LES NOUVELLES PIROGUES EN FIBRE DE VERRE

Samba Ndiaye, Directeur Général de la SIRN : «Le projet est dans sa phase de maturité »

Dans cette interview, Samba Ndiaye, Directeur général de la Société des Infrastructures de Réparation Navale de Dakar (SIRN) souligne que le projet de construction de pirogues en fibre de verre au Sénégal est dans sa phase de maturité dans la mesure où l’idée de transfert de technologie qui le sous-tend s’est matérialisée par l’installation de la première usine.
Où en êtes-vous avec le projet des pirogues en fibre de verre?
Ce que vous appelez «projet des pirogues en fibre de verre» est en fait un pan d’un plan plus global dénommé Projet de construction navale (Pcn), dont l’ambition est de faire du sous-secteur de la construction navale une réalité dans notre pays. Bien entendu, la mise en œuvre d’un projet d’une telle envergure passe nécessairement par des étapes bien élaborées.Et le renouvellement des pirogues en bois par des pirogues en fibre de verre en est une. Aujourd’hui, je peux affirmer que ce projet est dans sa phase de maturité dans la mesure où l’idée de transfert de technologie qui le sous-tend s’est matérialisée par l’installation de la première usine de construction de pirogues en fibre de verre au Sénégal. Cependant, nous sommes dans un processus dynamique pouvant mener à une production de diverses autres embarcations, surtout que de nouveaux investisseurs vont s’installer dans le cadre de partenariats public-privé.
Quelle est la pertinence de ce projet?
Comme tout projet sérieux, celui consistant à remplacer les pirogues en bois par celles en fibre de verre a suivi tout un processus, allant des études à la commercialisation actuelle des embarcations sorties d’usine. Il a fallu, dans un premier temps, mener une enquête de terrain pour cerner la problématique de la flotte en bois qui a traversé des générations de pêcheurs et a placé notre pays dans le cercle des grands pays de pêche. Donc, vouloir changer les fondements logistiques de ce sous-secteur informel, nécessite une meilleure connaissance du milieu, de ses contraintes et atouts. C’est ainsi que nous avons pu déterminer les dimensions optimales des embarcations, les aménagements appropriés à faire pour pratiquer les types de pêche effectués par nos pêcheurs artisanaux. En définitive, la Sirn dispose d’un document stratégique unique en son genre sur les fondamentaux de la flotte de pêche artisanale au Sénégal. En conséquence, la conception de nouveaux modèles qui en ont découlé, nous a valu un Brevet d’invention délivré le 31 juillet 2014 par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). C’est dire que nous avons réuni tous les ingrédients pour moderniser notre flotte de pêche artisanale. Celle-ci devant se conformer à un contexte mondial plus exigeant du point de vue sanitaire et environnemental. Aujourd’hui, l’exportation de produits halieutiques nécessite des conditions d’hygiène drastiques sous-tendues par une traçabilité des captures menant inéluctablement vers les pirogues artisanales qui assurent plus de 80% de la pêche annuelle au Sénégal. À ces contraintes d’ordre mondial, s’ajoute la politique d’industrialisation prônée par le Président de la République à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) pour charrier l’innovation technologique et la création d’emplois. Ainsi, l’usine de Ouakam emploie de façon permanente une trentaine de jeunes Sénégalais. Ce nombre devrait évoluer avec l’extension prochaine de l’usine en un pôle industriel employant notamment des centaines d’acteurs ayant acquis des connaissances dans la construction de pirogues artisanales en bois.
Au départ, beaucoup de pêcheurs ont refusé d’adhérer à ce projet. Leur position a-t-elle changé? Comment les avez-vous convaincus ?
Dans ce monde de la liberté d’expression et de la floraison des médias, il est toujours possible que des voix divergentes s’élèvent çà et là sur des questions d’intérêt national. Effectivement, nous sommes entrain de travailler à réformer un pan du premier secteur d’exportation de notre pays. Notre démarche dans ce projet a toujours été inclusive, comme en atteste le premier acte posé à travers l’enquête de terrain nationale. Celle-ci a impliqué non seulement les acteurs de la pêche artisanale sur l’ensemble du territoire national, mais également les autorités administratives ainsi que les différents démembrements de la tutelle de la pêche. Je comprends que cette petite révolution ne puisse pas faire l’affaire de tous, mais c’est une politique de l’Etat à laquelle les principaux acteurs ont adhéré. J’en veux encore pour preuve, les nombreux rapports en notre possession sur les essais effectués avec les différents prototypes que nous avons eu à mettre à leur disposition. Cependant, les acteurs ont formulé des préoccupations, notamment sur la prise en charge de leurs besoins d’être dotés d’embarcations en fibre de verre d’une vingtaine de mètres; ce que nous avons intégré dans le processus et qui nous a permis de produire un prototype de cette proportion. Il est actuellement exposé au Port de Dakar. En tout état de cause, avec nos partenaires naturels que constituent les acteurs de la pêche, nous avons beaucoup avancé et en sommes arrivés à une approche de recherches de solutions, pour leur permettre d’avoir un accès plus souple aux conditions de commercialisation des embarcations en fibre de verre.

