LES CHIFFRES EFFARANTS DU VIOL AU SÉNÉGAL

En une année de criminalisation, 414 procédures de viol ont été enclenchées dans 12 des 14 tribunaux de grande instance du pays. Si on les compare avec les années précédentes, le viol, malgré la criminalisation, est en hausse

En une année de criminalisation, 414 procédures de viol ont été enclenchées dans 12 des 14 tribunaux de grande instance du pays. Si on les compare avec les années précédentes, le viol, malgré la criminalisation, est en hausse. Au cours de l’année judiciaire, 565 cas d’infractions à caractère sexuel (viol, attentat à la pudeur…) alors que pour cette première année civile de la criminalisation, 414 affaires de viol ont été répertoriées.
Dakar – 102 dossiers avec 108 inculpés dont 2 mineurs…
Dakar bat le record. Des 12 tribunaux de grande instance étudiés (hormis Saint-Louis et Fatick), celui de Dakar vient en tête. Du 04 février au 17 décembre, 102 dossiers ont été confiés aux 10 cabinets d’instruction. 11 viols sur mineures de moins de 13 ans, 61 affaires, impliquant des mineurs de 13 ans ou plus, gardent en prison des détenus accusés de viol, de pédophilie, de détournement de mineurs, de tentative de viol, parfois accompagnés de séquestration de proxénétisme, de corruption de mineurs, charlatanisme entre autres infractions. 5 affaires d’actes contre-nature, dont l’un est commis par un mineur, 2 viols collectifs, 4 dossiers de viol sur des personnes vulnérables en raison de leur santé, 4 dossiers de viol sur mineurs par une personne ayant autorité sur la victime (avec dans certains dossiers, les infractions de coups et blessures volontaires avec Itt de 21 jours, enregistrement d’images à caractères pornographiques) sont décomptés. A noter que 18 affaires, dont les victimes sont des majeures ayant, selon l’accusation, subies un viol ou une tentative, parfois avec séquestration, diffusion de données personnels, association de malfaiteurs, traite de personnes en réunion, usurpation de fonction, vol… figurent sur la liste. Des mis en cause sont aussi inculpés de complicité de viol.
Thiès – 48 dossiers, 13 viols sur mineurs…
De janvier à décembre 2020, la capitale du Rail totalise 48 dossiers. Avec le cas d’association de malfaiteurs, enlèvement de mineure, viol collectif sur une mineure de moins de 13 ans, pédophilie et détournement de mineure enregistré, le nombre de mis en cause est de 49. 10 dossiers de viol, pédophilie et détournement de mineure, sur une mineure de moins de 13 ans. 13 dossiers de viol sur mineurs, pédophilie, 1 viol et détournement de mineures, 1 viol, pédophilie, 2 dossiers de pédophilie, attentat à la pudeur avec violence sur une mineure de moins de 13 ans, détournement de mineure. 10 personnes sont inculpées de tentative de viol sur mineure, 1 dossier de tentative de viol, vol commis la nuit, 3 dossiers de viol et d’actes contre-nature, 1 cas de viol et vol, et mise ne danger de la vie d’autrui, 3 dossiers de viol, acte contre-nature, évasion par violence ou bris de prison, 2 affaires de viol, pédophilie par une personne ayant autorité sur la mineure et détournement de mineures.
Pikine – 45 cas de viol dont 18 victimes de moins de 13 ans
Du 06 février 2020 au 03 novembre 2020, 45 dossiers de viol impliquant 54 mis en cause sont décomptés au Tribunal de grande instance (Tgi) de Pikine. Des viols supposés commis par des personnes ayant ascendance sur une personne (papa, oncle, grand-père…), des personnes ayant autorités sur la victime (tuteur, enseignant…) des viols sur des personnes souffrant de troubles mentaux, des viols multiples, des viols sur des garçons… De ces 45 dossiers, figurent : 18 cas de viol sur des mineurs de moins de 13 ans, 1 affaire de viol collectif, 5 cas de viol sur une personne vulnérable, souffrant de troubles psychiatriques, 4 affaires d’actes contre-nature, 1 cas de viol commis par un ascendant, 1 cas de viol sur une personne ayant autorité sur la victime. Le reste, ce sont des cas de viol sans ces circonstances aggravantes. Dans certains dossiers, il y a des faits d’association de malfaiteurs, de vol, d’avortement, de pédophilie, de complicité de viol, de détournement de mineure. Au banc des accusés, figurent des habitants de Golf Sud (2) Keur Massar (3) Yeumbeul (2), Malika (2), Wakhiname (6), Thiaroye (3), Guinaw-rails (3), Guédiawaye (3), Sicap-Mbao entre autres localités.
Diourbel – 41 cas de viol, 2 accusés condamnés à 10 ans…
Des deux cabinets d’instruction de la ville Diourbel, 41 cas de viol a été décomptés à la date du 07 novembre 2020. 23 dossiers au premier cabinet et 18 au niveau du second. De ces trois dossiers, trois ont été traités en chambre criminelle. Les deux accusés ont été condamnés à une peine de 10 ans de travaux forcés. Quant au troisième, les faits ont été disqualifiés en attendant à la pudeur et il a écopé d’une peine ferme de deux (2) ans. A noter que dans certains dossiers, il n’y a pas seulement les infractions de viol, pédophilie et détournement de mineures. Des faits d’association de malfaiteurs et de vol en réunion y figurent aussi.
Ziguinchor- 37 affaires, des «victimes» de 3 et 6 ans
