Justice – Sénégal Black Rainbow https://www.senegalblackrainbow.org Wed, 12 Jan 2022 14:30:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.3 145175315 ACCIDENTS DE LA ROUTE AU SÉNÉGAL https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/12/accidents-de-la-route-au-senegal-2/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/12/accidents-de-la-route-au-senegal-2/#comments Wed, 12 Jan 2022 14:30:11 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39616 «La tranche d’âge la plus affectée est celle des 20 à 29 ans et c’est le cas depuis plusieurs années »

Pour prévenir les accidents de la route au Sénégal, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a appuyé la formation de divers acteurs dont les secouristes et les chauffeurs.
Après 27 ans à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, l’adjudant Abdoulaye Coly admet que c’est le cas le plus pathétique qu’il a eu à gérer. « Il s’agissait d’un jeune homme de 24 ans habitant aux Parcelles Assainies, dont le grand frère était venu à la maison avec sa moto, pour déjeuner et retourner au travail. Lorsqu’il est entré dans la maison, son jeune frère a décidé de prendre la moto, sans aucune protection, pour faire un tour. Non loin de là, il s’est fait percuter par un véhicule et il est mort sur le coup».

L’adjudant Coly se remémore l’instantanéité de la tragédie qu’il a vécue presqu’en direct. Il était de service ce jour-là et lorsque qu’il est arrivé sur les lieux, le policier de service lui a dit en pointant du doigt le domicile du jeune : « Je connais ce gosse ; je connais ses parents ; il habite juste là ». Un attroupement commençait déjà à se former devant la maison du jeune et la famille s’interrogeait sur son départ avec la moto, sachant que son frère devait retourner au travail. « Les voyant là, sachant qu’à l’instant même leur enfant était couché sans vie dans notre ambulance en route pour la morgue, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Nous étions tous secoués par ce drame et ça me touche jusqu’aujourd’hui. »
Au Sénégal, les accidents de la circulation routière représentent 63,17% de tous les accidents. De manière constante au cours des 5 dernières années, les accidents de la route ont surtout fait des victimes parmi les piétons et les automobilistes : « Nos interventions de secours concernaient le plus des piétons et des motos renversés par un véhicule, ces deux catégories faisant au total 65 452 interventions. Ces deux catégories d’accidents font aussi le plus de victimes avec 107 434 enregistrées de 2017 à 2020 », se désole l’Adjudant Coly.

Parmi les causes majeures des accidents figure en grande place le facteur humain, avec les excès de vitesse, la négligence, l’imprudence et le non-respect des règles du code de la route. Pour prévenir cela, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a appuyé la formation de divers acteurs dont les secouristes et les chauffeurs. « Ce qui est fondamental pour l’Oms, c’est de mieux outiller les intervenants, et aussi de convaincre les usagers de la route à adopter un meilleur comportement, chacun à son niveau et chacun dans son rôle. L’appui de l’Oms est venu en complément aux activités menées par la Croix-Rouge et le Service national de l’éducation et de l’information pour la Santé (Sneips), qui s’associent régulièrement pour conduire des activités dans le cadre de la prévention routière », explique Dr Idrissa Talla, spécialiste en maladies non transmissibles au bureau de l’Oms au Sénégal.

En novembre et décembre 2021, ces activités étaient au nombre de 76 et comprenaient entre autres des initiations aux gestes qui sauvent et des démonstrations du premier secours, des dotations de trousses de secours aux conducteurs, des causeries communautaires chez les usagers, la mobilisation sociale dans les établissements scolaires et le plaidoyer auprès des décideurs.

Sur la même période, l’Oms a soutenu 11 formations ont eu lieu dans 3 départements de Dakar, Thiès et Diourbel avec 660 participants. Elles portaient sur comment porter secours à une victime de la route, quels sont les gestes essentiels, et ceux à éviter pour sauver des vies. En parallèle, des séances de sensibilisation ont été organisées dans 22 écoles et 22 gares routières, atteignant plus de 300 personnes.