Les premières embarcations en fibre de verre entrent en service
Après un long processus qui a duré plus de dix ans, les premiers modèles d’embarcations en fibre de verre sont sortis d’usine et commencent à voguer dans les eaux sénégalaises. Les premières foulées nautiques de l’ambitieux programme de remplacement des pirogues de pêche artisanale en bois.
Lorsqu’on évoque Ngaparou, on pense à sa baie,sa grande plage de sable fin propice aux baignades et aux promenades ainsi qu’à ses lieux de villégiature où, chaque année, des milliers de personnes viennent passer du bon temps. Mais, on l’oublie souvent, Ngaparou, situé sur la Petite Côte entre Saly Portudal et Somone, c’est aussi un dynamique port de pêche artisanale. Pas aussi stratégique et de la dimension de ceux de Mbour ou de Joal, mais assez important quand même au regard des centaines d’hommes et de femmes qui viennent, au quotidien, y gagner leur vie. Depuis 2016, y trône un quai de pêche flambant neuf d’un coût de 220 millions de FCfa financé grâce à la Jica.
Ce samedi 13 juin, un ciel voilé enveloppe les lieux. La veille, une pluie accompagnée d’un vent fort a arrosé toute la zone. Sur le rivage, une enfilade de pirogues artisanales en bois aux couleurs vives font face à l’Atlantique. Quelques embarcations flottent sur les eaux ondulantes d’une mer peu agitée. La plupart d’entre elles reviennent d’une partie de pêche. Dans cette flopée, une embarcation, en particulier, attire l’attention. De loin, sa forme ne la distingue aucunement des autres pirogues. Mais, de près, la réalité est tout autre. Elle est en fibre de verre alors que les autres sont en bois. D’un bleu qui tire sur le vert, sa couleur épouse la teinte des flots. Sur les flancs, à l’avant, le logo du Pse fait de trois flèches aux couleurs nationales est bien visible. Sur la poupe, près de l’emplacement du moteur, on peut lire sur un petit écriteau : «Vendue par la Sirn». La Sirn, c’est la Société des infrastructures de réparation navale de Dakar. Cette embarcation, baptisée « Kor Dior», est le tout premier modèle de pirogue en fibre de verre sortie d’usine au Sénégal et en activité.
Robustesse et insubmersibilité
Son propriétaire n’est pas inconnu du grand public, il s’agit de Youssou Diagne, ancien président de l’Assemblée nationale sous lemagistère d’Abdoulaye Wade. L’histoire retiendra que l’ancien député, fils de Ngaparou, est le premier à avoir acheté, en janvier dernier, une embarcationde ce type fabriquée au Sénégal dans le cadre du projet porté depuis une dizaine d’années par la Sirn.Il vient d’en acquérir une deuxième du même type, au mois de mai, qui attend sur la berge de Ngaparou. Sur lestrois pirogues qui constituent son parc, deux sont en fibre de verre. De longueurs équivalentes (10 mètres), ces deux embarcations, avec les moteurs, lui ont coûté moins de vingt millions de FCfa. Si M. Diagne a décidé d’y investir tant d’argent, c’est par amour pour la pêche et par souci d’offrir des emplois aux jeunes. «Mon parc piroguier est mis à la disposition de ces jeunes. Personnellement, je n’attends rien en retour. Les nombreux avantages qu’offrent les embarcations en fibre de verre m’ont convaincu de les acheter. On va inévitablement vers le remplacement des pirogues en bois, alors autant commencer maintenant», confie-t-il.
Les nombreux avantages des embarcations en fibre de verre, son bras droit et capitaine de la pirogue, Moussa Faye, est sans doute le mieux placé pour en parler. Avec son équipe, il venait d’amarrer, six heures plus tôt, après trois jours en mer. «Les embarcations en fibre de verre sont plus rapides, consomment moins de carburant, sont plus robustes et plus stables que les pirogues en bois. En plus, elles sont insubmersibles. Tous ces facteurs font que, quand on est en haute mer, on est moins stressé», assure celui qui est dans la pêche artisanale depuis 1992. Son collègue Souleymane Ndiaye, membre du Comité local de pêche (Clp) de Ngaparou, acquiesce. «Il y a moins de risques d’accident avec les pirogues en fibre de verre, c’est certain. Sauf que les prix sont, à mon avis, hors de portée pour l’écrasante majorité des pêcheurs», dit-il.
L’équation des coûts
