VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Violences faites aux femmes: Mimi Touré recense plus de 600 cas de viols et 3 251 procès verbaux enregistrés entre 2017-2018

L’enquête nationale annuelle sur les activités des juridictions pour l’année judiciaire 2017-2018, présentée le 15 juillet 2019, révèle 603 cas de viols et d’attentats à la pudeur, avec violence. C’est ce qu’a informé la présidente du Conseil économique, social, et environnemental (Cese), Aminata Touré, à la suite de la rencontre avec le ministre de la Famille, de la Femme et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng.
Ainsi, a-t-elle fait savoir, 3 251 procès-verbaux ont été acheminés vers les parquets près les tribunaux de Grande instance pour des infractions de coups de blessures volontaires, d’homicides ou blessures involontaires, de mise en danger de la vie d’autrui. Selon Mimi Touré, par catégorie d’infractions, les femmes constituent la majorité des victimes.
Mais, se réjouit-elle, contre ce phénomène, l’Etat réagit avec rigueur par des poursuites pénales. « Il y a une grande recrudescence des viols. Le Président Macky Sall a donné des instructions très fermes pour que cette question soit traitée et un conseil interministériel sur la sécurité des personnes et des biens sera organisé », révèle-t-elle.
Aminata Touré a débuté sa première session extraordinaire hier, mardi, après sa nomination à la tête du Cese. Elle a reçu en premier, le ministre de la Famille, de la Femme et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng. D’autres ministères sont attendus pour l’évaluation de leurs programmes.
pressafrik.com

«La répression seule ne suffit pas à endiguer le phénomène»

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s’est penché hier, lors de sa première session extraordinaire, sur la question de violences faites aux femmes qui continuent d’indigner, mais ne cessent de croître malgré les politiques publiques mises en place pour leur élimination.
«Quelles stratégies pour la prévention des violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal, pour la protection et la prise en charge des victimes ?» Lors de sa séance plénière, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a auditionné hier le ministère de la Femme, de la famille, du genre et de la protection de l’enfance sur cette question relative à la violence du genre dont le dernier exemple est le meurtre de Binta Camara, qui avait provoqué une vague d’indignations. Ce n’est qu’un cas isolé si l’on en croit les statistiques sur les violences, viols et meurtres exercés sur les femmes.
Dans la capitale, le taux de prévalence est de 50,2% et plus de 70% dans d’autres parties du pays. L’enquête nationale annuelle sur les activités de justice entre 2017-2018 révèle 603 cas de viol et d’attentat à la pudeur avec violence. Dans la même veine, l’étude du laboratoire genre et sociétés (Gestes) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis portait à 60% le taux de prévalence des violences à l’égard des femmes dans les ménages sénégalais en 2015. Les textes de loi et les nouvelles orientations de l’Etat pour la prévention et la prise en charge des victimes n’arrivent à corriger cette situation devenue véritablement endémique. Que faire ? «La répression seule ne suffit pas à endiguer le phénomène. Il faudra aussi, outre l’amélioration du système d’assistance aux victimes, porter le combat de la prévention. Il est temps que cette question soit traitée de manière publique pour préserver les filles à l’école (…). Il faut faire le lien avec le développement du pays, plus de la moitié de la population est constituée de femmes…», décline Mme Aminata Touré, présidente du Cese.
En écho, Ndèye Saly Diop Dieng déplore le faible taux de victimes qui osent briser le cycle du silence à cause des pesanteurs socio-culturelles. Elles ne sont que de l’ordre de 24%. Quelle est la solution ? «L’information, la communication sur la question, principalement sur le plan social, la finalisation du processus de synthèse en prévoyance, l’aménagement de centres de suivi, notamment à Dakar, constitueraient des apports à la résolution de la question», suggère le ministre de la Femme. «La gent féminine, constituant 50,4% de la population et jouant des rôles indispensables dans l’épanouissement de la société, a été victime ces trois dernières années de 31 meurtres. Dont, 65% sont faits dans le cadre domestique, la famille, la communauté, les champs et autres lieux de travail», renseigne-t-elle ; d’où l’urgence de régler la question en trouvant de nouvelles stratégies.
lequotidien.sn

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3 réponses

  1. issa gibb dit :

