IL FAUT LIRE !
L’importance du livre dans l’avancement d’une personne et le développement d’une Nation

A l’apogée de l’empire arabo-musulman, le Calife abbasside Al-Mamoune avait créé une Maison de la sagesse – Bayt Al-Hikma. Il s’y rencontrait des penseurs, des scientifiques, des écrivains pour débattre de manière libre de sujets religieux et profanes. La Maison de la sagesse faisait aussi figure de bibliothèque. A l’époque, le monde arabo-musulman était à l’avant-garde : il était doté de nombreuses bibliothèques, avait traduit les œuvres des philosophes grecs de l’antiquité et permit ainsi à l’Europe de les redécouvrir des siècles plus tard.
Pourquoi ai-je raconté cette histoire ? C’est pour mettre en exergue l’importance du livre dans le développement d’une Nation, dans l’avancement d’une personne.
Aujourd’hui, le Sénégal ne dispose pas d’une bibliothèque nationale, une anomalie dans un pays dont le premier Président était un grand écrivain. En outre, peu de quartiers en possèdent. Durant mon enfance, mon quartier était doté d’une bibliothèque qui a fermé depuis des années, une situation que je déplore.
Le livre est un marqueur social. Les familles aisées disposent de moyens pour en acheter pour leurs enfants et ainsi leur donner de plus grandes chances de parler et écrire mieux, d’obtenir de meilleures notes. Je parle de plus de chance, cela ne veut pas pour autant dire que ce sera toujours le cas, un enfant issu d’une famille moins aisée peut écrire et lire mieux que celui né dans une famille aisée.
Aussi créer des réseaux de bibliothèques de quartier contribuerait-il à l’égalité des chances. Cela permettrait aux jeunes issus de familles défavorisées de disposer de lieux où ils pourront acquérir une culture.
Le Sénégal dispose d’un théâtre national, d’un grand théâtre, d’une arène nationale, d’un aréna national, et dans quelques mois d’un stade national. Jusqu’à présent, aucun projet d’une bibliothèque nationale. Un pays qui veut se développer doit encourager la lecture ; cet effort doit être impulsé d’abord par l’Etat.
A défaut, le développement sera un vœu pieux, le Sénégal le voudra, mais n’y parviendra pas. Encourager la lecture, c’est permettre l’essor de la science, la littérature, développer la créativité. Si les Sénégalais écrivent peu, c’est parce qu’ils ne lisent pas. Cela crée un cercle vicieux : moins les gens lisent, moins il y aura des œuvres écrites par des Sénégalais.
Il doit y avoir un changement de paradigme, et cela doit commencer au sommet de l’Etat. D’abord symboliquement doter notre pays d’une bibliothèque nationale. Ensuite mettre en place en réseau de bibliothèques de quartier.
J’évoquais plus haut le coût élevé du livre au Sénégal. Je suis abonné à la bibliothèque de l’Institut français depuis des années, abonnement qui me coûte annuellement 20 mille francs. En outre, j’achète régulièrement des livres dans diverses librairies de la place. Il y a quelques années, je n’aurais pas pu me permettre de tels investissements. Aussi pensais-je à tous ces jeunes Sénégalais qui ont envie de lire, mais n’en ont pas les moyens. En mettant en place ces réseaux de bibliothèques, l’Etat les aiderait à développer leurs talents, ce qui bénéficiera plus tard au pays.
L’Etat doit voir en ces bibliothèques un investissement auquel profitera grandement la Nation demain. Cet investissement ne portera peut-être pas ses fruits dans le court terme, mais à long terme, ce sera la voie royale pour permettre à notre pays d’aller de l’avant, de figurer parmi ceux qui comptent dans le monde.
Je me rappelle avec nostalgie comment, dans les périodes difficiles de ma vie, les livres m’ont aidé à ne pas abandonner, à ne pas me décourager, à persévérer. Je lisais il y a quelques mois les mémoires de Obama, Une terre promise. Il y écrit : «Je trouvais toujours du confort dans les livres.» Aussi dis-je toujours aux personnes plus jeunes que moi de lire, de tout lire, même les livres qualifiés d’hérétiques. Le livre permet la tolérance, l’acceptation de l’opinion d’autrui, même si nous ne la partageons pas. En outre, il nous permet d’avoir une vision, nous donnera les chances d’accomplir nos objectifs et d’avancer plus vite dans la vie.
