attribution des licences de pêche par le ministère de l’Economie maritime.

Selon le rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), il a été constaté, dans certains cas, la délivrance par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime d’une lettre de garantie dite « promesse de licence de pêche » à des navires en phase de naturalisation. « Pourtant, relève Greenpeace Afrique, cette pratique n’est prévue, ni par le Code de la pêche maritime, ni par une disposition réglementaire habilitant l’autorité concernée à procéder de la sorte », selon Aapanews.

Par ailleurs, souligne l’organisation non gouvernementale, l’attribution de la licence de pêche démersale profonde, option « chalutiers, poissonniers et céphalopodiers » à des bateaux, constitue « une violation de la loi » par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime sur la période 2014 – 2019. A en croire Greenpeace qui cite l’Ofnac, cette catégorie de licence n’existe pas encore.

Dans son rapport, l’Ofnac a également noté d’autres manquements comme la rétention des décisions par la commission paritaire mise en place pour statuer sur la suite réservée à ces licences. Ladite commission n’a pas souhaité rapporter, d’après l’Ofnac, les décisions d’octroi de licences en cause, et a attendu l’expiration de ces dernières avant de procéder à la régularisation par le changement de l’option.

« Ces manquements soulevés par le rapport de l’Ofnac confortent les inquiétudes de Greenpeace Afrique qui, depuis des années, demande un audit et la publication de la liste des navires autorisés au Sénégal », a déclaré Dr Aliou Ba.

Le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique estime que « nous ne devons pas laisser un secteur aussi important sombrer dans des pratiques nébuleuses. C’est pourquoi Greenpeace Afrique appelle encore une fois l’État du Sénégal à sauver le secteur de la pêche ».

africanmanager.com

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7 réponses

  1. stéphane dit :

    Tout le monde sait que les plus nuisibles sont les piroguiers esclavagistes Sénégalais , de St louis jusqu’ au golf de Guinée Léboux et autres marins ,par ailleurs très très bons marins pécheurs sont les plus gros nuisibles, leurs filets maillants, Japonais ,transparents sont se qu’ils se faient de plus dévastateurs à multiplier aux nombres de moteurs Yamaha 40 ch enduro seuls des pouilleux chevelues sortient de je ne sais quel quartiers puant le Cohen Bedhit peuvent dire le contraire

    • oyster dit :

      Bonjour,
      Sauf que le piroguier avec son moteur 40cv ne fait pas le poids avec les navires usine de différents pays qui pillent sans licences les eaux du SENEGAL.
      Le courage ne manque pas pour affronter la mer sans savoir nager pour un grand nombre ,et, quant à dire qu’ils sont très bon et nuisibles ,je suis stupéfait !

      • stéphane dit :

        Savez-vous au moins quelle longueur de pirogue, combien de marins , de gamins la morve au nez, de jours en mer ce petit 40 ch enduro peut vous faire naviguer et travailler sur l ‘océan

  2. Ivan dit :

    C’est l’arrivée massive de navires, chinois et russes, qui a déséquilibré le secteur. La fourniture par ces derniers de km de filets nylon aux pirogues locales a entrainé l’augmentation de celles ci et des pratiques destructrices avec des km de filets à 200 m du rivage. Les pirogues n’alimentent plus les marchés locaux mais les navires qui restent au large. En Casamance, on assiste tous les week end à un curieux spectacle. A la tombée de la nuit, un défilé de pirogues venant du Sénégal se dirige vers la Guinée Bissau, les gardes maritimes guinéens étant en repos. Et puis soudainement, le cortège s’arrête près de la frontière, les piroguiers sénégalais étant prévenus de la présence des gardes par des correspondants en Guinéens. Et coté Guinée, on a aussi des correspondants au Cap Skirring qui préviennent lorsque les pirogues partent. Cela provoque, comme sur une autoroute, des ralentissements, des bouchons et de nouveaux départs en fonction des renseignements respectifs. Les Guinéens, qui utilisent des filets en cotons, brulent systématiquement tous les filets nylon des pirogues qu’ils arraisonnent et fixes des cautions trés élevées aux pécheurs pris pour récuperer leur pirogues et leur moteurs (de 1 à 3 millions de CFA).

  3. stéphane dit :

    Pardon Ivan …………

  4. oyster dit :

    Le SENEGAL était une région ou le poisson prospérait ,mais depuis plus de dix ans ,le pécheur doit aller de plus en plus loin .
    Les bateaux usines raclent au détriment les locaux avec ou sans licences !..
    et ,demain le risque de famine est proche , car à vouloir vivre au jour le jour sans penser au lendemain …………

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