    Que du baratin, des palabres stériles , des colloques inutiles, des statistiques ronflantes pour se faire croire qu’on domine le sujet, sans y ramener un seul remède, sans grande volonté réelle et de rares condamnations par la Justice pour y mettre fin…
    Les Violences faites aux femmes et FILLES au Sénégal est un problème aussi grave que l’Esclavage des enfants talibés, mais à part des discours, on n’y apporte aucune solution pour en sortir et ils sont encore à chercher pour trouver de nouvelles stratégies pour en sortir ??? Alors que ce phénomène est en augmentation comme le nombre des enfants talibés esclaves qui à doubler en 5 ans de 100 000 à plus de 200 000 au Sénégal !
    Pour en sortir, il suffirait de communiquer et rappeler sous les ondes que le Sénégal est un République Démocratique où tous les habitants, hommes, femmes et enfants sont égaux en droits et devant la loi… Enseigner aux femmes et aux enfants qui peuvent faire appel à la loi quand leurs droits ou leurs corps sont bafoués… Même si çà rélève de l’Utopique au Sénégal ! Tout mal (tare) doit être dénoncé en permanence…
    Mais, dans un pays où les femmes et les enfants sont considérés comme des sous castes humaines, relégués au rang d’animal de labeur ou de somme par une caste humaine mâle adulte et supérieure, c’est plus difficile…
    Dans un pays, où la puissance patriarcale, le silence et les pressions familiales ont la sale habitude d’étouffer tous les abus faits aux femmes et aux enfants, jusqu’aux viols commis par les tontons Saï-Saï dans les familles ou par des professeurs sur leurs jeunes élèves en milieu scolaire, c’est plus difficile…
    Dans un pays, où les dénonciations de ces abus , aux administration, à la police, à la gendarmerie, à l’action et la protection sociale ou à la Justice, les portent à en rire et elles sont généralement étouffées avec des pressions faites sur les abusés pour les faire taire et retirer leurs plaintes, c’est encore plus difficile…
    Dans un pays, où les puissants religieux confrériques et les mafieux du maraboutisme sénégalais considèrent les femmes comme de la sous-merde dans leur Islam dévoyé qui va jusqu’à mettre des enfants talibés dans la mendicité forcée avec des conditions de vie plus abominables de celles des animaux au Sénégal, c’est plus que difficile…
    Dans un pays, où on laisse des marabouts, comme cette ordure humaine et outaz Alioune Sarr faire l’apologie de la pédophilie sur les ondes nationales, invitant les parents sénégalais à donner en mariage leurs petites filles de 9 ans à des adultes mâles de plus de 25 ans pour « qu’ils les élèvent selon leurs volontés de maris », là cà devient très difficile…
    Car cette vieille salope pseudo-religieuse aurait pu ajouter: « Pour violer une petite fille de 9 ans pour rester éternellement jeune, en faire son esclave sexuelle et domestique corvéable à merci, la soumettre et la laisser ignorante en lui empêchant toute instructions, lui gâcher sa vie et tout espoir de réalisation de soi et dans l’avenir, d’avoir le droit de vie ou de mort sur elle si elle se révolte, c’est à dire la tabasser comme pour les enfants talibés dans les daaras, soumis à la toute puissance de leur marabout qui les tabasse pour apprendre le Coran ou si ne ramène pas leur part de mendicité journalière, etc … « . C’est un sacré programme religieux islamique pour l’émancipation des femmes au Sénégal ???
    Et pourtant ce programme est diffusé abondamment sur les ondes au Sénégal où on laisse la parole à ces ordures maraboutiques qui font l’apologie de la pédophilie en toute liberté et impunité, qui font que les femmes ont un statuts peu enviable et inférieurs aux hommes dans le pays…
    Ces ordures humaines maraboutiques qui font tant de mal au pays, aux femmes et aux enfants en particulier, mais aussi au peuple sénégalais en général, depuis des décennies, en les maintenant dans la soumission infantile et des rites arriérés et humainement sordides et effrayants sur un peuple aussi si con à les écouter , à les croire et à les suivre… Dieu ne veut pas tout çà ! In cha’ Allah…

    • issa gibb dit :

      Rectif : le nombre des talibés qui a doublé en 5 ans passant de 100 000 à plus de 200 000 enfants esclaves au Sénégal.
      Rectif : ou si ils ne ramènent pas leur part de mendicité journalière, etc…
      Rectif : qui fait que les femmes ont un statut peu enviable et inférieur aux hommes dans le pays…
      Sacrée grammaire française… Même en relisant, il y a des fautes qui passent à travers les mailles… Oups !

  2. Xx dit :

    Encore une fois, tout est question de RESPECT et d’ÉDUCATION
    Depuis des siècles, les croyances et/ou religions placent généralement l’homme comme supérieur à la femme, ce qui ne fait qu’aggraver les choses un peu partout dans le monde (en effet, dans des temps très anciens, on vénérait des divinités : de l’eau, de l’air, de la terre, de la forêt… la déesse Terre nourricière, la déesse Mère source de vie…).
    Bien bien longtemps après, les hommes, libérés des activités de chasse et de pêche, s’approprièrent des “pouvoirs religieux” pour dominer leur tribu… et les femmes furent de facto placées au second plan, car jugées inférieures et incapables de “gouverner”… On accola même le terme de “tentatrice” au genre féminin pour mieux le tenir dans la soumission ! (sauf erreur, rares sont les femmes citées dans les différents courants religieux actuels, en dehors de la Vierge Marie)…
    Ceci étant bien ancré depuis des siècles dans l’esprit de la plupart des hommes, pourquoi respecter les femmes ? Quelle importance si elles sont bafouées, frappées, maltraitées, répudiées, violées, tuées ? Quand bien même elles sont “la mère” des enfants de l’homme… !
    Je vois des garçons, des gamins de 12/15 ans frapper leur(s) propre(s) soeur(s) ! ils ne font sans doute que répéter des gestes habituels ? ils trouvent cela “normal” ? ils voient peut-être leurs propres grand-père, père, oncle ou grand frère agir ainsi ?
    Quel que soit le lieu où l’on vit, quel que soit le niveau d’éducation, si la violence physique est la seule réponse des hommes aux différends familiaux, on n’est pas sorti de l’auberge !
    Et c’est ainsi que certaines femmes, après avoir supporté pendant des années bien des humiliations et bien des douleurs psychiques ou physiques, en arrivent à tuer leur conjoint.
    Peut-être faudrait-il enseigner partout dans le monde, à toutes les petites filles, des méthodes de self-défense ?!
    Les hommes, les mâles, ont tout intérêt à modifier leur comportement, et vite… dans certains pays d’Afrique, les femmes maltraitées ont pris la fuite, se sont regroupées, sont revenues au système ancien du matriarcat et tiennent les hommes à bonne distance. Ceux qui osent approcher trop près de leur village sont sévèrement bastonnés et chassés manu militari par les “gardiennes” et/ou les fils de ces dames… à méditer…

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