L’Etat a beau doter le pays d’infrastructures permettant la lecture, c’est à nous Sénégalaises et Sénégalais de nous réapproprier les livres, de comprendre qu’il nous permettra d’avoir une vie plus riche, une meilleure qualité de réflexion, une plus grande ouverture d’esprit. Depuis Keynes, nous savons que les idées dirigent le monde, et si nous voulons faire partie de ceux qui impriment leur marque sur terre, nous nous devons de lire.
Nous vivons dans une époque de grands changements, où les certitudes sont vite ébranlées. Ce que nous avions appris à l’école deviendra vite désuet. Aussi est-il important que nous nous mettions à jour, que nous continuions d’apprendre afin de pouvoir progresser. Si nous restons sur nos connaissances d’alors, nous stagnerons et serons dépassé. J’ai suivi des cours de professeurs qui m’ont donné l’impression qu’ils n’ont plus mis à jour leurs connaissances, qu’ils sont restés englués dans des paradigmes n’ayant plus cours. Je soupçonne que ce sont des personnes qui ne lisent plus. Sommes-nous ces professeurs ? Alors, remettons-nous en question, recommençons à lire, ébranlons nos certitudes en les confrontant aux idées d’autrui !
C’est le meilleur moyen pour que nous devenions un meilleur manager, un meilleur parent, un meilleur employé, un meilleur entrepreneur. Si un pays est habité par de telles personnes, naturellement il deviendra une terre meilleure grâce à la floraison d’idées.
Nous sommes en 2021, et le Sénégal ne dispose pas encore d’une bibliothèque nationale, et ses bibliothèques de quartier ont pour la plupart fermé depuis des années. Pour un pays qui veut se développer, ce n’est pas la meilleure attitude à avoir. Les livres font partie intégrante de la stratégie de toute Nation qui veut se développer. A défaut, elle restera toujours à la traîne.
A titre personnel, nous devons comprendre qu’il est dans notre intérêt de nous réapproprier les livres. J’ai lu maints biographies et mémoires de personnes très admirées. Souvent elles citent les livres comme l’un des éléments ayant le plus contribué à leur réussite. Je suis de leur avis. Alors à nos livres !
Moussa SYLLA/lequotidien.sn










Bien sûr qu’il faut lire encore et encore …… des livres reflétant toutes les opinions, des livres tristes et des livres drôles, des biographies et des romans, des BD ….. mais pour cela il est indispensable d’avoir une instruction minimale. Malheureusement cette instruction n’est volontairement pas au rendez-vous pour la plupart des enfants sénégalais. Parce que lorsqu’ils ouvriront les yeux (notamment grâce à la lecture), cela sera la révolution !!!
LIRE, c’est très bien…
Et créer des bibliothèques de quartiers, ce serait formidable (emploi du conditionnel obligatoire)
Mais… Un Peuple instruit et une Jeunesse instruite par la lecture se révolte…
=> Ainsi les gouvernements successifs ne sont pas partisans d’éduquer le Peuple et la Jeunesse pour la raison citée ci-dessus pour tenir ce Peuple dans un minima d’instruction… Pour ne pas dire, dans l’ignorance pour mieux le soumettre et l’enfumer à souhait…
Mais… Quand les gouvernements successifs ne font rien pour l’Education Nationale ou çà se saurait, malgré les enveloppes internationales incessantes pour l’éducation des enfants Sénégalais qui disparaissent comme neige au soleil…
=> RIEN DE BON POUR L’INSTRUCTION PAR LA LECTURE AU SENEGAL !
Il faut savoir lire…
Mais… Comment pouvoir lire…
=> Lorsque seulement 34 % des enfants Sénégalais sont convenablement scolarisés et que malgré çà, ils « ânonent » encore en lisant leurs textes au bout de plusieurs années de scolarité… Et que pour le reste des enfants déscolarisés , la case LIRE est un gros vide complet au SENEGAL avec une population à 70 % analphabète…
=> Lorsque l’apprentissage du français est en forte disparition au Sénégal et que la propagande Islamique anti-Française incite les maîtres et les professeurs à abandonner l’enseignement du français au Sénégal…
=> Et Quoi lire quand la Censure Islamiste surveille, régente et interdit toute publication soit-disante contraire à l’Islam, etc…
=> RIEN DE BON POUR LA DIVERSITE DE LA LECTURE AU SENEGAL
Enfin… Quand on voit comme la plupart des Sénégalais traitent les livres : Les femmes qui arrachent les couvertures des livres pour en faire des pelles pour ramasser les ordures ménagères dans la maison… Les autres qui se servent des feuilles pour essuyer toutes tâches ou saletés, pour se moucher ou se torcher le cul, même si c’est un dictionnaire universaliste de valeur, sauf quand c’est un Coran, bien entendu…
=> TOUJOURS RIEN DE BON POUR LES LIVRES ET LA LECTURE AU SENEGAL !