Ousmane Ndoye, le président de l’Association nationale des personnes vivant avec un handicap (Anpavh) créée en 2012, est une personnalité très connue dans la sensibilisation à la sécurité routière dans le pays. Victime d’un accident de la route en 2007, il a souhaité rassembler les victimes et aller vers les autres pour changer les choses : « Mon objectif était de rassembler d’autres personnes affectées par les accidents, de nous entraider pour faire face à nos difficultés, et de nous unir pour sensibiliser aux dangers de la route. A ce jour, nous sommes plus de 1000 membres à travers le pays», raconte-t-il.
A présent technicien de carrosserie, Ndoye assiste pour adapter les véhicules des personnes ayant un handicap moteur afin qu’elles puissent retourner travailler. « C’est un projet très important que j’ai essayé de mettre en place mais il est à l’arrêt pour l’instant, faute de financement. Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés pour assurer l’autonomisation des personnes vivant avec un handicap, pour que nous puissions vivre une vie digne», a-t-il confié.

La sensibilisation est au cœur des actions menées par l’Anpavh. « Je me suis porté volontaire et je ferai tout pour réduire le nombre de décès. Nous les membres de l’Anpavah, nous sommes les meilleurs exemples car notre handicap est visible et cela fait réfléchir. La prévention est essentielle pour arriver à bout de ce problème et nous voulons surtout que les jeunes comprennent les risques », estime Ndoye.

L’adjudant Coly confirme cette tendance notée dans les statistiques de son unité : « Effectivement, les jeunes sont particulièrement vulnérables sur les routes au Sénégal. La tranche d’âge la plus affectée par les accidents est celle des 20 à 29 ans, et c’est le cas depuis plusieurs années », explique-t-il. « Cela nous conduit à plus cibler les jeunes dans nos actions et à leur faire comprendre qu’en étant plus prudents, en ne prenant pas de risques inutiles sur la voie publique, ils peuvent préserver leur vie – car elle est précieuse – et ils peuvent aussi préserver celles des autres. »
En plus des formations et sensibilisations, l’Oms fait aussi le plaidoyer pour des routes plus sécurisées et pour plus de contrôle du parc automobile, qui sont des causes majeures d’accidents.

Avec les initiatives prises pour prévenir les accidents, l’espoir renaît chez les acteurs impliqués dans la sécurité routière. Ces dernières années, une baisse a été constatée dans les accidents de la circulation qui sont passés de 17.213 en 2019 à 16.373 en 2020.
Pour les acteurs impliqués dans la sécurité routière cela est une lueur d’espoir. « Le quotidien d’un secouriste n’est pas de tout repos, mais notre engagement reste entier et nous sommes encouragés par l’amélioration des conditions sur la voie publique, aussi petite soit-elle. Le travail de prévention peut être difficile à certains moments mais pour nous, chaque accident évité et chaque vie sauvée en valent la peine ».

Libération Sénégal online

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LE MINISTRE DE LA PÊCHE COMPTE LES BATEAUX… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/08/le-ministre-de-la-peche-compte-les-bateaux/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/08/le-ministre-de-la-peche-compte-les-bateaux/#comments Sat, 08 Jan 2022 05:40:15 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39586 Licences de pêche : 120 navires opèrent officiellement au Sénégal

La flotte sénégalaise compte 120 navires dont 31 bateaux battant pavillon Union européenne et 24 autres dont les licences n’ont pas encore été renouvelées, a fait part, vendredi, le ministre des Pêches et de l’économie maritime, Alioune Ndoye.

’’La flotte sénégalaise compte actuellement 120 navires au total. Trente-et-un bateaux appartiennent à l’Union européenne et les vingt-quatre autres n’ont pas encore renouvelé leurs licences’’, a-t-il précisé lors de son intervention à la conférence de presse du gouvernement.

Le ministre a souligné que cette situation est gérée de façon stricte, suivant les règlements qui régissent cette question.
Concernant la flotte industrielle, le Sénégal ’’en a besoin pour faire évoluer le secteur’’, a signalé M. Ndoye, indiquant qu’elle est protégée et aidée par l’Etat qui la subventionne.

’’Cette flotte industrielle permet à la Pêche d’être le premier secteur qui rapporte des devises à l’économie sénégalaise. Avec la dernière évaluation, on était à plus 262 milliards de francs CFA. C’est un pan important de l’économie nationale’’, a expliqué le ministre.
Alioune Ndoye a rappelé que l’année dernière, il y avait 129 navires qui opéraient au Sénégal, dont 32 européens et un autre battant pavillon cap-verdien.

