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« En mer, pas de taxis » chez Gallimard


Après « Gomorra », l’auteur à succès Roberto Saviano publie un livre sur l’enfer des émigrants en Méditerranée au titre terriblement efficace :
« En mer, pas de taxis », en référence à la phrase absurde lancée sur Facebook par Luigi Di Maio, devenu depuis ministre des affaires étrangères : « Qui paie ces taxis méditerranéens ? Et pourquoi ? »
L’expression « taxis des mers », utilisée pour suggérer des liens entre humanitaires et trafiquants d’êtres humains, était née. Devant le futur qui attend cette planète, je me réjouirais presque d’être vieux.
Je trouve formidable qu’un écrivain à succès comme Saviano mette son talent au service d’une telle cause. Il aurait pu presser le citron des sagas sur la mafia sans aller chercher plus loin, au lieu de quoi il parle non seulement de drames humains qui pour l’instant se contentent de déposer des corps sur les plages balnéaires de l’Europe mais qui sera certainement la plus grande tragédie du siècle quand le niveau des mers montera inexorablement. Pour l’instant il s’agit de quelques milliers de malheureux sur des radeaux d’infortune mais lorsque la ville d’Arles se retrouvera en bord de mer, les beaux esprits regretteront amèrement de s’être foutu de la gueule des airs coincés de la petite Greta Thunberg.
« En mer, pas de taxis » met en valeur les photographes Paulo Pellegrin et Olmo calvo.
Jean-marie Périer

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