LA HONTE IMMONDE DU SÉNÉGAL

Le maître coranique enchaînait ses talibés

À quand la fin des sévices et autres châtiments corporels infligés aux jeunes en général et aux talibés en particulier. À Diourbel, un maître coranique a usé de cette méthode pour corriger des talibés. Il a été arrêté hier par la police.
Horreur! À Diourbel, la police a arrêté un marabout « tortionnaire » : Oumar Sylla enchaînait ses talibés pour les corriger. Ils sont 20 jeunes dont l’âge varie entre 6 et 14 ans à avoir subi ces « traitements inhumains et dégradants ». L’image de ces jeunes, massés, renvoie à l’esclavage où les déportés étaient enchaînés au fer. Pis : l’un d’eux vivait avec ses chaînes depuis deux années. « Outre l’enchaînement au fer, ces talibés ont subi des sévices corporels au dos et sur tout le corps », renseigne le commissaire Bassirou Sarr qui a procédé à l’interpellation du marabout « tortionnaire ». Ainsi que deux menuisiers métalliques qui ont fabriqué les barres de fer ayant permis de commettre ces sales pratiques.
Le commissaire Bassirou Sarr et ses hommes ont découvert ces pratiques suite à une saisine d’une personne qui avait pu récupérer sur la route un talibé avec ses chaînes. Il l’a déposé au Commissariat urbain de Diourbel. Cuisiné, le jeune talibé informera que 19 autres personnes étaient dans cette situation. Sur ces entrefaites, les limiers se sont déportés au quartier Keur Goumack où est implanté le daara Serigne Malick Gaye pour procéder à l’interpellation du maître coranique.
Après son interpellation, c’est le ballet des médiateurs pour faire libérer le maître coranique. À l’image de ses collègues, des talibés de Keur Goumack, des notables et le délégué de quartier ont pris d’assaut le Commissariat urbain de Diourbel. Sur place, ils ont entonné des xassaïdes pour implorer sa libération. Mouhamadou Lamine Gaye salue curieusement les qualités de cet homme : « Ce marabout est une personne très intègre, un éducateur hors pair. Jamais, il n’a voulu faire du mal à ces jeunes. C’est une coutume et une tradition de procéder de cette manière si on veut que ces jeunes ne sortent pas du droit chemin parce que nous ne voulons pas à l’avenir qu’ils deviennent des bandits et autres hors-la-loi. Nous formons des citoyens honnêtes cause pour laquelle, nous procédons de cette manière. Si Oumar Sylla n’est pas libéré, les conséquences peuvent être lourdes. » Alors que Serigne Fallou Guèye a condamné l’interpellation de Oumar Sylla. Au nom des maîtres coraniques.
Boucar Aliou DIALLO -Lequotidien – Webnews