APS/ndarinfo.com

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TURPITUDES ET RELIGIONS… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/08/turpitudes-et-religions/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/08/turpitudes-et-religions/#comments Sat, 08 Jan 2022 05:38:28 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39583 Un chef religieux encourage « toutes les démarches légales » contre l’homosexualité

Un des plus hauts chefs religieux du Sénégal a déclaré vendredi « encourager » toutes les démarches légales contre l’homosexualité, après le rejet par le Parlement d’un texte durcissant la répression en la matière, dans ce pays très majoritairement musulman.

Par ailleurs, neuf manifestants antihomosexuels, dont un rappeur célèbre au Sénégal, Abdou Karim Guèye, ont été « arrêtés et conduits » vendredi dans un commissariat de police de Dakar après avoir « brûlé un drapeau arc-en-ciel » devant l’Assemblée nationale, dans le centre de la capitale, après la grande prière musulmane hebdomadaire, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’artiste, Me Cheikh Khoureysi Ba.

Le Bureau de l’Assemblée nationale a déclaré mercredi « irrecevable » une proposition de loi réprimant plus durement l’homosexualité.

Dans un communiqué, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, se garde d’évoquer le rejet de ce texte. Mais, écrit-il, « nous encourageons toutes les démarches légales visant à lutter contre ce crime odieux et dénonçons toute tentative pour le défendre ».

Le khalife général est à la tête de l’une des plus puissantes confréries religieuses qui caractérisent le Sénégal. Les mourides, d’obédience soufie (sunnite), et les autres confréries jouent un rôle prépondérant, spirituel et temporel sinon politique, dans la vie de ce pays musulman à près de 95 %. Les leaders de ces confréries sont très écoutés.

Dans son communiqué, le khalife dit que « l’une des plus importantes finalités de l’islam consiste à préserver la progéniture et à protéger la société contre la corruption et la dépravation des moeurs ».

Citant le Coran et la tradition, il parle de l’homosexualité comme d’une « turpitude » et de « crime envers le Créateur et contre l’humanité tout entière ». La tradition préconise une « punition sévère », dit-il, dénonçant « vigoureusement toute action » visant à promouvoir l’homosexualité.

La loi sénégalaise punit d’un à cinq ans de prison et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs CFA (152 à 2.286 euros) « quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ».

Des voix réclament le durcissement de cette législation. Onze députés ont déposé en décembre une proposition en ce sens, portant les peines de prison à cinq à dix ans ferme et les amendes à 1 million à 5 millions de francs CFA (1.500 à 7.625 euros).

Outre l’homosexualité, la proposition visait « lesbianisme, bisexualité, transsexualité, intersexualité, zoophilie, nécrophilie et autres pratiques assimilées ».

Le Bureau de l’Assemblée nationale a recalé la proposition en invoquant le fait que le code pénal sénégalais réprime déjà « sévèrement » l’homosexualité.

Le gouvernement sénégalais invoque les spécificités culturelles sénégalaises pour refuser une dépénalisation de l’homosexualité.

lepoint.fr

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LA PROBLEMATIQUE DES JAKARTA https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/05/la-problematique-des-jakarta/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/05/la-problematique-des-jakarta/#comments Wed, 05 Jan 2022 16:14:06 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39569 Circulation dans la capitale : Les conducteurs de deux-roues étalent leurs doléances

Avec la circulation des deux-roues, la capitale offre un autre décor, au point qu’on n’hésite pas à la comparer à bien des égards, à la capitale du Saloum, où les motos Jakarta disputent le «marché» de la mobilité aux taximen. Ces derniers étalent leurs revendications et rêvent d’un mieux-être.