Du 16 janvier au 27 novembre 2020, la capitale du Sud a enregistré 37 dossiers de viol dont les deux ont été traités en flagrants délits, car antérieurs à la loi. 16 inculpés, dont les dossiers sont pendants devant la Justice, sont poursuivis de viol sur mineures de moins de 13 ans et (ou) pédophilie et détournement de mineurs. Un 17e dossier, concernant les mineures en dessous de 13 ans, traite d’une tentative de viol. Parmi les victimes, figurent deux enfants de 3 et 6 ans. Des victimes, figurent également celles dont le bourreau a une autorité sur elle ou est son ascendant (papa, grand-père…). Aussi, compte-t-on quatre (4) dossiers de viol sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de santé. Dans un de ces dossiers, des circonstances aggravantes comme la complicité d’avortement, le charlatanisme, la provocation à l’avortement, ont été retenues. Un (1) viol sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de grossesse. Dans ce lot de 37 dossiers, figurent 3 traitant d’affaires complexes. Une tentative de viol, injures publiques, menaces de mort sans ordre ni condition, détention d’arme de la 5e catégorie sans autorisation administrative. Une autre d’association de malfaiteurs de séquestration, complicité de séquestration, détournement de mineure, de viol sur mineure. Et un dernier de pédophilie, d’acte contre-nature sur un mineur, tentative de viol. Il y a aussi des dossiers de viol avec corruption de mineures, détournement de mineures, pédophilie, extorsion de fonds. Des mis en cause, deux sont sous contrôle judiciaire. Et deux, après identification, ont été arrêtés suite à un mandat d’arrêt.
Mbour – 21 dossiers, dont 2 classés sans suite
La Petite Côte n’est pas à la traîne par rapport au crime de viol. 21 cas de viol ont été retenus et portés à l’attention du Procureur. Un chiffre décompté du 27 janvier au 16 décembre. De ses mis en cause, deux (2) ont la chance d’être blanchi. Le juge d’instruction, qui n’a pas pu asseoir la culpabilité à l’ouverture de l’information judiciaire, a classé deux dossiers sans suite. Les dix-neuf (19) autres, toujours en instruction, attendent la fin de l’information pour savoir le sort qui leur sera réservé.
Kolda – 13 cas de viol dont 4 mineurs mis en cause
Ville située sur la haute Casamance, Kolda a, du 02 janvier au 30 novembre 2020, enregistré 13 affaires de viol, 1 tentative de viol, 7 attentats à la pudeur. Des 3 procédures enclenchées avant l’application de la loi, deux (2) des mis en cause ont été relaxés. L’autre a pris (2) ans de prison ferme. Les «victimes» mineures de moins de 13 ans sont au nombre de 8 et sont âgés de 5 à 12 ans. 5 ont 13 ans, 2 ont 14 ans, 2 autres ont 15 et 16 ans. Les autres victimes ont 20, 25, 35 et 36 ans. Deux mineurs sont mis en cause pour attentat à la pudeur. L’un a été relaxé, l’autre est sous contrôle judiciaire et confié à l’Aemo de Kolda. Deux autres, seulement âgés de 17 ans, sont en instruction. L’un pour viol, l’autre pour tentative de viol.
Kédougou – 13 dossiers, seuls 3 sont en instruction
A Kédougou, 13 dossiers de mœurs sont présentés à l’attention du Procureur, de janvier à décembre. Seuls 3 font l’objet d’une instruction. Les 10 autres sont traités en flagrants délits et 6 ont été jugés. De ses affaires, on décompte deux affaires de complicité de détournement de mineure sans fraude ni violence, 1 tentative de viol, pédophilie et détournement de mineur, 1 viol sur mineure, détournement de mineure avec fraude et attentat à la pudeur (instruction), 1 viol et complicité de viol (instruction), 4 histoires d’attentat à la pudeur en flagrant délit, 1 pédophilie, 1 proxénétisme, 1 acte contre-nature (viol) sur mineur.
Matam – 7 cas de viol, les «bourreaux» inactifs durant 7 mois
Matam reste un cas particulier. Des chiffres obtenus par L’Observateur, le viol a été inactif dans la région durant plusieurs mois. De janvier à décembre, seuls 7 cas ont été portés à l’attention du Procureur. De janvier à mars, 3 cas ont été enregistrés, dont 1 par mois. En avril et mai, il n’y a pas eu de cas. Trois affaires en juin et un cas en juillet. Du mois d’août à décembre, aucun cas n’est enregistré. Des cas répertoriés, un a été réglé en flagrants délits avec une relaxe pour le viol et une condamnation à deux ans de prison ferme pour pédophilie. Deux viols sont sur des mineures de moins de 13 ans.
Tamba – 32 dossiers, 3 élèves «victimes» et 2 maîtres coraniques impliqués
Selon les chiffres tirés d’une enquête menée depuis le début de la criminalisation du délit, 32 affaires de viol, pédophilie et détournement de mineure sont actuellement à la table du magistrat en charge de les instruire. Parmi les victimes, figurent trois (3) élèves âgées de moins de seize (16) ans. Deux (2) maîtres coraniques sont parmi les accusés.
Kaolack – 25 dossiers en instruction
Depuis le début de la criminalisation du viol, les dossiers, à l’image de tous les tribunaux du Sénégal, font l’objet d’une information judiciaire. Interrogé, le substitut du Procureur, Abdoulaye Diagne Guèye, du Tribunal de grande instance de Kaolack a donné les chiffres de l’année. A la date du 04 décembre 2020, 25 affaires de viol sont pendantes en instruction. Un chiffre alarmant qui renseigne à suffisance sur la recrudescence de ce phénomène dans la capitale du Saloum.
Louga – 22 cas de viol, un accusé jugé et relaxé faute de preuves
Au Ndiambour, 22 dossiers ont atterri à la table du Procureur près le Tribunal de grande instance de Louga. Ces affaires sont toutes confiées au juge d’instruction en charge de l’enquête. Sur ces 22 dossiers (dont un acte contre-nature) répertoriés, un seul a été enrôlé par le tribunal correctionnel. Enclenché avant la procédure, le mis en cause a été jugé en octobre dernier en flagrants délits. Accusé d’avoir violé sa nièce (une divorcée de 20 ans), il a été finalement relaxé faute de preuves suffisantes. Un autre justiciable, inculpé pour ce même délit a bénéficié d’une liberté provisoire.
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4 réponses

