CAN DE BEACH SOCCER À SALY

Comment Saly vit la CAN de Beach Soccer

Le Sénégal abrite la Coupe d’Afrique des nations de Beach Soccer 2021, qui se joue à Saly Portudal, ville touristique située dans le département de Mbour, à 75 kilomètres de la capitale sénégalaise, Dakar. AFRIK.COM y a effectué un détour, ce mercredi matin, peu avant les matches du Maroc et du Sénégal, qui doivent affronter, respectivement, l’Egypte et la Tanzanie.
Il est 10H17 GMT, nous voici devant l’entrée de Saly Portudal. Deux agents des forces de sécurité gèrent la circulation, « toujours dense à cette heure de la journée », nous dit-on. Normal pour la ville la plus touristique du Sénégal, où les commerces, restaurants, bars et autres discothèques jalonnent les routes principales. Saly a cette particularité de regorger d’étrangers, au point que par endroit, on se croirait en Europe. C’est ici que se joue la Coupe d’Afrique des nation de football de plage ou Beach Soccer.
Notre attention est attirée par un vieux couple d’Occidentaux, en amoureux, assis sur un banc public, en train d’échanger tranquillement, jusqu’à ce que nous interrompions leur quiétude. « Oui, on en a entendu parler dans les médias, mais nous sommes trop vieux pour assister à des matches au stade. Et puis, on est ici pour se détendre passer de belles vacances, pas pour vivre le sport ou nous prendre la tête », lâche le septuagénaire, sourire au coin. Nous venions en effet de leur demander s’ils suivaient un peu l’actualité sportive, notamment la CAN de Beach Soccer.
A part la route principale de Saly, menant au lieu des compétitions, jalonnées d’effigies faisant la promotion de cette CAN, rien n’indique que la ville abrite une telle compétition, qui se déroule à la plage. Une très belle plage avec une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, nous sommes à l’entrée de la Résidence Le Récif où la sécurité ne fait pas défaut. Sur la chaussé, là aussi deux agents de la police nationale gèrent la circulation, tandis que d’autres, notamment des éléments du Groupement Mobile d’intervention, veillent à la sécurité des lieux.
« Prenez ce couloir, vous contournez la piscine et continuez tout droit jusqu’à la plage ». C’est l’un des préposés à l’accueil de ladite Résidence qui venait de nous indiquer où se jouait cette compétition continentale. En effet, aussitôt après avoir contourné la piscine, le décor était déjà planté : le dispositif pouvait s’apercevoir de loin, avec le logo de la CAF (Confédération Africaine de Football). En moins de deux minutes, nous sommes sur les lieux. Aucune sportif, à part un membre de la Fédération Sénégalaise de Football, que nous avons croisé sur les lieux. « Je suis là juste pour jeter un coup d’œil. Rien de spécial », nous sert-il avec un petit sourire.
Sur place, ce sont des agents des forces de sécurité qui occupent les lieux. Ils sont partout, sur les gradins, à côté de la place à bord de motos, et disséminés un peu partout. Un avion des forces de défense survole aussi les lieux où, visiblement, la sécurité est de mise. Les quelques personnes étrangères au système sont des femmes, des vendeuses d’objets d’art, dont la marchandise est disposées sous une tente élaborée pour la circonstance. « Depuis trois jours, nous n’avons rien vendu. Personne n’est venu nous demander combien coûte un seul produit », nous souffle l’une d’entre elle, Diatou elle s’appelle, la cinquantaine.
Les propos de Diatou sont confirmées par les autres femmes présentes sur les lieux et qui sont regroupées sous le label des femmes artisans de Thiès. La ville de Saly faisant partie du Département de Mbour qui se trouve dans la région de Thiès. « A part El Hadji Diouf (ancien international sénégalais de football), personne n’est venu vers nous pour acheter nos produits », confie une autre dame, la quarantaine, expliquant qu’elles doivent faire face à des charges, notamment leur alimentation quotidienne qui tourne autour de 2 500 FCFA. « C’est très dur et au fur à mesure, nous perdons espoir de vendre nos produits », ajoute-t-elle.
« Espérons qu’avec le match du Sénégal (contre Tanzanie) de cet après-midi, nous allons vendre quelques produits. Même si ce sont des maillots qu’on écoulera, pourquoi pas. On ne sait même pas en fait. Plus les jours passent, plus on se dit que nous avons perdu du temps et de l’énergie en nous déployant sur ces lieux de compétition, où se retrouvent beaucoup de nationalités, car on sait que c’est une compétition africaine qui se joue ici à Saly. Donc un rendez-vous auquel prennent part beaucoup d’étrangers, qui doivent pouvoir acheter des cadeaux et des souvenirs », indique une autre femme.
Sur les étals, des colliers en perles, des robes en tissus teintés, des pagnes, des tableaux d’art et autres produits. Le tout disposé sous une tente géante, qui voilait un bonne partie de la marchandise. Le soleil était au zénith lorsque nous prenions congé des lieux où se retrouveront, quelques heures plus tard, les équipes du Maroc, de l’Egypte, de la Tanzanie et du Sénégal pour des matchs qui seront l’attraction de cette journée du mercredi 26 mai 2021, sur la Petite Côte sénégalaise.
photos: https://www.afrik.com/comment-saly-vit-la-can-de-beach-soccer