« Il y a une souffrance énorme »
Graves abus contre des enfants talibés au Sénégal
Des abus incontrôlés dans des écoles coraniques
Ces garçons couverts de poussière et de crasse, souvent pieds nus, en train de mendier, une boîte de conserve de tomates vide ou un bol en plastique à la main, restent un spectacle courant dans les rues de Dakar, la capitale sénégalaise, ainsi que dans de nombreuses autres villes du pays. La plupart d’entre eux sont des talibés, actuels ou en fugue, autrement dit des étudiants du Coran que l’on a envoyés vivre et étudier dans une école coranique traditionnelle appelée daara. Bien que le gouvernement se penche de plus en plus sur leur sort, certes de manière irrégulière, le nombre d’enfants talibés assujettis à la mendicité et à d’autres abus graves par leurs maîtres coraniques reste stupéfiant.
D’après les données existantes, Human Rights Watch estime que plus de 100 000 talibés vivant en internat daara à travers le Sénégal sont contraints par leur maître coranique, ou marabout, de mendier de l’argent, de la nourriture, du riz ou du sucre. Des milliers de ces enfants vivent dans une misère abjecte, privés d’une nourriture suffisante et de soins médicaux. Un grand nombre d’entre eux font également l’objet d’abus physiques constituant un traitement inhumain et dégradant.
S’étant enfui de son daara en 2018 pour échapper à la violence, un talibé de neuf ans a confié à Human Rights Watch : « Le versement journalier [fixé par le marabout] était de 500 francs CFA [0,90 dollar US]… Je n’aimais pas le daara parce qu’on nous frappait tout le temps – si on ne mémorisait pas les versets du Coran ou si on ne rapportait pas d’argent. Au daara, on se fait battre jusqu’à ce qu’on croie mourir. »
Un enfant talibé mendie à la portière d’une voiture à Dakar, au Sénégal, le 19 juin 2018. De nombreux talibés ont déclaré à Human Rights Watch que leur maître coranique leur ordonnait de revenir chaque jour avec un montant spécifique.
Les agents du gouvernement se sont à maintes reprises engagés à se pencher sur ce problème au cours des dernières années, notamment en lançant un programme en deux phases centré sur Dakar visant le « retrait des enfants de la rue », en juin 2016 et mars 2018. Cependant, ces initiatives n’ont eu qu’un impact limité et n’ont pas réussi à atteindre les milliers de talibés qui mendient dans d’autres régions du pays. Un engagement durable de la part des autorités sénégalaises pour faire cesser la mendicité forcée et les abus, veiller à ce que justice soit faite et protéger les talibés s’est révélé difficile à concrétiser.
Le présent rapport document des dizaines d’abus graves perpétrés à l’encontre d’enfants talibés par des maîtres coraniques ou leurs assistants en 2017 et 2018, notamment des cas de morts d’enfants, de passages à tabac, d’abus sexuels, de talibés enchaînés ou emprisonnés, et de nombreuses formes d’actes de négligence et de mise en danger. Les abus ont été commis dans au moins huit des 14 régions administratives du Sénégal (Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Tambacounda et Thiès). Une chercheuse de Human Rights Watch s’est rendue dans quatre de ces régions : Dakar, Diourbel, Louga et Saint-Louis.
Ce rapport documente également la mendicité forcée, la traite des personnes et les problèmes liés à la migration des talibés, notamment le transport transrégional ou transfrontalier illicite de groupes de talibés ; des cas de talibés abandonnés par leur marabout ou leurs parents ; et des centaines de talibés qui finissent chaque année dans la rue ou dans un centre d’accueil pour enfants après s’être enfuis d’un daara où ils étaient soumis à des abus. Le rapport révèle le rôle que jouent certains parents dans la perpétuation de ces pratiques en fermant les yeux sur le problème, ou en renvoyant leur enfant dans un daara caractérisé par l’exploitation ou d’autres abus.
Les conclusions de ce rapport s’appuient sur dix semaines de recherches de terrain menées au Sénégal entre juin 2018 et janvier 2019, des entretiens téléphoniques réalisés entre mai 2018 et mai 2019, et des informations provenant de sources secondaires fiables, notamment des documents juridiques et des articles de presse. Human Rights Watch a interrogé plus de 150 personnes, dont 88 talibés ou anciens talibés, 23 maîtres coraniques et des dizaines de travailleurs sociaux, d’experts de la protection de l’enfance, d’activistes et de représentants du gouvernement.
S’appuyant sur cinq précédents rapports de Human Rights Watch qui exposaient les abus perpétrés à l’encontre des enfants talibés depuis 2009, ce nouveau rapport démontre que les abus graves persistent malgré des initiatives lancées par le gouvernement en 2017 et 2018 pour protéger et aider les talibés.
Au cours des deux dernières années, Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits humains (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits, ont constaté la présence de centaines d’enfants talibés en train de mendier dans de nombreuses villes du pays, notamment à Dakar, Diourbel, Louga, Touba et Saint-Louis. Les enfants mendiaient souvent devant des policiers et des gendarmes, près de bâtiments gouvernementaux, se faufilant entre des véhicules en mouvement et au bord de routes très fréquentées. Certains avaient à peine cinq ans, et un grand nombre d’entre eux souffraient de malnutrition ou d’infections cutanées.