La ville de Dakar ressemble à bien des égards à la ville de Kaolack, avec la présence en son sein de ces motos-taxis, communément appelés «moto-Jakarta». On retrouve ces moyens de transport dans la banlieue, plus précisément au rond-point Case-bi et au croisement Cambérène. Les conducteurs de ces deux-roues proposent leur service, moyennant une somme négociée avec le client. Au rond-point Case-bi, un jeune conducteur, assis à bord de son Jakarta, garde son mal en patience en attendant de voir un client solliciter ses services. A l’autre bout des lieux, des motos Jakarta dont les roues sont cadenassées, s’offrent aux yeux des passants. C’est la police qui a mis le grappin dessus, témoignant des difficultés que les conducteurs de deux-roues éprouvent à exercer leur métier normalement. Un métier qui n’est d’ailleurs pas reconnu et fait l’objet d’une interdiction de la part des autorités, au point que cela leur vaut de nombreuses tracasseries policières la plupart du temps. «Notre seule présence sur les lieux suscite l’indignation des policiers, qui nous somment de vider les lieux. On n’a pas d’endroit où stationner. On nous interdit de nous garer sur les lieux. Le pneu de la moto est détruit après avoir été mis aux arrêts. Il faudra 10 mille francs pour le réparer», se lamente un jeune Jakartaman, qui a requis l’anonymat. «On sait que notre métier n’est pas reconnu. Mais, il nous permet de gagner de l’argent», poursuit le bonhomme. Qui souligne que parmi les conducteurs de Jakarta, il y en a certains qui sont titulaires d’une Licence en Droit et d’autres, d’un Master dans un domaine bien précis.
Originaire de Fatick et ayant tenté en vain à deux reprises d’obtenir son baccalauréat, le jeune conducteur de Jakarta informe qu’il va encore se présenter à cet examen, en tant que candidat libre. «Je compte tenter une troisième fois, ma chance pour décrocher le Baccalauréat en série L. Je révise mes leçons durant la soirée et très tôt le matin, avant de me rendre au travail», soutient le conducteur, qui dit pratiquer ce métier depuis le bas âge à Kaolack, surtout pendant les vacances scolaires, nous dit-il.
Pratiquant ce métier depuis trois mois, Mor Dièye a dû se rabattre sur les «taxi Jakarta», après un échec dans le commerce qu’il dit avoir investi d’abord. Tout en déplorant les tracasseries policières, il laisse entendre qu’une réglementation de leur secteur les aiderait davantage à exercer leur métier sans anicroche. Mor Dièye, qui a quitté Kaffrine pour rejoindre la capitale sénégalaise, espérant avoir un avenir beaucoup plus radieux, souligne qu’il peut arriver qu’il se retrouve avec 10 mille francs de recettes journalières. Il peut arriver aussi que les choses ne marchent pas comme il le souhaite.
Ce n’est pas seulement à Dakar qu’il transporte de la clientèle. Mor Dièye renseigne qu’il lui arrive en se rendant à Kaffrine, de conduire un client à destination, moyennant 5 mille francs Cfa. Un autre conducteur de moto-Jakarta, qui ne souhaite pas dévoiler son identité, de dire qu’il y a une dizaine de jours, il a transporté un client de Dakar à Mbour en aller et retour, contre une somme variant entre 15 et 20 mille francs Cfa.
Employé d’un tiers, le jeune homme souligne qu’on lui exige une recette journalière. «On me demande de verser 3000 francs par jour. Après avoir acheté du carburant, tout ce que je gagne me revient de droit», soutient celui qui demande aux autorités de les aider à disposer d’un garage, où ils pourront garer leurs motos et exercer de la meilleure des manières, leur métier. «Un garage est aménagé ici pour les taxis et les taxis-clandos. Nous voulons qu’on nous cède un espace, où les clients viendront nous trouver facilement», indique le jeune conducteur de moto-Jakarta, qui souhaite qu’un permis spécifié soit dédié aux conducteurs de Jakarta. D’autant que la majorité d’entre eux ne disposent pas de permis de conduire et de carte grise, souligne-t-il avant de dire, qu’il «faudrait casquer entre 60 et 70 mille francs pour pouvoir disposer d’une carte grise».

Garer sa voiture et rouler en Jakarta pour aller au travail
Avec les travaux au niveau du rond-point Case-bi, le trafic devient de plus en plus difficile. C’est au pas de caméléon que la circulation des voitures, prises dans les bouchons, se fait. Un jeune conducteur de moto-Jakarta nous a fait une confidence selon laquelle, il y a plusieurs personnes qui garent leur véhicule chez eux, optant de se rendre au travail en louant les services des motos-Jakarta. Une manière pour eux de montrer l’«important» rôle qu’ils remplissent en ces temps dans la capitale sénégalaise, où ils disent n’avoir besoin que d’une quinzaine de minutes souvent pour rallier le centre-ville en partant de la banlieue.
Une question taraude l’esprit d’une certaine opinion, craignant souvent de voyager à bord de ces deux-roues qui, d’après elle, ne remplissent pas toutes les conditions sécuritaires, avec souvent des accidents graves. Et Mor Dièye de mettre cela, sur le compte «d’une irresponsabilité» de la part de certains conducteurs, qui devraient prendre le soin de s’entourer de certaines garanties en respectant les règles de bonne conduite, a-t-il laissé entendre.

