Faire comme le tourisme Marocain!?!

le Maroc agressif, le Sénégal compte sur Youssou Ndour

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L’agressivité déployée par le Royaume du Maroc pour relancer le secteur du tourisme démontre une volonté de faire du secteur un outil stratégique dans le développement économique du royaume chérifien à l’instar de la démarche du ministre sénégalais du Tourisme, Toussou Ndour.

Au Sénégal, le ministre du Tourisme et des Loisirs montre la même détermination, notée récemment avec une déclaration relative au célèbre rallye Le Dakar qui s’est disputée courant janvier en Amérique latine.

Toutefois, contrairement à son homologue marocain qui peut compter sur des fonds colossaux affectés à la politique du tourisme, Youssou Ndour doit compter avec son nom-label et son savoir-faire. Le budget de son ministère qui est faible, a de plus enregistré une baisse de 93 millions de francs CFA pour l’exercice 2013, passant de 2 milliards 953 millions de francs CFA à 2 milliards 859 millions pour 2012.

Cette baisse a surpris en décembre dernier les spécialistes du secteur qui attendent du nouveau pouvoir« plus de culot et d’ambitions ». Compte tenu du peu d’intérêt que le Président Abdoulaye Wade a manifesté pour le tourisme durant ses deux mandats, ils attendaient plus de l’administration Macky Sall.

Le Président Wade avait soutenu en public qu’il ne croyait pas au tourisme, en dépit de la contribution de 4% du secteur au Produit intérieur brut (PIB). Le tourisme a rapporté 400 milliards de francs CFA en 2010.

Après une hausse de 2% notée dans le tourisme international en 2012 par rapport à l’année écoulée, le Maroc compte sur une croissance de fréquentation de 7% tous marchés confondus. C’est ce qui explique le choix de tripler le nombre de vols vers le Maroc d’ici 2020, pour accompagner l’offre d’hébergement devant passer de 180 000 à 400 000 lits.

Sans perturber les équilibres, le Maroc tient à maintenir la proposition actuelle de 30% de charter, environ 30% de vol régulier et près de 40% de vol low-cost, ce d’autant que les destinations marocaines ne nécessitent pas toutes le mix aérien.

Son ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, indique que sur des villes culturelles comme Marrakech ou Fès, le charter peut se « développer davantage ».

Cette perception a semble-t-il échappé échapper au Sénégal qui a concédé, selon des sources de bonnes foi, ses deux dernières fréquences à la compagnie Corsair alors que XL Airways France présentait une offre low cost de moins de 300 euros toutes taxes comprises.

Au Maroc, le tourisme est l’un des secteurs prometteurs de l’économie. Il contribue à 7,8% du PIB et l’Etat avait fixé un objectif de 10 millions de touristes en 2010.

En 2000, le tourisme marocain a connu une hausse de prés de 11% des arrivées et 12% des recettes. En 2003, les recettes touristiques se sont maintenues à environ 3 milliards de dollars, soit plus de 1500 milliards de francs CFA (plus de 50% du budget national du Sénégal).

Dans ce pays comme au Sénégal, les économistes estiment que le tourisme est aujourd’hui la première source de recettes d’exportation. Par ailleurs, il met en jeu des investissements considérables de capitaux, génère des revenus substantiels et crée des emplois importants.

Toutefois, s’il est au Maroc, au Sénégal et dans d’autres pays, une source indispensable de devises, il tarde à être considéré comme un secteur stratégique pour le développement économique du Sénégal.

Convaincu que le tourisme peut rapporter beaucoup de satisfaction au Sénégal, le ministre Youssou Ndour va lancer sa communication et des projets en vue d’une perception nouvelle avec des découvertes innovantes avec davantage d’implication des populations locales en vue du développement local et durable, de la préservation de l’environnement, indiquent des sources fiables.

ASI24

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