Soixante-trois des 88 talibés interrogés par Human Rights Watch ont déclaré que leur maître coranique exigeait d’eux qu’ils rassemblent chaque jour une somme d’argent fixe, ou « versement », allant de 100 à 1 250 francs CFA (0,20-2,20 dollars US). Un talibé fugueur de 11 ou 12 ans a affirmé qu’un maître coranique à Dakar l’avait forcé à quémander de l’argent – ainsi que tous ses repas. « Le versement était de 500 francs CFA, et de 550 CFA le vendredi [le jour saint des musulmans] », a-t-il indiqué. « Si on ne rapportait pas cet argent, le marabout nous fouettait avec un câble. C’est comme ça qu’une fois, j’ai été blessé au ventre. »
Human Rights Watch a documenté les décès de 16 enfants talibés en 2017 et 2018 du fait d’abus, d’actes de négligence ou de mise en danger de la part de maîtres coraniques ou de leurs assistants. Ces incidents se sont produits dans les régions de Saint-Louis, Diourbel et Thiès. Parmi ces enfants, âgés de 5 à 15 ans, trois sont morts des suites de coups violents, quatre dans deux incendies de daaras, cinq dans des accidents de la route alors qu’ils mendiaient ou évitaient de rentrer au daara, et quatre de maladies non traitées. Neuf de ces décès ont eu lieu en 2018, dont deux suite à des passages à tabac, respectivement à Touba (région de Diourbel) en avril 2018, et à Mpal (région de Saint-Louis) en mai 2018.
Human Rights Watch a également documenté 61 cas de passages à tabac ou d’abus physiques perpétrés à l’encontre de talibés en 2017 et 2018, 15 cas de viols, tentatives de viols ou abus sexuels, et 14 cas d’enfants emprisonnés, attachés ou enchaînés dans un daara. Ces abus auraient tous été commis par des maîtres coraniques ou leurs assistants. Human Rights Watch et la PPDH ont mené des recherches de terrain dans quatre des huit régions où des abus ont été documentés. En raison de la fréquence des déplacements et des mouvements migratoires des talibés – certains étant amenés par des parents ou un marabout d’une région à une autre, tandis que d’autres fuient un daara violent – un grand nombre des talibés interrogés dans une région avaient connu des abus dans une autre région.
Dans 43 des cas d’abus documentés, des enfants s’étaient fait battre par un marabout ou son assistant pour ne pas avoir rapporté le versement exigé après être sortis mendier. Parmi les 14 cas de talibés emprisonnés ou entravés, un grand nombre d’entre eux se retrouvant dans une salle comparable à une cellule avec des barreaux ou un grillage aux fenêtres, certains ont été séquestrés pendant des semaines voire des mois. « Si on essayait de s’enfuir, le marabout nous entravait les jambes avec une chaîne pour qu’on ne puisse plus bouger », a expliqué un talibé de 13 ans qui s’est enfui après avoir été enchaîné pendant trois semaines dans un daara à Touba.
Lors de visites de terrain dans 22 écoles coraniques dans les régions de Dakar, Diourbel, Louga et Saint-Louis, Human Rights Watch a également documenté plusieurs cas de négligence à l’égard d’enfants commis par des maîtres coraniques. De nombreux daaras hébergeaient des dizaines voire des centaines de talibés dans une saleté et une misère abjectes, souvent dans des bâtiments inachevés sans murs, sans sols ou sans fenêtres. Le sol était jonché de détritus et d’eaux souillées, l’air grouillait de mouches, et les enfants dormaient entassés, plusieurs dizaines par pièce, ou dehors, souvent sans moustiquaire. Des dizaines de talibés visiblement malades ou atteints d’une infection n’avaient pas reçu de traitement médical, et 13 des daaras visités ne donnaient que peu voire pas de nourriture aux enfants, d’après les enfants talibés et les maîtres coraniques interrogés.
Mesures prises par les instances judiciaires et le gouvernement pour protéger les talibés
Début 2019, malgré les abus, la négligence et l’exploitation subis par de nombreux enfants talibés, l’Assemblée nationale sénégalaise n’avait pas encore adopté le projet de loi portant statut du « daara », approuvé par le Conseil des ministres en juin 2018, et il était rare que les autorités fassent fermer les daaras qui exposaient les enfants à des risques sanitaires et sécuritaires.
Le Président sénégalais Macky Sall, réélu en février 2019 pour un second mandat, avait précédemment affirmé son souhait de mettre fin à la mendicité des enfants et de retirer les enfants des rues. Cependant, ce discours n’avait pas donné lieu à la prise de mesures cohérentes, résolues et ambitieuses pour protéger les enfants talibés victimes d’abus et d’une exploitation à travers le pays. La portée, la cohérence et l’impact des initiatives gouvernementales, notamment les projets d’aide sociale à l’attention des talibés et des daaras et le programme de « retrait des enfants de la rue » à Dakar, ont été limités. Les services publics de protection de l’enfance de toutes les régions sont peu nombreux et manquent de ressources.
