QUID DES ESSENCERIES?

Prolifération des stations d’essence : un danger qui guette les Sénégalais

Les stations d’essence sont nombreuses. Elles foisonnent au niveau des entrées comme à l’intérieur des quartiers. Vues comme de véritables bombes à retardement par les citoyens, elles sont sujettes à toutes les interrogations. Sont – elles des vecteurs de développement économique ? Comment accèdent – elles aux licences d’exploitation ? Quels dangers comportent-ils ?
Pour l’économiste Boubacar Édouard Traoré, même si les stations d’essence peuvent générer des ressources, leur prolifération constitue un coup de frein économique. » Des institutions comme la mairie peuvent y tirer des taxes qui tournent autour de 200 à 800 milles Francs cfa par année. Mais ce que nous voyons à Kaolack, où sur chaque 100 ou 150 mètres pousse une station, n’est pas avantageux car trop de concurrence tue l’activité », dit-il.
Du côté des jakartamens et autres chaufeurs, on salue la proximité des stations tout en s’inquiétant des dégâts collatéraux que les produits inflammables peuvent créer. » Pour acheter du carburant, on est plus obligé de faire 2 ou 3 kilomètres. Ce qui est un vrai avantage. Mais la proximité avec les habitations nous inquiètent car les produits comme l’essence, le gasoil ou le gaz butane sont extrêmement dangereux en cas d’incendie « , explique Yague Thiam.
Pourtant l’implantation d’une station d’essence n’est pas de tout repos. Des démembrements de l’État comme l’Urbanisme, l’AGEROUTE, les Impôts et Domaines, le Cadastre et les Sapeurs-pompiers sont impliqués dans l’octroi de la licence. C’est ce que nous explique Amadou Cherif Sow, l’adjoint au chef du Service de l’Environnement de Kaolack, qui assure que toutes les mesures de sécurité sont prises avant l’octroi du permis d’ouverture.
« Au Sénégal, vous n’avez jamais entendu l’explosion d’une station d’essence parce que la sécurité est de mise. La cuve qui doit contenir les produits est enterrée dans une fosse, ainsi que les tubes sur lesquelles sont branchées les pompes. Des extincteurs ainsi que des bacs de sable sont également imposés. Mais avec le nouveau Code de l’Environnement, il sera encore plus difficile d’ouvrir une station », estime le technicien.
Malgré les assurances des autorités, les populations ont peur de certains méfaits écologiques comme la contamination de la nappe phréatique qui peut altérer la qualité de l’eau, et la détérioration des sols.
Babacar Touré/senenews.com

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3 réponses

  1. Bernard dit :

    Pas grave ! = les essenceries deviendront simplement des stations d’essence !

  2. Nico dit :

    🤣🤣 essenceries !

    • Xx dit :

      C’est un terme bien adapté… En France, dans une épicerie, vous ne trouvez que des épices ??!! Toujours l’histoire de la paille et de la poutre dans l’oeil…

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