A propos des prix de ces pirogues que certains pêcheurs jugent élevés, le directeur général de la Sirn admet, mais «cela se comprend», s’empresse-t-il d’ajouter. En effet, souligne Samba Ndiaye, ces nouvelles embarcations sont de type industriel avec tout ce que cela implique comme intrants, sans compter qu’elles sont plus robustes. «La conceptualisation et les calculs permettent d’avoir un produit mieux élaboré. Donc, cela a forcément un impact sur le coût, mais pas exagérément», argue-t-il. En effet, là où on peut acheter une embarcation en bois autour de 2 millions de FCfa, pour celle en fibre de verre, cela va coûter deux à trois fois plus cher. Là encore, M. Ndiaye a des arguments à faire valoir. «On reste toujours dans la proportion des coûts accessibles. Ce coût est aussi lié à la durée de vie. Une embarcation en fibre de verre a une durée de vie minimum de trente ans. Pendant ce temps, une embarcation en bois, c’est quatre ans et maximum sept ans. C’est donc un investissement à long terme. Il y a aussi le facteur hygiène qui entre en ligne de compte. L’embarcation en bois présente des moisissures, elle est putrescible ; tout le contraire des embarcations en fibre de verre», explique-t-il.
Pour espérer voir le prix de ces pirogues à la baisse, il faut qu’il y ait une exonération sur le produit fini, selon le patron de la Sirn. Ce qui n’est pas encore le cas, alors que tous les équipements de pêche en général sont déjà exonérés. Dans la convention signée à Yokohama et qui a permis le démarrage de l’usine de fabrication d’embarcations en fibre de verre à Ouakam, il était prévu que l’Etat assiste le partenaire sur les questions d’exonération. Sur ce point, Samba Ndiaye soutient que l’Etat, à travers le ministère des Finances et du Budget, a fait énormément d’efforts parce que « tous les produits importés entrant dans la fabrication des embarcations sont exonérées et tous les six mois, on nous fait un renouvellement d’exonération». A ses yeux, le combat se trouve dans l’exonération du produit fini. «C’est cela qui permettra aux pêcheurs d’avoir véritablement accès à ces embarcations», dit-il.
Et si l’Etat subventionnait ces embarcations comme il l’a fait avec les moteurs ? Pour Samba Ndiaye, au regard des charges qui pèsent sur l’Etat, ce n’est pas forcément la bonne option. Il milite plus pour l’exonération et la coopération internationale, d’autant plus que la Jica est prête à donner un coup de main. « Nous avons tenu des rencontres avec la Jica qui est disposée à financer à hauteur de 70 % les acteurs de la pêche artisanale sous forme de prêt. Cela veut dire que si une pirogue en fibre de verre coûte 6 millions de FCfa, les 4,2 millions de Fcfa peuvent être financés par la Jica sous forme de prêt », confie Samba Ndiaye.
L’aboutissement d’un processus de plus de dix ans
S’il est peut-être encore trop tôt pour dire que le projet des embarcations en fibre de verre a pris sa vitesse de croisière, il est tout à fait juste d’avancer qu’il a fait de grandes foulées…nautiques, pour emprunter le jargon du transport maritime. L’idée a été lancée il y a une dizaine d’années, mais ce n’est qu’avec l’avènement de l’actuel pouvoir que le « projet a pris son envol », d’après le Dg de la Sirn. « Avec ce projet, beaucoup d’étapes ont été franchies. Il faut remercier le Chef de l’Etat,MackySal,l qui, à des dates phares du projet, a eu à intervenir personnellement. Il s’agit de la signature du Mémorandum of coopération (Moc) que nous avons faite au Japon en août 2019. Et c’est avec ces partenaires japonais que la première usine a été construite. Plus récemment, au mois de février dernier, il y a eu la signature d’un autre protocole d’accord à Abu Dhabi avec le partenaire émirati, signature que le Chef de l’Etat a lui-même présidée », fait savoir Samba Ndiaye. Pour en arriver là, la démarche de la Sirn a été inclusive. Une étude préliminaire a permis de cerner toutes les questions, notamment socioculturelles et économiques. C’est à partir de là qu’ont été conceptualisésles modèles de pirogues proposées aux pêcheurs. Au sortir de la conception des nouveaux modèles, la Sirn a même obtenu un brevet d’invention délivré par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi).
La pirogue en fibre de 10 mètres a une largeur de 1,82 mètre. Le tirant d’eau qui est sa partie immergée, pour ne pas dire la hauteur à flot, est de 0, 28 mètre, avec une masse brute de 820 kilogrammes. Cette embarcation peut transporter 10 personnes avec une charge pouvant atteindre 2.000 kg. La seconde embarcation fait 8,5 mètres de long pour 1,62 mètre de large, un tirant d’eau de 0,25 mètre et un poids à vide de 680 kilogrammes. Elle peut embarquer 6 personnes et une charge utile de 1.200 kilogrammes. Pour ces deux nouveaux modèles en fibre de verre, il est recommandé une motorisation avec une puissance comprise entre 15 et 40 chevaux. «Ces embarcations dédiées à la pêche artisanale sont complètes, dans la mesure où elles combinent des solutions sûres et efficaces pour tous les besoins. Elles sont construites suivant les normes en vigueur, mais surtout elles sont insubmersibles et sont dotées d’un caisson réfrigéré pour conserver les produits halieutiques», indique le document de présentation de la Sirn.