D’après des experts locaux de la protection de l’enfance, seul un petit nombre de communautés a réussi à réduire le nombre de talibés qui mendient dans les rues depuis 2016, essentiellement grâce aux efforts de la société civile et du gouvernement local. Citons notamment les communes de Médina et de Gueule Tapée-Fass-Colobane à Dakar, où les maires ont promulgué des arrêtés municipaux en 2016 interdisant la mendicité au niveau local et exigeant des daaras qu’ils respectent des normes de santé et de sécurité. Avec l’appui de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les mairies ont ensuite œuvré en partenariat avec les membres des communautés pour mettre en application les décrets municipaux.
Bien que le Sénégal soit doté de lois nationales solides interdisant la maltraitance des enfants, la mise en danger d’autrui, la traite des personnes et « l’exploitation de la mendicité d’autrui » (voir la section I du présent rapport), l’application de ces lois à l’encontre des maîtres coraniques responsables de pratiques abusives a été inégale en 2017 et 2018. Les enquêtes sur ces pratiques et les condamnations ont été peu nombreuses et, dans un certain nombre de cas, les chefs d’accusation ont été abandonnés ou revus à la baisse par les juges ou les procureurs.
« Le peuple sénégalais en a assez que le gouvernement fasse un pas en avant sur cette question, puis un pas en arrière », a déclaré Mamadou Wane, coordinateur de la PPDH. « Tout le monde sait qu’il y a une souffrance énorme dans certains daaras. Il est temps que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour protéger les enfants talibés et pour mettre fin aux abus. »
Urgence de mesures exhaustives
Étant donné l’ampleur et la gravité des abus documentés dans le présent rapport, le nouveau gouvernement sénégalais devrait de toute urgence s’engager à prendre des mesures exhaustives pour mettre fin aux abus, traduire en justice les auteurs de ces actes, renforcer les services de protection de l’enfance et inspecter et réglementer les daaras existants à l’échelle nationale.
Quiconque, y compris les maîtres coraniques, s’avère forcer des enfants à quémander de l’argent devrait faire l’objet d’une enquête et de poursuites en vertu de la loi sénégalaise relative à la lutte contre la traite des personnes promulguée en 2005. Les maîtres qui battent, enchaînent ou font subir des sévices physiques ou sexuels quels qu’ils soient aux talibés qui leur ont été confiés devraient également être poursuivis en justice. Les parents qui envoient intentionnellement leurs enfants dans des daaras caractérisés par l’exploitation ou d’autres abus, ou qui les forcent à y retourner, devraient faire l’objet de sanctions juridiques pour avoir sciemment exposé leurs enfants à des abus. Lors de la prise de décisions concernant de tels recours judiciaires, les autorités devraient envisager des mesures qui seraient dans l’intérêt supérieur de l’enfant, notamment en s’assurant qu’un membre de sa famille ou un tuteur désigné est disponible pour le prendre en charge.
Les programmes gouvernementaux de réduction de la mendicité des enfants devraient être déployés au-delà de Dakar afin d’atteindre les milliers de talibés qui mendient dans les autres régions du pays, et le gouvernement devrait mettre des fonds à la disposition des daaras qui accordent la priorité à l’éducation des enfants et respectent leurs droits. Dans le cadre de sa stratégie nationale de protection de l’enfant, le gouvernement devrait renforcer ses mécanismes de protection de l’enfance, notamment en octroyant des ressources suffisantes aux centres d’accueil pour enfants et aux services de protection de l’enfance à travers le pays.
Le gouvernement devrait également s’assurer que les travailleurs sociaux et les membres des Comités départementaux de protection de l’enfant (CDPE) avertissent immédiatement la police ou le procureur général s’ils soupçonnent que des talibés font l’objet d’abus, de négligence ou sont contraints à mendier. Il faudrait à ce titre inclure tous les cas d’enfants talibés qui déclarent avoir été battus pour ne pas avoir atteint leur quota de mendicité ; les cas où des maîtres coraniques ne veillent pas à ce qu’un enfant malade ou blessé reçoive rapidement des soins médicaux ; et les cas où des talibés ont été blessés ou tués dans un accident de la route alors qu’ils mendiaient ou dans l’incendie d’un daara pendant que le marabout était absent.
Les policiers de toutes les régions devraient mener rapidement des enquêtes sur les cas où des maîtres coraniques sont soupçonnés de maltraiter ou d’exploiter des enfants, notamment en assurant un suivi auprès des travailleurs sociaux et en se rendant dans les daaras en question.
Enfin, il est primordial que les daaras existants soient soumis à une réglementation et à des inspections. Les daaras qui mettent en danger la santé et la sécurité des enfants devraient être signalés à la mairie ou à la préfecture, lesquelles devraient activement inspecter et fermer les daaras en question, comme l’ont fait les communes de Médina et de Gueule Tapée-Fass-Colobane à Dakar. Afin de mettre en œuvre les normes nationales relatives au fonctionnement des daaras – et, dans l’idéal, de contribuer au développement de nouvelles politiques en matière de réglementation et d’inspection – l’Assemblée nationale devrait de toute urgence adopter le projet de loi portant statut du « daara ».
hrw.org

