AIDE DE LA BANQUE MONDIALE POUR LA MOBILITE

la Banque mondiale octroie 30 milliards FCfa au Sénégal

dollar_650x400_51424318870.jpg

Le projet d’appui au transport et la mobilité urbaine (Patmur) vient de financer l’Etat du Sénégal, à hauteur de 50 millions de dollars, soit 30 milliards de francs Cfa. L’objectif est d’améliorer la gestion et l’entretien des routes, au niveau national et urbain d’une part et ; d’améliorer le transport public dans l’agglomération urbaine de Dakar, d’autre part.
Selon la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, le Patmur a, en effet, voulu améliorer la mobilité urbaine au Sénégal et plus particulièrement dans la zone de Grand-Dakar, qui constituait un défi important pour le Gouvernement, les Collectivités locales et la Société civile.
Louise Cord a, ainsi, rappelé que «le secteur est confronté à une crise majeure, depuis les années 90, du fait de la croissance de la population urbaine, d’un manque d’entretien des routes, de l’inadéquation des méthodes de gestion de la circulation, d’une répartition spatiale déséquilibrée entre les activités économiques et commerciales».
Il s’y a joute, dit-elle, que grâce au Patmur, les routes en bon état dans la zone du projet ont augmenté et atteint 60 %, pour un objectif qui était fixé à 54 %. Avec ce financement, note Louise Cord, «le Gouvernement pourra, donc, amplifier les réalisations du Patmur. Il permettra, notamment, la réhabilitation/construction d’un tronçon de 69 kilomètres reliant Lompoul à Gandiole (région de Saint-Louis), ainsi que le pavage d’environ 30 km de voies urbaines dans les Communes de Pikine, Guédiawaye, Parcelles Assainies et Sangalkam».
Amadou Bâ : «le Sénégal, vers l’amélioration de la qualité et la fourniture de l’énergie à des coûts compétitifs…”
Pour sa part, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, ce financement n’est pas une première. Car la Banque mondiale a toujours été engagée dans ce Secteur, dont l’importance peut être appréciée également par les nombreux projets que le Gouvernement met en œuvre pour faciliter le transport des biens et les déplacements des personnes.
«Nous espérons que tous ces projets, une fois réalisés, vont densifier le réseau routier sénégalais pour en faire un levier important dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent», a souhaité Amadou Ba. Qui a, aussi, souligné que cet important financement concrétise la contribution attendue de la Banque européenne d’investissement à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), qui a fait du secteur de l’énergie un des fondements de l’émergence.
«Cette stratégie est inspirée de la vision du Président de la République, par cette volonté politique affichée, de réduire fortement la part d’énergie d’origine thermique, représentant actuellement 90% de notre production, tout en augmentant nos capacités productives, principalement, par la promotion des énergies vertes», a affirmé Amadou Ba.
A travers ce projet, a conclu le ministre, «le Sénégal se donne les moyens d’améliorer la qualité et la fourniture de l’énergie à des coûts compétitifs, l’objectif à terme étant de porter le taux d’accès à l’électricité de 57% en 2013 à 65% en 2019.
Ndèye Awa BEYE/Actusen.com

Vous aimerez aussi...