Flambée des prix au Sénégal

Flambée des prix au Sénégal
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Les denrées de première nécessité ont connu une hausse vertigineuse ces derniers temps. Cependant, diverses versions sont servies pour expliquer le phénomène.
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Les denrées de première nécessité connaissent depuis un bon bout de temps des hausses vertigineuses. Après la hausse du gaz butane et des produits pétroliers, c’est au tour de l’huile et du sucre de flamber. Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le consommateur qui ne sait plus à quel saint se vouer. Aujourd’hui, les explications qui fusent de partout sont loin de convaincre même les moins sceptiques. Pour le blé, on explique la flambée par les mauvaises récoltes de blé dans les pays européens qui ont eu des conséquences sur certains produits de consommation courante des sénégalais. En effet, le Sénégal qui n’en produit pas est exposé au moindre mouvement du marché européen. C’est ce qui explique en partie la hausse du prix du pain. Serigne Ndiaye, boulanger à Hann Maristes explique. « Les pays producteurs de blé ont vu leurs récoltes chuter considérablement. Pour combler le gap, ils sont obligés d’augmenter les prix. C’est ce qui nous oblige à suivre leur rythme », dit-il. Mais selon Jean Pierre Dieng, patron de l’Union nationale des consommateurs du Sénégal, qui se confiait à un journal de la place l’inflation est étroitement liée à la hausse des dépenses publiques. « C’est un problème d’économie nationale » a-t-il estimé.
Même si dans ses perspectives de l’année 2011, la Banque mondiale a annoncé un avenir rassurant pour les économies africaines, il n’en demeure pas moins qu’elle a souligné les risques qui subsistent, notamment dans la hausse des prix des denrées alimentaires qui pourraient freiner l’ascension. Mais la Banque mondiale met ces hausses en rapport direct avec les aléas climatiques qui ont freiné l’essor de pays dont l’agriculture est la principale force.
Pour le cas spécifique du Sénégal, ce qui attire le plus l’attention, c’est en partie, l’inertie des services de contrôle économique. Les consommateurs sont directement exposés aux humeurs du commerçant. « On ne sent même pas l’existence de contrôle économique, les prix flambent n’importe comment et on nous parle toujours de cours mondiaux. C’est quelque chose qu’on peut comprendre, mais pourquoi quand les prix baissent au niveau mondial on ne le sent pas ? Il faudrait qu’on nous explique cela », se désole Mamadou Mbengue, père de famille.
Dans cette bataille, les associations de consommateurs occupaient une place de taille. Mais ces dernières semblent avoir disparu de la circulation. « On ne les sent plus », décriait Birahim Seck, Coordonnateur départemental du Forum civil.

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1 réponse

  1. Bonjour Yves et lecteurs, je viens juste ajouter un petit grain de sel à propos de cette nouvelle. Ici en Europe (Je suis en Espagne pour le moment) j’achête le kilo de farine de blé à 216 fcs CFA.. c’est à dire 0,33 € au supermarché. Le prix d’une bombone de gaz de 12 kgs au Maroc est à 44 dhs, c’est à dire 4€, c’est à dire 2650 cfa.. C’est precisement là que je me pose des questions. Yves, joli boulot, ça fait plaisir d’avoir un lien avec le pays. Voudrais tu rédiger un article concernant la situation en Espagne (Economie et sociale).. L’immigration? Comment sommes nous considerés? (Je me mets dans le lot)..??

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