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HOMOSEXUALITÉ: ON NE REND PAS LA LOI PLUS SÉVÈRE https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/05/homosexualite-on-ne-rend-pas-la-loi-plus-severe/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/05/homosexualite-on-ne-rend-pas-la-loi-plus-severe/#comments Wed, 05 Jan 2022 16:05:41 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39566 « Ce que nous avons décidé » : L’Assemblée nationale donne son verdict sur la Loi sur l’homosexualité (communiqué)

Depuis quelques jours, des députés ont porté, devant l’Assemblée nationale, un projet de loi criminalisant l’homosexualité. Ce mercredi, le Bureau de cette même assemblée a publié un communiqué pour faire connaitre sa position définitive sur la question. D’après ce texte reçu à SeneNews, le Bureau de l’hémicycle a décidé de déclarer irrecevable cette proposition de Loi.

Voici le communiqué du Bureau de l’Assemblée nationale

« Le Bureau de l’Assemblée nationale, en application des dispositions de la Loi organique qu’est le Règlement intérieur, s’est réuni le mercredi 5 janvier 2022, pour examiner la question de la recevabilité de la proposition de Loi déposée par un groupe de Députés, avec à leur tête, le Député Mamadou Lamine Diallo, demandant la criminalisation de l’homosexualité, par une loi de la République.

Les membres du Bureau de l’Assemblée nationale, chacun en ce qui le concerne, ont donné leur avis motivé sur l’opportunité d’un nouveau texte de nature législative, tendant à modifier ou à élargir les dispositions qui existent déjà dans la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 (Loi qui a été modifiée par la Loi n°66-16 du 1er février 1966 modifié).

Tous les Sénégalais connaissent la position définie et affirmée, en plusieurs occasions, et plus particulièrement lors de rencontres avec des Chefs d’Etat étrangers, par le Président de la République, Monsieur Macky Sall.

Cette position est claire, elle est pertinente et elle engage tout le peuple sénégalais s’opposant à toute forme de dépénalisation et de légalisation de l’homosexualité, qui est punie sévèrement par le Code pénal Sénégalais ; il en est de même en ce qui concerne tous les actes contre-nature et des attentats à la pudeur.

Pour toutes ces raisons, le Bureau de l’Assemblée nationale, conformément aux prérogatives qui lui sont dévolues, a décidé de déclarer irrecevable cette proposition de Loi.

senenews.com

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LA DOUANE A BIEN TRAVAILLÉ… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/04/la-douane-a-bien-travaille/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/04/la-douane-a-bien-travaille/#comments Tue, 04 Jan 2022 08:08:12 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39550 Somme astronomique collectée par la Douane en 2021

La Douane sénégalaise a fait un travail remarquable en 2021. En effet, grâce à elle, l’Etat du Sénégal a empoché plus de 1000 milliards de nos francs.

Seulement pour l’année 2021, la Douane a battu le record puisqu’elle a contribué à renflouer les caisses de l’État à hauteur de 1176 milliards de francs CFA.

Un glissement inédit de 155 milliards de Fcfa, informe Libération. Toujours selon la source, 92% des recettes proviennent des recettes des réalisations issues du système Gaïndé.

C’est la plus grande progression dans l’histoire de la douane. Pour rappel, 1000 milliards de francs CFA ont été collectés en 2020 pour un objectif de 717 milliards.

Barry Souleymane / senenews.com

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HARO SUR LES JAKARTA ! https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/04/haro-sur-les-jakarta/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/04/haro-sur-les-jakarta/#comments Tue, 04 Jan 2022 05:42:53 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39547 Transport urbain : Le Gouverneur de Dakar sort la cravache

Le Gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall sort la cravache contre les conducteurs de vélos-taxis. Ce, pour faire rétablir l’ordre.

« Il est signalé depuis quelques jours, dans divers endroits de la région de Dakar, l’existence de transport en commun de personnes par vélos-taxis. Ce type de transport, inadapté à Dakar, du fait de la densité du trafic automobile et des risques pour la sécurité des personnes, ne saurait y prospérer », a-t-il indiqué dans un communiqué signé ce lundi 3 janvier.