Une usine fonctionnelle, deux autres en cours de réalisation
La première usine de fabrication d’embarcations en fibre de verre a été inaugurée en février 2019. Elle a été montée grâce à un partenariat entre l’Etat du Sénégal et la multinationale japonaise Toyota, à travers sa filiale Cfao. Elle a bouclé sa première année avec la production d’une cinquantaine d’unités de diverses caractéristiques. Pour la pêche artisanale, deux modèles de dimensions 8,5m et 10m ont été conçus et produits. En ce qui concerne le volet transport, 3 types d’embarcations ont été conçus, fabriqués, calibrés à 11, 17 et 24 places et produits. La Sirn est en train d’apporter toute l’assistance nécessaire au démarrage prochain de l’usine d’Africanfiber glass (Afs) sise à Mballing, dans le département de Mbour. Le projet est porté par des Sénégalais associés à des Français. Il y a également le suivi pour la concrétisation du protocole d’accord signé le 7 février 2020 à Abu Dhabi avec Emirates pirogues modernes qui prévoit d’ouvrir une usine à Rufisque. L’installation et le démarrage de ces sociétés devraient permettre de satisfaire, dans des délais raisonnables, le marché national du secteur de la pêche artisanale. « La flotte de pêche artisanale est estimée à 20 000 pirogues. Si on produit 1.000 pirogues en fibre de verre par an, cela nous prendra 20 ans pour remplacer toutes les pirogues en bois. Donc, on a besoin de renforcer ce tissu industriel. L’usine de Cfao produit pour le moment 100 pirogues par an. Cela démontre qu’il nous faut avoir d’autres usines», indique Samba Ndiaye.
Des embarcations de transport pour la traversée de l’île de Ngor
A côté des embarcations pour la pêche artisanale, la Sirn, en collaboration avec Cfao, met sur le marché un prototyped’embarcation pour le transport de passagers. Le premier modèle a été intégré dans la flotte du Gie Seck et Frères dont les embarcations assurent la traversée de l’île de Ngor. Selon la Sirn, cette embarcation qui fait 9,5 mètres de long, 2,42 mètres de large et un tirant d’eau de 0,52 mètre, avec une charge maximale de 24 personnes, « répond de manière précise aux besoins et à l’usage de client dans les segments du transport des populations, notamment dans les zones insulaires». Ce que confirme Makhtar Seck dit «Bill», responsable du parc piroguier de la traversée de Ngor. «Nous avions quelques pirogues en fibre de verre, mais celle de la Sirn est différente en ce sens qu’elle assure une plus grande stabilité. Et elle est modulable et peut servir à la pêche», dit-il. Quand la Sirn leur a proposé ce partenariat, «Bill» indique qu’ils n’ont pas hésité. «C’est une manière pour nous de participer à la promotion de ce projet des embarcations en fibre de verre dont l’un des objectifs est de lutter contre la coupe de bois», ajoute-t-il.
Une solution à la coupe de bois
Les embarcations en fibre de verre conjuguent économie, écologie et sûreté, d’après la Sirn. Son directeur général parle de « révolution » qui va permettre de faire de meilleures campagnes avec moins de carburant. De plus, le projet de remplacement des barques en bois revêt une dimension écologique. Il permettra de lutter contre la déforestation et dans une grande échelle contre le réchauffement de la planète. «La lutte contre la déforestation s’intègre dans un plan mondial de sauvetage de notre environnement. Dès lors, une alternative s’impose à nous, Etat du Sénégal, de trouver une solution à la coupe du bois destinée à fabriquer des milliers de pirogue. Cela intègre de toute évidence un facteur économique, car lechangement climatique entraine aussi la rareté des ressources halieutiques », déclare Samba Ndiaye. En plus de cela, le directeur général de la Sirn indique que ces pirogues en fibre de verre prennent en compte l’aspect humain, car elles sont insubmersibles et peuvent sauver des vies en cas de drame. Sur le plan culturel, ce produit est élaboré de sorte à permettre aux propriétaires de le personnaliser. La pirogue en fibre de verre peut être peinte, mais surtout sa durée de vie permet aux communautés d’en faire un patrimoine familial.
Elh. I. THIAM/lesoleil.sn