Parce que 1789 c’est grace aux bouquins?
Et le siècle des lumières, pas entendu parler ? Au moment de la révolution, 55% des hommes et 35©% des femmes savaient lire et écrire. Avec une grande disparité selon les régions. Plus de 60% à Paris, en ,Normandie et dans le Nord, moins de 20’% dans le massif central. L’étude des états civils de l’époque prouve qu’une grande majorité savait signer de leur nom. Alors, oui, 1789 est le résultat du siècle des lumières qui a vu la population s’alphabétiser, et ce, bien avant Jules Ferry.
1789 ??? En France, je suppose et pas au Sénégal trop occupé à l’époque, à vendre ses frères Noirs de l’arrière-pays aux esclavagistes Blancs de la Traite Atlantique et aux esclavagistes Ottomans de la Traite Arabo-Musulmane…
1789 en France, comme dans tout évènement Historique, il y a le fait immédiat qui a déclenché la Révolution : C’est le manque de pains à Paris et l’arrivée d’une cargaison de farine toute moisie qui a mis le feu aux poudres, la Prise de la Bastille et la montée du Peuple à Versailles, etc…
=> Pas de relation immédiate avec la lecture et les livres, en effet… Mais, la Faim du Peuple de Paris !
Mais, comme dans tout évènement Historique, il y a aussi les causes appelées profondes qui ont eu leurs apogées au 17° siècle, dans les fables de La Fontaine, les pièces de Molière ou les écrits de Mme de Sévigné, etc… Mais aussi, au « Siècle des Lumières » avec les écrits de Voltaire, Rousseau, Diderot et les pièces » Le Barbier de Séville » et « Les Noces de Figaro » de Beaumarchais, tirés à des milliers d’exemplaires pour les lecteurs de l’époque, en €urope et même aux Amériques où ces philosophes du 18ème siècle tiraient à boulets rouges sur l’absolutisme, les privilèges et les abus des Monarchies, de la Noblesse et du Haut-Clergé avec des livres souvent interdits, mais circulants sous le manteau…
Donc, on peut affirmer que ces « bouquins » ont tenu un véritable et important rôle en 1789
Pour mon 1er exposé noté lors de ma 1ère année en Faculté d’Histoire, j’avais choisi des textes des « Cahiers de Doléances pour les Etats Généraux » qui prouvent aussi qu’une grosse partie, estimée à 60% de la population Française savait lire et écrire en mai 1979… En rappelant aussi l’école de Charlemagne, décrétée pour les enfants riches et les enfants pauvres dans son Empire en Europe à l’An 800 , bien avant Jules Ferry et l’école obligatoire en France…
=> Alors qu’au Sénégal, il y a 70 % de la population qui est encore analphabète, qui ne sait ni lire et ni écrire au 21ème siècle ! Et çà ne va pas en s’arrangeant car les intégristes Islamistes en vogue en ce moment au Sénégal, rejettent en bloc l’instruction Universelle des Peuples et des enfants en particulier, considérant que seul l’Apprentissage du Coran en Arabe est utile pour réussir sa vie d’adulte ???
Avec de tels préceptes de Guignols barbus en robe : Le Sénégal ne va pas péter loin ! Et la Lecture au Sénégal avec…
La comparaison de la lecture au Sénégal et 1789 est stupide ! A bon Entendeur ! In chà Allah…
=>
Correction : estimée à 60% de la population Française savait lire et écrire en mai 1789… Oups !
Toujours aussi con,cet abruti…Comparer le Sénégal avec ce qui c’est passé dans un autre pays,il y a 232 ans!!! Sans doute qu’à l’époque,il y avait moins d’analphabètes en france qu’au Sénégal aujourd’hui…et,il n’y avait pas TOUBA!
Merci tous pour vos commentaires et réponses de lettrés face à un Sénégalais complexé.