De plus, ajoute l’autorité, des agressions et des vols à l’arraché sont parfois commis par des malfaiteurs utilisant ce type de véhicules, permettant de disparaitre plus facilement une fois le forfait perpétré.

« C’est pourquoi, le Gouverneur de la région de Dakar rappelle aux usagers de ce mode de transport ainsi qu’aux conducteurs, que le transport public de personnes par vélos-taxis est formellement interdit sur l’étendue du territoire de la région de Dakar, conformément à l’arrêté n°008903 du 29 octobre 2012, règlementant le transport par vélo-taxi dans les régions », lit-on dans le document. Lequel renseigne que « par conséquent, tous les contrevenants à cette mesure d’interdiction s’exposent aux sanctions administratives et judiciaires prévues par les lois et règlements en vigueur ».

Ainsi, poursuit Al Hassan Sall, « il est demandé à la Police et à la Gendarmerie, de redoubler de vigilance et de continuer à combattre, cette pratique dangereuse pour la sécurité des personnes, en effectuant notamment un contrôle systématique sur toute moto transportant plus d’une personne ».

Modou Mamoune Tine / senenews.com

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GRÂCES PRESIDENTIELLES… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/01/graces-presidentielles-3/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/01/01/graces-presidentielles-3/#respond Sat, 01 Jan 2022 09:13:43 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39523 Nouvel an : 818 détenus graciés par Macky Sall

En raison du nouvel an, le chef de l’Etat Macky Sall a accordé un grâce à plusieurs centaines de détenus. Les détails de cette grâce présidentielle a été annoncée à travers un communiqué du ministère de la Justice.

En effet, « le Président de la République, fidèle à son engagement de donner une seconde chance à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la loi, a accordé son pardon à huit cent dix-huit (818) personnes définitivement condamnées pour diverses infractions et détenues dans différents établissements pénitentiaires du pays » lit-on dans ce document officiel signé ce 31 décembre 2021 à Dakar.

A en croire le communiqué, il s’agit de : 786 personnes bénéficiant d’une remise
totale de peine, dont quatorze (14) gravement malades, une (01) âgée
de plus de soixante-cinq (65) ans et dix (10) mineurs.

« Vingt-six (26) remises de peine de deux (02) ans, six (06) commutations de peine de perpétuité en vingt (20) ans de réclusion criminelle » renseigne ledit communiqué.

Ibrahima Dieng / senenews.com

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TER: LA POPULATION MENACE L’INAUGURATION BIS https://www.senegalblackrainbow.org/2021/12/25/ter-la-population-menace-linauguration-bis/ https://www.senegalblackrainbow.org/2021/12/25/ter-la-population-menace-linauguration-bis/#comments Sat, 25 Dec 2021 16:01:51 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39474 Train express de Dakar : la grogne des expropriés

Ils sont mécaniciens, maraîchers ou autres occupants expropriés le long du tracé du Train express régional de Dakar (TER) devant être inauguré lundi et réclament 76 millions d’euros à l’Etat sénégalais.

« Le TER nous a appauvris. C’est un projet qui a produit des morts-vivants », affirme à l’AFP Amina Bayo, une responsable d’un « Collectif des impactés du TER ».

« Les expropriés ont souffert le martyre. Certains sont rentrés au village », indique un membre du Collectif de quelque 16.000 personnes physiques et morales expropriées pour la construction du TER, dont 2000 ont déposé des plaintes à l’Apix, l’agence publique qui a assuré la maîtrise d’ouvrage du projet. Ils réclament 50 milliards de FCFA soit 76 millions d’euros.
Indemnisation en deçà de la norme ?

Le barème pour l’indemnisation à Dakar est de plus de 700.000 FCFA (plus de 1000 euros) le mètre carré pour un titre foncier, plus de 500.000 FCFA (750 euros) pour un bail et 286.000 FCFA (environ 450 euros) pour un occupant sans droit, selon un document officiel.

Le TER, financé par l’Etat du Sénégal pour 780 milliards de FCFA (plus de 1,1 milliard d’euros), vise à désengorger Dakar.