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7 réponses

  1. Le chaman dit :

    Plutôt lyrique le journaleux, mais il réussit à en faire une tartine sur un non événement, car en effet, rien n’annonce dans Saly cette manifestation sportive, il faut en effet arriver à la hauteur de la résidence du Récif pour voir les force de sécurité dans tous les coins, les 2 policiers habituellement postés à cette endroit, appelés les mangent mille, habitué à soutirer les billets au maximum d’automobilistes passant à cette endroit, sont devenus invisibles. Mais ce que notre journaleux effleure, c’est l’absence totale d’organisation pour pouvoir se munir de l’indispensable ticket pour accéder à la compétition, aucune guérite, personne pour vous renseigner, une expertise à la Sénégalaise pour gérer correctement la manifestation,.et en fait, on ne sait pas où sont passé les billets, mais les tribunes sont complètement vides, 1000 places installés et seulement une poignée de spectateurs dans les gradins, et après ça, les stands installés sur le terrain, sont désert, forcément, et les vendeurs de se plaindre de ne voir personne, même les habitants de la résidence du Récif n’ont pas eut de tickets pour aller assister à un match ou deux, incroyable. J’y suis allé deux fois, et je n’ai pu avoir ce sésame,

  2. issa gibb dit :

    Je pense qu’après une si piètre expérience, le désinvestissement et la logistique nulle de l’Etat Sénégalais et des organisateurs de ce CAN de Beach Soccer 2021 à Saly, le Comité Olympique International va regarder à 2 fois, pour redonner les Jeux Olympiques de la Jeunesse, au Sénégal ???
    D’ailleurs, je crois que le Sénégal a jeté l’éponge et a décliné l’organisation des futurs Jeux Olympiques de la Jeunesse sur son sol :
    Car ces Jeux lui couterait trop cher, même si il y a afflux de visiteurs et de fans mondiaux de Sport …
    Mais, il faudrait nettoyer le pays qui est dégueulasse et cacher tous les enfants Talibés esclaves mendiants dans les rues : Ce qui représenterait un important manque à gagner pour les marabouts et les politiciens complices, pendant la durée de ces Jeux…
    C’est déjà tout choisi : Pas de Sport International pour rester dans sa merde et continuer à exploiter des pauvres gosses innocents en toute tranquillité…
    Le nouveau stade-arène Chinoise qui se fissure déjà, servira quand même à la Lutte Sénégalaise et à ses Stars avec leurs gris-gris et liquides maraboutiques pour faire ce sport non reconnu par les instances olympiques internationales, au contraire de la lutte gréco-romaine qui fait partie intégrante des sports olympiques… Chercher l’erreur !
    Mais, la Lutte Sénégalaise est aussi très lucrative pour une poignée de nantis au Sénégal, dans ce pays où le pauvre peuple n’a pas d’emplois et crève de faim, dans ce pays qui n’arrive pas à atteindre l’autosuffisance alimentaire chaque année et où des pays étrangers ou des organisations humanitaires internationales doivent intervenir pour nourrir des familles et des gosses au bord de la famine, le long du fleuve Sénégal, de Matam-Bakel-Podor, tous les ans, pendant que ses potentats politiciens et religieux se gavent sur le peuple, se payent plusieurs maisons et voitures de luxe et détournent aussi toutes les aides internationales qu’ils peuvent, depuis les Indépendances … Chercher l’autre erreur !
    Un drôle de Pays, tout de même !

  3. Ali dit :

    Il se construit un immense et beau stade de plusieurs milliards a diamniadio

  4. Ivan dit :

    Les jeux olympiques de la jeunesse qui doivent se dérouler à Dakar ont été repoussé de 2022 à 2026. Selon Ibrahima Wade, coordinateur de cette organisation, le Sénégal se rapproche de l’AFD, agence française de développement, pour l’organisation de cet événement et, concernant le financement, le Sénégal compte demander une aide à l’union européenne et à la banque africaine de développement. Par ailleurs, une discussion est en cours avec l’INSEP de Paris pour la formation de cadres techniques et de sportifs pour la préparation des athlètes sénégalais pour ces jeux.

  5. Ivan dit :

    Jeux olympiques de la jeunesse. Selon Mamadou Ndiaye, président du comité national olympique sénégalais, une alliance avec l’AFD ( agence française de développement) dénommée Djoko a été récemment créé pour assurer la maîtrise d’ouvrage de cet événement. C’est le COJO Paris 2024 qui va en assurer la coordination. D’importants travaux techniques concernant les installations sportives sont d’ores et déjà prévus par cette coordination.

  6. Ali dit :

    Jeux repoussés à cause du covid19

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