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8 réponses

  1. Yvesbzh dit :

    Tout cela avec la bénédiction du président
    NOUS ATTENDONS LES COMMENTAIRES DU NDYAYE
    QUI VA BÉNIR CES AGISSEMENTS
    UN BLANC PEDOPHILE C EST UN SCANDALE ET NOUS SOMMES D ACCORDS
    UN MAÎTRE CORANIQUE C EST NORMAL ET AVALISÉ PAR L ÉTAT
    CHERCHEZ L ERREUR

  2. Abdul dit :

    Rappel a tous les sénégalais : l’esclavage est aboli depuis 1848…..
    Certains semblent encore l’ignorer…. Avec la bénédiction des autorités ?

  3. rico dit :

    Quelle honte, et ses collègues sont venu proférer des menaces si on ne libérait pas le tortionnaire…
    Eh! ben…

  4. lionel lopez dit :

    personne n’en parle sur les sites d’infos

    Vous avez dit bizzare???

  5. issa gibb dit :

    20 enfants talibés enchainés dans une daara de Diourbel… Ce n’est pas la première fois que çà arrive dans l’Etat mouride si religieux au Sénégal ??? Et à chaque fois , le marabout sort libre et pas inquiété par la justice sénégalaise complice ou laxiste… Et le salopard maraboutique, recommence à envoyer mendier ses talibés dans les rues , les frapper si ils ne ramènent pas l’argent quotidien, à les enchainer ou les humilier, comme dans un tunnel noir sans fin… En toute impunité !
    Avec un enfant talibé enchainé depuis 2 ans… Imagine l’Etat psychique de ce pauvre gosse dans l’avenir ???
    Quand je dénonce que les marabouts au Sénégal sont des esclavagistes, des pourritures humaines :
    Jusqu’à venir intimider les policiers, avec leurs prières et leurs fatwas à la con pour faire libérer leur collègue tortionnaire en expliquant qu’il est un bon maître coranique qui enchaine ses élèves pour les empêcher de devenir des bandits, alors qu’il les livrent à tous les dangers de la rue dans la mendicité forcée pour s’enrichir sur leurs dos ??? Leurs Hypocrisies sont sans bornes pour sauvegarder leur système esclavagiste abject d’enfants… Comme, dans le souvenir des meurtres d’enfants talibés tabassés à mort par leurs marabouts, à Yeumbel en 2015, aux Parcelles Assainnies en 2016, à Diourbel encore en 2017, où à Mbour en 2019, les salopes humaines viennent défendre leurs collègues marabouts qui ont assassiné leurs élèves en se défaussant à chaque fois sur la « Volonté de Dieu » dans leur suprématie religieuse dégueulasse qui étouffe ce pauvre Sénégal aux enfers de l’Humanité et qui lui fait oublié que c’est simplement un meurtre d’enfant commis par un maître sadique qui doit être puni par la perpétuité qui n’est jamais appliquée dans ce pays de maîtres religieux assassins d’enfants ??? En plus, des enfants talibés morts, calcinés dans l’incendie de leurs daaras au quartier de la Medina à Dakar en 2013, à Darou Mousty en 2017 ou à Mbour fin décembre 2018 et les enfants parce qu’ils étaient enfermés et/ou attachés dans leurs daaras-prisons… Ou tous les autres qui sont tués écrasés en mendiant dans la circulation ou enlevés, violés et assassinés en mendiant dans les rues, ce dont les marabouts sataniques sont encore responsables…
    Puis, les journalistes dans leur lâcheté propre à toute la population sénégalaise, ne s’appitoie même plus sur le sens de « ENCORE DES ENFANTS TALIBES ENCHAINES » ou « ENCORE UN ENFANT TALIBE BATTU A MORT », ils se perdent ou s’accommodent à chaque fois, dans des minables  »Copier-Coller » d’anciens articles de chiffres ou statistiques sur les souffrances des enfants talibés dignes de la rubrique des chiens crevés, qui ne mènent à rien depuis 3 décennies…