Les autorités ont recensé les personnes à exproprier et à indemniser pour des pertes de parcelles d’habitations, de terres agricoles, de bâtiments, d’équipements et de revenus.
« Communes démunies de Dakar »

« Les victimes du TER, sans toit, sans terre et sans travail », proclame une banderole à Colobane, un quartier populaire de Dakar d’où des mécaniciens et brocanteurs ont été délocalisés. Des policiers intiment, à des manifestants sur le point de déployer des affiches, l’ordre de quitter ce lieu situé près du centre de maintenance du TER.

« Le tracé du TER se situe dans les zones des communes dites de la banlieue de Dakar où vivent les populations les plus défavorisées et les plus démunies de la région de Dakar (où) les + habitats spontanés + (bidonvilles et taudis) sont légion », indique la Banque africaine de développement (BAD), partenaire du projet.

Un montant de 42,8 milliards FCFA (plus de 64 millions d’euros) était prévu pour l’indemnisation, selon la même source.

Une sortie de l’autoroute à péage à Thiaroye mène à un terrain vague puis à un chantier d’un marché en construction dans cette banlieue de Dakar, destiné à accueillir des expropriés. Des échoppes inachevées, d’où pendent jusque par terre des fils électriques, occupent une étendue d’herbes sauvages.

« Le chantier devait être livré depuis avril 2018 pour plus de 2000 commerçants + déguerpis + « , affirme l’un d’eux, Ngagne Amar. « Des sites de recasement ont été prévus, pour des ménages et des commerçants notamment, mais aucun n’a été aménagé », se plaint Ibrahima Cissé.
« Tout est transparent »

« 98,8% des personnes affectées par le projet ont été indemnisées, soit un total de 15.780 » personnes physiques et morales, affirme à l’AFP le chargé de la libération des emprises à l’Apix, Yatma Dièye.

« Le paiement a commencé en février 2017. Tout a été transparent et fait selon les normes internationales. Des personnes ont été payées plusieurs dizaines de millions de FCFA et l’Etat travaille toujours sur le recasement des commerçants et des ménages », ajoute-t-il.

Beaucoup d’occupants de terrains situés dans l’emprise du TER à Dakar avaient un « titre précaire et révocable », selon un document administratif, sans préciser leur nombre.

Les personnes impactées par le TER ont en février « porté plainte contre l’Etat du Sénégal auprès de bailleurs, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD) », dit M. Cissé. La BAD et l’AFD n’ont pas donné suite à notre demande d’informations.

« Les preuves reçues (des expropriés) étaient, de manière générale, faibles », dit M. Dièye, à propos de ces plaintes.

« Nous envisageons de bloquer le démarrage du TER le jour de l’inauguration, pour exiger la satisfaction de nos doléances », prévient M. Cissé.

rtbf.be

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CETTE ASSASSINE CORRUPTION… https://www.senegalblackrainbow.org/2021/12/23/cette-assassine-corruption/ https://www.senegalblackrainbow.org/2021/12/23/cette-assassine-corruption/#comments Thu, 23 Dec 2021 10:12:19 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=39434 Pays les plus corrompus : La position du Sénégal (Transparency International)

D’après l’agence Transparency International, qui publie chaque année l’indice de perception de la corruption dans le monde, juge que le Sénégal est dans la zone rouge. Une place peu reluisante, même s’il est au dessus de la zone rouge foncée.

Le Sénégal fait partie des pays dans la zone sur l’indice de corruption, d’après Transparency International. Une nouvelle qui ne plait pas aux autorités, même si la seule bonne note est que le Sénégal n’est pas dans la pire zone, la rouge foncée. Pour Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac), le Sénégal doit tout faire pour quitter cette zone.

“C’est surtout Transparency international et Mo Ibrahim qui notent souvent ces pays. Vous voyez la bonne note que nous avons obtenu récemment au niveau de l’Uemoa et de la Cedeao. En ce qui concerne Transparency, nous sommes toujours dans la zone rouge. Parfois, je dis que ce n’est pas le rouge foncé. Je pense qu’avec la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption, nous allons quitter cette zone“, a-t-elle déclaré ce mercredi sur la Rfm.

“L’objectif principal est de privilégier la prévention, faire connaître le méfaits de la corruption […] Ce combat ne se mesure pas simplement à travers le nombre de lois adoptées“, a-t-elle notamment précisé.

Mouhamed Camara / senenews.com

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