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7 réponses

  1. Belle fabrication

  2. Luc dit :

    Il manque les couleurs des pirogues traditionnelles !

  3. Ndiaye dit :

    Quelle manque d’ambition!!! Avoir un grand projet de pirogues au 21e siècle…
    Mettre fin à tous ses contrats internationaux de pêche et accompagner la montée en puissance des pêcheurs artisanaux regroupés en plusieurs GIE. Objectif: acquérir des petits chalutiers. Chaque chalutier doit pouvoir polariser au moins une vingtaine de personnes de la maintenance, à l’exploitation jusqu’au débarquement.

  4. Stephane dit :

    Les coques Yamaha existent depuis plus de 30 ans

  5. Tiocan dit :

    Les coques en fibre de verre n’empêcheront pas les Chinois et leurs complices de pratiquer leur trafic illégal de bois. De plus, on risque bien de trouver dans les prochaines années des morceaux de fibre dans la nature, les rivières, les fleuves, les bolongs et la mer.

  6. Yvesbzh dit :

    Bien sûr ces pirogues sont plus fiables, plus économes,mais cela ne résoudra pas le problème de la ressource si l’on continue à offrir en échange de pots de vin des licences à tout va à des états qui possèdent déjà le pays et contrôle son économie

  7. À dix millions la pirogue de 10 mètres ça m’étonnerai qu’ils en vendent 2 000 par an. Souvent les pêcheurs se cotisent pour acheter l’essence, et ils vivent au jour le jour. Mais il n’est pas interdit de rêver…

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