  1. Aminata DIAW dit :

    Seule et UNIQUE solution , la « castration » pour les violeurs … ! à la fois dissuasif pour ceux qui y penseraient et punitif pour ceux qui sont passé au crime !

  2. issa gibb dit :

    Que l’Etat Sénégalais commence par interdire et condamner, tous ces marabouts, imams et autres outazs pédophiles qui prônent ouvertement sur les radios ou les chaînes de la télévision Sénégalaise, le mariage forcée de mineures à des adultes :
    Comme le fait régulièrement en toute impunité, l’outaz Alioune Sarr dans ses interviews à la radio ou à la télévision, sermonnant aux adultes mâles de 25 ans à 55 ans de prendre comme épouse des fillettes A PARTIR DE l’ÂGE DE 9 ANS pour les former à être de bonnes épouses comme ils le désirent => C’est à dire en faire des esclaves sexuelles jeunes pour eux et des esclaves domestiques pour la première femme, esclaves corvéables et baisables à merci, brisant tout espoir d’un bon avenir, toujours au nom de l’Islam… Il n’y a pas que Boko Haram qui pratique la traite sexuelle des fillettes Africaines, çà existe aussi au Sénégal en toute impunité… Que l’Etat Sénégalais arrête ces appels Islamiques à la pédophilie envers les filles mineures par des religieux pédophiles, en premier lieu !

