PRÉVENTION DU SIDA

Dépistage du Vih : Le Sénégal se dote d’un « autotest »

A man undergoes a VIH test during the « Test In The City » operation, a free HIV test in Monaco, on November 25, 2015 in Monaco. AFP PHOTO / VALERY HACHE / AFP / VALERY HACHE (Photo credit should read VALERY HACHE/AFP/Getty Images)

Le Sénégal, dans le cadre de la diversification de l’offre de dépistage du VIH, vient de se doter d’un autotest VIH, un dispositif oral de détection des anticorps du VIH permettant aux populations de connaître leur statut sérologique.
L’annonce a été faite lundi par la cheffe du service du laboratoire de virologie et bactériologie de l’hôpital « Dalal Jam’’ de Guédiawaye, professeur Ndèye Coumba Touré Kane, lors d’un symposium tenu en marge du lancement des 2-èmes journées scientifiques du Sida au Sénégal.
Cette avancée a été réalisée dans le cadre du projet dénommé « Autotest VIH, libre d’accéder à la connaissance de son statut’’ (ATLAS). D’une durée de trois ans et demi pour un coût de 15 millions de dollars, il mis en oeuvre en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal.
ATLAS est mis en œuvre au Sénégal par le consortium Solidarité thérapeutique et initiatives pour la santé (SOLTHIS), en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) et d’autres partenaires.
Selon le Professeur Ndèye Coumba Touré Kane, l’autotest est une stratégie innovante qui va aider à améliorer le diagnostic dans des pays comme le Sénégal, qui a une épidémie de type concentré.
La prévalence est, en effet, « faible dans la population générale, mais élevée chez les populations clés qui sont souvent des populations cachées ».
Professeur de microbiologie à la faculté de médicine de l’UCAD, Ndèye Coumba Touré Kane souligne que l’autotest représente un outil d’aide à l’orientation vers le diagnostic.
« C’est un test comme le test de grossesse utilisé par les femmes enceintes et si le test est réactif, la personne se rend vers une structure de soins pour sa confirmation ou pas », a-t-elle indiqué.
Elle a souligné que les stratégies actuellement développées au Sénégal, conformément aux recommandations de l’ONUSIDA, sont basées sur la démarche dite « tester et traiter ». Ainsi, si le test est positif, l’intéressé est orienté vers le dispositif de soins pour une prise en charge adéquate.
En 2015, l’ONUSIDA estimait que le monde a inversé la propagation du VIH et annonçait le recul de l’épidémie.
L’on estimait alors que la riposte avait franchi une étape fondamentale et que « mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici 2030 » était devenu le nouveau challenge.
Pour atteindre cet objectif, l’ONUSIDA recommande une étape intermédiaire à l’horizon 2020 afin que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique.
Les recommandations veulent que 90% des personnes dépistées positives reçoivent un traitement anti rétroviral durable et que 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.
D’après le professeur Ndèye Coumba Touré Kane, l’approche de l’autotest va améliorer l’atteinte du premier 90 pour 2020.
Elle a indiqué que le Sénégal a atteint 71 % des objectifs fixés. Ce résultat « montre’’ selon elle « que nous avons un gap à atteindre’’.
Mme Kane exhorte à « faire des efforts pour rattraper ce gap’’, au vu du fait que « l’efficacité de l’autotest est prouvée par plusieurs études »
xalimasn.com

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4 réponses

  1. issa gibb dit :

    Heureusement, le Sénégal est un des pays Africains, le moins touché par le Sida et ces campagnes de dépistage sont de bons réflexes et de bonnes actions…
    Sauf, si on nous enfume sur la réalité du Sida au Sénégal, dans un pays où on baise dur, mais où parler de sexe est toujours tabou et encore un sujet tenu au silence dans la majorité des famille sénégalaise où les filles enceintes et les malades sont éloignés des villages et de la vue des voisins …
    Qu’elle est la réalité des cas de sidaïques au Sénégal ??? I don’t know et cet article, non plus !

  2. Ndiaye dit :

    Le taux de prévalence actuel dans un pays d’Afrique comme le Sénégal est moins élevé que celui du pays de grands donneurs de leçons.
    Pas surprenant! il vaut mieux adopter la polygamie déclaré de la polygamie hypocrite avec les nombreuses maîtresses qu’on traîne en cachette dans un pays où 1 femme sur 3 a déjà trompé son partenaire.

    Et encore.., fort probablement, sans Saly « la ville sainte » ( ou « Sodome et Gomorrhe »), le Sénégal pourrait diviser son score par 3… mais il parait qu’on a besoin de leurs sous…

    • toubab dit :

      Apologie de la polygamie africaine ou islamiste contre l’Apologie du cocufiage occidental ???
      Vraiment Ndiaye, vas te faire enculer par ton marabout à Touba et lâche la grappe à Saly…
      Tu nous emmerdes avec tes comparaisons à la con… Occupes toi de ton cul !
      Il faut savoir si la réalité du Sida n’est pas mensongère au Sénégal ?

  3. Thaury dit :

    Bonjour,
    Il n’y a pas de renseignements sur la possibilité de ce procurer et le prix de ce test qui est une grande avancée dans la prévention au Sénégal 🇸🇳

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