    Minable Pays que celui là, Un Pays Esclavagiste d’Enfants au XXIème siècle, un Pays de Merde : Le Sénégal !
    Je t’en leur foutrais à ces salopes humaines, de la « Volonté de Dieu » (qui a bon dos) pour se dédouaner de leurs ignominies commises sur des enfants innocents, noirs, pauvres, abandonnés et ignorants…
    Il n’y a qu’une politique à mener au Sénégal contre ces salopes en robes islamiques : Le Rétablissement et La Peine de Mort pour sortir le pays et les enfants talibés de cette honte lépreuse maraboutique…
    A MORT LES MARABOUTS ESCLAVAGISTES D’ENFANTS AU SENEGAL ! Pour la Gloire d’ Allah !
    Et des sanctions financières aux parents qui continuent à abandonner leurs gosses aux pourritures maraboutiques, sans aucune pitié non plus, parce qu’ils sont des adultes irresponsables et trop cons…
    Ce pauvre Sénégal s’enfonce de plus en plus profondément dans l’obscurantisme, l’intégrisme et l’esclavage des enfants… Tu parles d’une émergence, avec ses 2 autoroutes pas finies , son stade et son musée ????
    L’ESCLAVAGE DES ENFANTS TALIBES AU SENEGAL EST A METTRE AU MÊME NIVEAU D’INHUMANITE et D’ATROCITE QUE LE GENOCIDE DES JUIFS PAR LES NAZIS ALLEMANDS PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE !

    • NINJAB dit :

      Pourquoi les pays « des droits de l’homme » continuent ils d’inonder d’argent le Sénegal, et notamment ses dirigeants ? Ne pourrait-on exiger que ces pratiques d’esclavagisme d’enfants cessent ? Ce ne serait pas de l’ingérence, juste sauver des enfants ! Les impôts que nous payons dans nos pays respectifs servent à engraisser des dirigeants , blindés de tunes grâce à nous, et nous sommes incapables d’exiger qu’ils traitent leurs enfants avec humanité? Ces marabouts ne méritent que la prison,
      et en vérité ce sont des acteurs politiques incontournables auxquels se réfère la population par manque d’instruction ! Notre responsabilité est engagée vis à vis de ces enfants, regardons où va notre argent et prenons des décisions cohérentes en tant que pays des droits de l’homme !

  6. le chaman dit :

    Qu’ajouter à qu’à écrit Issa gibb? Cette pourriture Maraboutique me donne envie de vomir.
    Rien que de penser à ces gamins enchaînés, battus pour favoriser leurs éducation. Mais dans quel monde vivons nous?
    Et c’est les mêmes ordures qui veulent mettre au pas les écoles catholiques en affichant leurs croyances religieuses.
    Mais que font-ils pour dénoncer les meurtres d’enfants?
    Après 15 ans de vie au Sénégal, ou chaque jours la pression des islamistes cachés derrière les marabouts se fait insidieuse, il est temps de retrouver des contrées laïques et répuplicaines, débarrassé des religions maintenant les populations dans l’ignorance et la perversité.
    Sénégal je vais te quitter, je n’y crois plus, tout
    S’enfonce dans vase de la politique.
    Pourquoi avoir 39 ministres quand on voit le désastre dans tout les domaines .
    J’en ai marre t’entendre à chaque fois: « Ici c’est Sénégal  » ce qui en clair veux dire Ferme ta gueule et retourne dans ton pays.

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