La pêche en danger au Sénégal
PECHE INDUSTRIELLE AU SENEGAL
Il va très mal le secteur
La principale raison de la crise à laquelle est confrontée l’activité de pêches au Sénégal, c’est la ressource. Surexploitée, elle se raréfie dangereusement et les acteurs, industriels comme artisans, en font les frais avec cependant d’autres facteurs qui touchent surtout les premiers acteurs.
Premiers mais en termes de citation car en réalité, ce sont les pêcheurs artisanaux dont la flotte piroguière est évaluée à 15 000 pirogues, qui fournissent 70% des ressources exportées. On ne peut pas faire plus complémentaire même si il arrive qu’il y ait des problèmes entre les deux secteurs, comme l’a indiqué le Secrétaire général du Gaipes (Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal), Dougoutigui Coulibaly, qui intervenait ainsi ce mercredi à Dakar, dans le cadre d’une table ronde initiée par la Fondation Frederich Ebert sur la « pêche en crise ». Base fondamentale de l’activité, la ressource connaîtrait justement une « situation catastrophique ». Le problème de la raréfaction de la ressource est ainsi la principale raison de la crise actuelle qui sévit dans le secteur de la pêche au Sénégal, mais pas la seule, loin s’en faut.
Entre les accords de réciprocité entre les autres pays, l’inadéquation entre la capacité de pêche et les conditions d’exploitation, les problèmes de commercialisation mais surtout les difficultés liées à l’énergie, l’activité en général mais particulièrement industrielle a de quoi souffrir d’une sérieuse crise de compétitivité dans un contexte extrêmement concurrentiel et même une crise d’existence. Les entreprises industrielles seraient ainsi passées d’une centaine à aujourd’hui 63 établissements de pêche.
Pire, alors qu’en 2000 on dénombrait quelques 270 navires de pêche au Sénégal dont 93 battant pavillon étranger, il n’y en aurait aujourd’hui que 113 dans nos eaux.
Il faut dire que depuis 2000, l’activité industrielle notamment a dû faire face, entre autres, à l’instauration du fameux repos biologique, au gel de l’octroi de nouvelles licences, last but not least la crise financière mais aussi la concurrence des produits aquacoles.
Fait notoire cependant, les marchés du Sénégal ont été diversifiés et si l’Union européenne demeure à la première place en valeur commerciale depuis 2000 jusqu’en 2009, ses parts ont tout de même diminué au profit d’autres marchés de la sous-région.
Les acteurs tirent tout de même la sonnette d’alarme, évoquant entre autres le problème du financement du secteur, mais aussi celui de la nécessité d’un code de conduite, en appelant les autorités sénégalaises à concertation nécessaire autour d’une véritable politique de pêches au Sénégal.
En revanche, pour le Directeur des pêches maritimes au ministère de l’Economie maritime, Ousmane Ndiaye, ‘’Il appartient aux industriels de prendre la situation de crise en main en essayant d’élaborer des ajustements leur permettant de redresser le secteur de la pêche et, cela, en allant vers la gestion des capacités de pêche.’’
A son avis, ‘’la situation actuelle de la pêche sénégalaise n’est pas due aux pêcheurs étrangers, mais plutôt à l’évolution des technologies et d’autres facteurs de pêche utilisés par les pêcheurs’’. Et de préciser que les bateaux européens « ont arrêté de pêcher dans les eaux sénégalaises quand a expiré l’accord de partenariat qu’avait signé le Sénégal avec certains pays d’Europe début 2011. »
Un son de cloche qui ne manque pas de rappeler qu’au premier trimestre de 2011, une vive querelle avait opposé le gouvernement au Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES). Des acteurs de la pêche artisanale s’étaient joints à ce syndicat patronal pour dénoncer l’octroi, par les autorités sénégalaises, de ’’licences de pêche’’ à des chalutiers étrangers. Le gouvernement avait justifié l’octroi de ces ’’autorisations de pêche’’ par des besoins de ’’trésorerie’’.














» la situation actuelle n’est pas due aux pecheurs etrangers » :mais pour avoir de l’argent immédiatement on obtient tout de meme une péche excessive au détriment de votre ressource pour l’avenir ?
Votre « pétrole » reste la license de peche .
il faut que nos ministres comprennent que les ressources halieutiques appartiennent a la nation et non aux gouvernements corrompus qui se sont succedes depuis l’independance.les licences de peche illegales aux bateaux russes ont detruitdepuis 3 ans tout l’ecosysteme,il est temps d’arreter ce massacre qui continue jusqu’a ce jour en toute quietude car tout le systeme est corrompu.