NEBEDAY LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION

« Nous œuvrons pour que le Sénégal ne devienne pas un désert », dixit Jean Goepp, DG de Nébeday

« Le Sénégal a puisé excessivement dans ses ressources forestières afin de nourrir sa population en forte croissance. C’est ainsi que 80 000 hectares de forêts sont prélevées par an. Ce qui correspond à 300 terrains de football déforestés par jour pour satisfaire les besoins de cette population. En outre, la divagation et les 2 000 feux de brousse annuels laissent peu de chance aux jeunes plants et empêchent la régénération naturelle des forêts. Le Sénégal a ainsi perdu presque la moitié de sa surface forestière en 60 ans ».
Ces chiffres alarmants expliquent à suffisance le combat sans relâche de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Nébeday pour la préservation de l’environnement. Après ce triste constat, « nous avons commencé à sensibiliser et former les populations pour planter, chaque année, des milliers d’arbres dans les forêts, la mangrove, les parcelles agricoles, les écoles, les villages, les villes etc. », a expliqué Jean Goepp, Directeur général de Nébeday.
M. Goepp s’exprimait lors de la marche verte symbolique initiée par son organisation clôturant une semaine nationale de l’arbre de cette ONG qui s’inscrit dans le cadre de son opération 600 000 arbres.
« Nous œuvrons autour de différents pôles : le pôle agroforesterie et plantations, le pôle bio combustible, la filière des Produits forestiers non ligneux (PFNL), un pôle transversal appelé sensibilisation-éducation et le pôle aire protégée pour que le Sénégal ne devienne pas un désert mais aussi pour une société respectueuse de l’environnement grâce à la sensibilisation et à l’éducation », a-t-il révélé au cours de marche organisée le 4 août 2019 à Toubacouta (région de Fatick), jour marquant la célébration de l’édition 2019 de la Journée nationale de l’arbre au Sénégal.
A en croire notre interlocuteur, Nébeday intervient dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique par la promotion des énergies vertes. « La production et la commercialisation du charbon vert permet aux communautés locales de générer des revenus tout en protégeant les forêts des feux de brousse et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Nébeday forme à cet effet les communautés villageoises à la production de cette énergie verte et les accompagne dans la commercialisation. Dans le même sillage, nous produisons aussi des foyers améliorés », a-t-il confié. Ajoutant que son ONG encourage la diffusion de foyers améliorés en banco dans une trentaine de villages si l’on sait qu’ils peuvent réduire jusqu’à 50% la consommation de bois et sauver des milliers d’hectares de forêt.
Dans sa lutte acharnée pour la protection des ressources marines et forestières, l’ONG, intervient surtout dans les aires protégées communautaires comme la forêt de Sangako, la réserve naturelle communautaire de Palmarin, l’aire marine protégée communautaire de Joal-Fdiouth, la forêt de Djilor et dans la réserve naturelle communautaire de Popenguine.
Rappelons que Nébeday a pour objectif d’encourager le développement local communautaire grâce à la gestion participative des ressources naturelles par et pour les populations. Pour cette ONG, la « biodiversité est l’assurance vie de l’humanité. La crise écologique rappelle la dépendance de l’homme à son milieu et sa responsabilité envers les générations futures. Préserver ses ressources naturelles, c’est protéger notre avenir et celui de nos enfants », a conclu Jean Goepp.
Moctar FICOU / VivAfrik

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4 réponses

  1. Bravo pour l’initiative Pour plus de réussite utiliser le Polyter c’est un hydro-retenteur fertilisant qui vous assure 96% de réussite.
    Contact Mr Sall au 221 77 611 12 62 . Cordialement

  2. issa gibb dit :

    Bien sur que c’est une excellente initiative et hors gouvernementale, bien sur !
    Mais, il faudrait que ce Jean Goepp, Dg de l’ONG Nébelay planteuse d’arbres au Sénégal pour qu’il ne devienne pas un désert… S’allie avec Haïdar el Ali, nommé récemment responsable de la Muraille Verte au Sénégal, organisation de reboisement pour freiner l’avancée du désert en Afrique de Dakar à Djibouti…
    L’Union fait la Force ! … Les actions individuelles n’amènent qu’à peu de résultats, surtout quand les jeunes pousses plantées sont bouffées par les troupeaux errants ou brûlés par fréquents les feux de brousse…
    Une coordination et/ou une centralisation des efforts dans ce même secteur qu’est le reboisement du Sénégal serait plus bénéfique, en ciblant les endroits prioritaires… Mais aussi, pour éviter la dispersion des actions et se protéger de la corruption endémique au Sénégal et lutter contre la disparition des subventions ou des dons à cause de multipartenaires, plus intéressés à se remplir les poches que des soucis environnementaux et que le Sénégal ne devienne un désert…
    Jean Goepp et Haïdar el Ali, Ensemble pour reboiser le Sénégal … Contre les Chinois en Casamance !

    • Jean Goepp et Haïdar El Ali ont travaillé ensemble durant des années, ils se connaissent bien et s’apprécient, mais sont tous les deux de fortes et différentes personnalités…souhaitons que l’avenir puisse les voir de nouveau réunis pour le plus grand bien du Sénégal !

  3. Thierry dit :

    La biodiversité est l’assurance vie de l’humanité , cela partout dans notre monde en proie a l’arbitrage entre le profit et le profit.
    Le Sénégal a l’opportunité de sauver son patrimoine et de monter l exemple a tous , pour cela les peuples doivent se surpasser en comprenant que rien de beau et de pérenne ne se fera sans un sursaut massif des consciences a dévouer leur existence a la sauvegarde de leur environnement.
    Faisons du Sénégal un paradis , avec sa jeunesse ainsi que Haïdar el Aliles et Maky Sall , les Sénégalais peuvent le faire !

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