Bilan sur le Sida au Sénégal

Lutte anti-sida : le Sénégal en bonne voie, mais face à des blocages culturels
Haiti-Malade-Sida-16aout2006-1

      Le Sénégal est sur une « bonne  voie » en matière de prévention contre le VIH/sida et est considéré comme un modèle sur le continent africain, son taux de prévalence  étant contenu à 0,70 %.  
     « Le Sénégal est sur une bonne voie, car c’est l’un des rares  pays à avoir réagi dès le début de l’épidémie en 1986, en faisant  participer tous les acteurs du milieu sanitaire, scientifique et  de la société civile », a déclaré à Xinhua le secrétaire général du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), le Dr Ibra Ndoye.  
     Concernant le traitement des malades, « le Sénégal est le  premier pays d’Afrique à avoir mis en place l’accès aux  antirétroviraux (ARV) en 1998 » et « a rendu gratuit l’accès aux ARV aux personnes vivant avec le VIH/sida » en 2004, a-t-il rappelé.  
     Cette mesure est considérée comme un facteur de réussite de la  prévention de la pandémie au Sénégal. Début novembre, l’organisme  des Nations Unies au Sénégal avait félicité les efforts consentis  par le pays.
     Pourtant, le Sénégal « a accusé un retard dans le dépistage et  le traitement prophylactique », constate le CNLS.  
     Par ailleurs, « le bilan médical est coûteux, et pose  aujourd’hui problème », avertit la directrice exécutive de  l’Alliance nationale contre le sida (ANCS), Mme Magatte Mbodj.  
     Le Sénégal accuse aussi un net retard de la prévention de la  transmission mère-enfant.  
     Le nombre de dépistages des femmes enceintes au Sénégal a  pourtant progressé. En 2007, on comptait 40.000 femmes ayant fait  un test du VIH/sida. Au premier semestre 2008, ce chiffre est  passé à 45.000.  
     D’après les médecins et organismes de lutte contre la maladie,  le Sénégal se heurte à des barrières socio-culturelles fortes.  Certaines femmes enceintes séropositives refusent d’effectuer un  dépistage.  
     « Nous nous confrontons à un problème d’ordre culturel. 65% des  femmes de nos centres font le dépistage. Mais il y a encore 30% de déperdition, en raison des maris qui refusent que leur femme fasse le test », observe le Dr Ndoye.  
     Ce blocage culturel a une incidence sur le traitement des  malades. L’ANCS est une organisation qui coordonne la prévention  au niveau communautaire. Cette institution observe « des réticences  » de la part des malades.  
     « Il y a encore des réticences liées à la stigmatisation et à la discrimination », témoigne Mme Mbodj.  
     « Bien que les ARV soient gratuits, dans certaines localités du  pays, les gens hésitent à aller les prendre, de peur d’être  stigmatisés. Ils craignent qu’en restant chez eux, à prendre les  médicaments, que les gens soupçonnent leur état sérologique »,  ajoute-t-elle.  
     Pour la seconde fois, le Sénégal abrite la Conférence  internationale sur le sida et les infections sexuellement  transmissibles (IST) en Afrique du 3 au 7 décembre. La rencontre  vise à encourager le partage des découvertes récentes en matière  de VIH/sida et d’IST sur le continent.

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1 réponse

  1. iboss dit :

    l’image pour illustrer ton article est nul et ne donne personne envie de le faire. Cette période est revolue depuis les années 1995. Si tu attends de rencontrer une personne pareille pour se méfier, ma foi tu es foutu. Car actuellement les porteurs du VIH sont les belles petites nymphettes que tu rencontres un peu partout et les belles diongoma que tu as envie d courtiser si elle se déhanchent devant toi.
    Fais gaffe tu induis ton peuple a l’erreur

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