S’IL N’Y AVAIT « QUE » 36160 TALIBES…EXPLOITES, BATTUS, VIOLES

30 160 enfants mendiants recensés dans la région de Dakar
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Quelque 30 160 enfants des écoles coraniques mendient dans la région de Dakar et 91 % d’entre eux font plus de cinq heures dans la rue, indique le rapport annuel (2012-2014) de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes en particulier des femmes et des enfants (CNLTP).
‘’Le fort taux de mendicité dans la région de Dakar est enregistré dans les saaras avec 51, 10 % contre 1, 80 % dans les écoles franco- arabes’’ rapporte le document remis vendredi à Dakar au directeur de cabinet du Premier ministre.
La collecte des données a porté sur 1.006 écoles coraniques qui regroupent les daaras, écoles franco-arabes et écoles arabes.
Par rapport à la distribution au niveau des départements de la région, le document souligne que le département de Dakar concentre 31,21 % du taux de mendicité, Pikine (26,74), Rufisque (23, 06 %) et Guédiawaye avec 18,99 %.
‘’Les indicateurs de distribution de la population mendiante selon les arrondissements rapportent que 54,30 des enfants mendiants issus des daaras pratiquent la mendicité le matin contre 23, 60 % l’après-midi et 17, 30 % le soir’’, indique le document, précisant que 51 % des apports sont constitués en argent.
Le document signale que 97, 3 % des écoles coraniques qui pratiquent la mendicité reçoivent entre 100 et 500 francs CFA par jour et 2, 7 % ont plus de 500 FCFA.
Selon le rapport de la CNLTP, ce fort taux de mendicité s’explique par la précarité de l’habitat.
‘’Les enfants logés dans des abris découverts représentent plus de 50 % dont 35,20 % sont d’origine rurale’’, relève le rapport, soulignant que les enfants mendiants ont confirmé durant l’enquête les châtiments corporels.
La Cellule soutient que 8 % des maîtres coraniques sont pour l’application de la loi relative à la suppression de la mendicité, tandis que d’autres sont favorables à la réglementation de l’ouverture des daaras.
Aps/Seneweb

La Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants (Cnltp) a remis son premier rapport annuel sur la traite des personnes, au ministre Directeur de cabinet du Premier ministre, ce vendredi 5 juin, à la Primature. Parce qu’après sa création, elle a été placée sous l’autorité du chef du gouvernement. Ce rapport est tout à fait particulier car elle couvre deux années (janvier 2012-juin 2014).
 A cet effet, El Hadji Malick Sow, président de la Cnltp, avant de remettre le document entre les mains du représentant de Mohammed Boun Abdallah Dionne, a indiqué que sa structure a constaté et a dénoncé l’augmentation du nombre d’enfants «exploités» dans la rue. Avant de souligner que la Cnltp a produit la première cartographie des écoles coraniques dans le département de Dakar, puisque le prétexte souvent servi est l’éducation dans les Daaras. Le président dit avoir fait le même constat pour les femmes.
Selon lui, ces dernières sont utilisées comme un objet sexuel au Sénégal.
De l’avis de El Hadji Malick Sow, la situation de la traite des personnes reste préoccupante dans le pays. Et, pour y faire face, il a émis plusieurs recommandations et estime qu’il faut un renforcement de la politique du gouvernement, en matière de traite. Il s’agit entre autres, d’inscrire la lutte contre la traite des personnes en politique publique nationale, d’appliquer rigoureusement la loi 2005-06 contre la traite des personnes et pratiques assimilées, de poursuivre les trafiquants sans complaisance, d’instruire les autorités judiciaires pour une application rigoureuse de cette loi, de renforcer le contrôle des frontières pour surveiller les moyens de transport qu’ils ne soient pas utilisés à des fins illicites de trafic d’enfants, d’améliorer le dispositif de prise en charge des victimes de traite et de renforcer la collaboration des services compétents pour les différents rapports soumis au département d’Etat américain et aux organes des Nations-Unies.
Cheikhou AIDARA-Seneweb.com

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4 réponses

  1. charles dit :

    bonjour
    Cela dénote bien dans la continuité des viols ou de la non application des lois Sénégalaise ou du je-m’en-foutisme pour ne pas dire la puissance de la religion au Sénégal .
    Des lois sur la mendicité ont étés votées sous Wade mais jamais mis en application car les gouvernants sont à la merci des ordres de vote
    Un pays noyé dans la religion dont la plupart des marabouts vivent de ce commerce et exercent des horreurs sur ces enfants sans défense et n’attendez pas que cela change car le mal est profonds !
    trop de religion tue la religion mais elle est bien implantée au Sénégal , qui peut dire le contraire ????

  2. Kinado dit :

    Entièrement d’accord avec Charles. C’est une honte dans ce pays soit disant démocratique et qui se vante de respecter les droits de l’enfant!

  3. Bill dit :

    Pas mieux, la honte du pays qui réduit à néant tous les efforts de développement qui peuvent naître ailleurs. La mandicité, le niveau zéro du développement humain et quand il s’agit d’enfants….

  4. stephane dit :

    Pauvres gosses

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