    Ensuite, c’est très bien que le Sénégal est durci la loi réprimant le viol en décembre 2019…
    Mais, cette loi s’applique plus ou moins, lorsque le « Viol » ou le « Mal » est fait !
    Comme si cette loi durcie était dissuasive ???
    En fait, l’expérience sur le terrain montre très bien ce que les Sénégalais font des Lois :
    Ils ne les appliquent pas et ils s’y assoient dessus comme l’incivisme routier et l’insalubrité publique, l’interdiction de l’excision des fillettes votée en 1999, l’interdiction de la mendicité votée en 2005, le projet de modernisation des daaras étouffé en 2013, le fiasco du retrait des mendiants dans les rues en 2016 ou les manifestations contre le confinement ou le port du masque contre le ConnoVirus Chinois en 2019-2020 et j’en passe… Résultat : Malgré la Loi durcie contre le Viol en décembre 2019 => les Viols sont en augmentation en 2020 au Sénégal

    Rien d’étonnant, en vérité , car il n’y a aucune campagne étatique véritable et valable pour attaquer le « Viol » en amont, avant qu’il arrive : C’est à dire éduquer pour le prévenir et se donner les moyens pour que çà n’arrive pas ou s’en protéger … Sur toute la population et surtout auprès des jeunes, futures victimes pour se sauver ou dénoncer, l’omerta familiale silencieuse et connement fataliste faisant le reste…
    Il n’y a aucune remise en cause de l’autorité patriarcale des mâles sur les femmes Sénégalaises comme l’a fait le Roi Mohamed VI du Maroc et pourtant Commandeur des Croyants qui a donné l’égalité aux femmes face aux hommes dans le mariage et l’éducation des enfants au Maroc…
    Au Sénégal, les femmes Sénégalaises n’ont le droit que de fermer leurs gueules, travailler du matin au soir, faire à bouffer, s’occuper de leurs nombreux enfants et les autres, et à ouvrir les cuisses pour répondre à tous les désirs du mari et faire des gosses à répétition, sans leurs consentements…
    Si par malheur, elles se rebellent, elles prennent une branlée par le mari et subissent des pressions humiliantes par la belle-famille ou par le Conseil des Vieux Sages du Village, à rien foutre sous le baobab…
    On n’en sort pas ! Certains parlent encore et toujours de coutumes : Je dirais plutôt qu’un pays qui ne respecte pas l’égalité Homme-Femme au 21ème siècle, est un pays sacrement arriéré…
    Mais quand un pays nous montre ouvertement que les femmes y sont traités inférieures aux hommes en toute volonté : On peut dire que c’est un Pays de Merde au 21ème siècle…

    Un Pays, à vrai dire, plongé dans l’Abject de sa Merde, avec ses viols en augmentation, ses mariages forcés de mineures à des adultes pédophiles, ses élèves abusés en milieu scolaire par des enseignants ayant autorité, ses fillettes excisées, ses handicapés mentaux enfermés dans des prisons confrériques Islamiques à la Kara …
    Et ses Enfants Talibés Esclaves Mendiants, traités pires que des animaux, maltraités et violés dans les daaras par des marabouts ou les plus grands Talibés … Ou encore, livrés à la prostitution par leurs marabouts à des réseaux pédophiles pour faire un peu plus de fric qu’avec la mendicité forcée… Ici, Sénégal !

    D’accord aussi, avec la « castration » systématique pour tous ces violeurs au Sénégal : Seule solution actuelle pour en finir avec ses malades sexuels qui ont leurs 2 hémisphères cérébraux dans leurs 2 couilles dans le slip, qui passent leur temps à se les gratter, assis sur un muret à rien foutre, en croyant qu’ils sont entrain de réfléchir ???
    Pas au sort des femmes et des enfants au Sénégal au 21ème siècle ??? En tous cas… In chà Allah !

  3. DNR dit :

    Senegal: procédure suite à viol= tribunal de grande instance. En France cour d’assise!!! Cherchez l’erreur

    • Stephane dit :

      Pour les Sénégalais pauvres , pour les Sénégalais et Libanais friqués une enveloppe suffira, pour les Toubabs grand titre dans les journaux, pour les miséreux séjour en taule en attendant un hypothétique procès.
      Les grand esprits noirs de nos banlieues et autres collabos gauchiasses préfèrent mettre un genoux à terre tels de gros débiles que de s’inquiéter de ce qui se passe en Afrique

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