SAUVER LA RÉSERVE DE GUEUMBEUL

Plaidoyer pour la préservation de la réserve de Gueumbeul

L’éco-guide de la réserve de Gueumbeul, Ndaga Nguane, a plaidé pour la préservation de ce site dédié aux espèces animales en voie d’extinction, soulignant que cet espace est aujourd’hui de plus en plus menacé par la mise en service de parcs privés et la dégradation de l’environnement.
‘’J’invite les autorités à donner un second souffle à la réserve de Gueumbeul’’, a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une excursion organisée mardi par le comité d’organisation du festival jazz de Saint-Louis en collaboration avec la BICIS.
Située à Gandiole, à cinq kilomètres de l’entrée de la ville de Saint-Louis, la réserve de Gueumbeul a été créée en 1983 en vue de la pérennisation des espèces menacées de disparitions au Sénégal. Elle a été classée en 1986 par la convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eaux.
Ce sanctuaire naturel, d’une surface de 72 ha entièrement clôturé, abrite des espèces rares telles que des gazelles dama, des oryx, des phacochères, des singes rouges patas et des tortues sillonnées. Une espèce capable de vivre plus de cent ans comme en témoigne Martin, la doyenne des tortues de Geumbeul, aujourd’hui âgée de 72 ans, selon le guide du jour.
Cependant, cette ‘’arche de Noé’’ est de plus en plus fragilisée depuis l’installation d’un parc privé à quelques encablures, a-fait-savoir Ndaga Nguane.
Signalant que le parc privé offre plus d’espèces et d’activités aux visiteurs constitués en majorité d’étrangers, il avertit : ‘’Si cela continue ainsi, ces visiteurs actuellement de plus en plus rares à la réserve, ayant trouvé une meilleure offre ailleurs, ne jugeront plus opportun de venir ici’’.
La solution, a-t-il suggéré, est que les autorités en charge de la gestion de cet espace y introduisent de nouvelles espèces et installent, en même temps, des infrastructures en harmonie avec le milieu, capables d’offrir aux visiteurs un certain confort.
Les enjeux sont exctrêmement importants compte tenu des objectifs primaires assignés à cette réserve dès sa création’’, a-t-il tenu à souligner.
‘’Le premier c’est la protection de la cuvette de Gueumbeul’’, un plan d’eau de 200 ha qui constitue une zone de transition de près de deux cents espèces entre le parc national des oiseaux du Djioudj et le parc national de la langue de Barbarie, a-t-il rappelé.
Outre ‘’la mise en défense de la végétation pour une régénérescence naturelle des différentes espèces végétales sur place’’, il a également fait état de la ‘’restauration de la faune’’, précisant, sur ce point, qu’à chaque fois qu’il y’a des résultats des espèces sont relâchées partout à l’intérieur du pays en tenant compte de leurs habitats naturels.
‘’Nous avons eu à transférer des gazelles à la réserve de Bandia, à celle de Ranérou et même en Mauritanie’’, a-t-il fait savoir à titre d’exemple.
MK/MD /ndarinfo.com

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3 réponses

  1. Patricia dit :

    Pourquoi ne pas y amener les animaux du zoo de Hann de Dakar qui est un vrai scandale sur la manière dont vivent les animaux qui y sont emprisonnés ?? !!!

  2. BRUN BÉATRICE dit :

    👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍
    Patricia

  3. BRUN BÉATRICE dit :

    Il semblerait que le Sénégal préférerait , je pense pour des raisons financières, vers la création de réserves « privées, publiques ».
    Il est vrai comme dit très justement ce Monsieur eco-guide de Gumbeul, que les touristes demandent un certain confort d’hébergement, de restauration, d’esprit ludique, pour enfants.
    A titre personnel, je SOUTIENS entièrement ce Monsieur .
    Puisse t il être écouté et entendu par le Colonel DIOP responsable de tous les parcs publics du Sénégal.

    Pour info, mais vous le savez tous:
    Deux personnes qui arrivent à BANDIA pour faire le tour visite guidée du parc : 70 000 FCFA.
    Beaucoup trop cher pour ma part, mon budget.
    Ce qui me chagrine, ce sont ces lionceaux , en face du parc de Bandia, le sujet est tabou.
    Le public va t il faire mumuse avec ces lionceaux ?
    Que vont ils devenir après ?
    Vous savez tous ce que les lionceaux de SUD AFRIQUE deviennent quand ils arrivent à l’âge adulte!
    Toutes les assos de P.A. (protection animale)
    s’insurgent contre la « liquidation » de ces animaux , pourtant protégés !

    La réaction des internautes concernant le massacre de l’hippo à KEDOUGOU a été globalement en faveur d’une protection des Animaux.
    Et je m’en réjouis.

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