Eduction – Sénégal Black Rainbow https://www.senegalblackrainbow.org Sat, 05 Jun 2021 15:12:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.3 145175315 DÉGRADATION CONTINUE DES ECOSYSTEMES https://www.senegalblackrainbow.org/2021/06/05/degradation-continue-des-ecosystemes/ https://www.senegalblackrainbow.org/2021/06/05/degradation-continue-des-ecosystemes/#respond Sat, 05 Jun 2021 15:12:29 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=37212 Quand l’homme travaille à sa propre perte

La dégradation des écosystèmes est un «fléau» mondial, malgré les initiatives et programmes développés à l’échelle internationale, régionale, sous régionale, nationale et locale pour sauver ce qui peut l’être. Or, ces écosystèmes sont d’une importance capitale dans les équilibres de manière générale et dans la santé et la vie humaine, particulièrement. En atteste le thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année qui est : «La Restauration des écosystèmes», appelant à «prévenir, stopper et inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier». En cette journée célébrée ce samedi 5 mai 2021, Sud Quotidien fait focus sur ces problèmes environnementaux qui assaillent différentes localités notamment Sédhiou, Kaolack, Mbour et Saint-Louis. Au même moment, face à l’ampleur de la dégradation des écosystèmes dans notre pays, l’Alliance des écologistes du Sénégal (ADES/Suxaliku Gu sax daak) plaide pour un changement de comportements envers la nature. Invitant ainsi tous à «comprendre que la dégradation des écosystèmes est la contrepartie des processus directement liés à nos modes de production et de consommation actuels».
JOURNÉE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT : Les écologistes plaident pour un change- ment de comportement envers la nature
«Dans nos pratiques de tous les jours, nous appauvrissons le patrimoine naturel. Quand nous voyons la détresse des populations, les problèmes environnementaux, les catastrophes et les crises imputables au climat, la dégradation des écosystèmes, on sent nettement qu’il y a beaucoup de choses qui vont dans la mauvaise direction. Il urge, des lors, de comprendre que la dégradation des écosystèmes est la contrepartie des processus directement liés à nos modes de production et de consommation actuels», juge l’Alliance des écologistes du Sénégal, (ADES/Suxaliku Gu sax daak) dans un communiqué parvenu à la rédaction hier, vendredi 4 juin. Selon les écologistes, devant le défi, «il nous faut imaginer une autre façon de vivre, nous recentrer sur l’essentiel, inventer une rencontre féconde avec nous-mêmes, faire la paix et essayer de vivre en harmonie avec la nature et nous orienter vers des modes de production et de consommation durables». Le communiqué de l’Alliance des écologistes intervient dans le cadre de la célébration ce jour, samedi 5 juin, de la Journée mondiale de l’environnement. Cette journée instituée depuis 1974 par les Nations Unies (ONU) est une occasion pour la promotion de la sensibilisation et de l’action en faveur de l’environnement dans le monde. Le thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année est «La restauration des écosystèmes : prévenir, stopper et inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier».
MBOUR – DEGRADATION DE LA NATURE ET DE L’ENVIRONNEMENT : La survie des écosystèmes en question
La célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin de chaque année, est comme par enchantement un événement, un moment d’introspection et constat sur les agressions à l’endroit du cadre de vie et des habitats naturels en tout genre. Bref les écosystèmes sont de plus en plus affectés et dégradés. Leur restauration participe d’une revitalisation de l’environnement naturel et humain, d’une part, et de la régénération des espèces animales et végétales, de l’autre. La dégradation de la nature et de l’environnement compromet la survie des écosystèmes.
Le département de Mbour ou la région naturelle de la Petite côte paye un lourd tribut de la dégradation de ses écosystèmes, en voyant les estuaires de ses lagunes ensablées, obstruées, ses bras de mer envahis par des habitations et autres installations inhospitalières au cadre naturel, son littoral empiété, ses étangs et cours d’eau déviés ou remblayés.
Le survol de cet espace naturel nous édifie sur le niveau des agressions faites contre la nature et l’environnement d’une manière générale, la dégradation des écosystèmes côtiers marins et terrestres. Le mal est profond. Dès lors, la restauration des écosystèmes s’impose. Le lancement de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes constitue un espoir pour juguler des maux illustratifs. En attendant, un survol de la Petite côte suscite moult interrogations : les géo parcs de Popenguine sis dans la réserve du même nom vont-ils survivre aux actions anthropiques ? Et pour combien de temps ? Rien ne permet ne permet de répondre de manière systématique à ces questions.
Toutefois, l’espoir est permis, à travers une seule volonté, pour une longue durée, celle mue par des hommes et des femmes versés dans la préservation de la nature. Des espèces végétales et animales y résistent, avec les efforts entrepris par les habitants riverains organisés en association, sous la supervision et l’accompagnement des services comme les Eaux et Forêts. Des tentatives vivaces permettent d’y garder l’espoir de sauvegarder la biodiversité. A quelques encablures, la Somone se voit au centre d’une agressivité sans limite. La mangrove devient de plus en plus stressée avec des actions d’empiètement sur la lagune. Ce sanctuaire d’oiseau voit son cadre affecté par l’homme. Des villas avec des fenêtres en verre piègent l’avifaune. Des oiseaux butent sur les installations. Les eaux de pluie qui ont longtemps alimenté le niveau d’eau de la Somone sont désormais retenues dans un lac artificiel, empêchant une bonne alimentation du lit de la lagune. Les conséquences, selon les spécialistes et experts de la protection de la nature, sont déjà tangibles sur les écosystèmes, le niveau de menace élevé. A cela s’ajoute la transformation des lieux, par endroit, en dépotoirs. Des déchets et ordures de toutes sortes, source de pollution et de dégradation de l’environnement, y font lésion. Autre site naturel, même mal.
Le Mballing, la lagune de la commune de Mbour se meurt avec la perte de la biodiversité. La mangrove perd du terrain. Des lotissements sur les lieux ont fini de détruire l’habitat avifaune. Pélicans et cormorans ont fait le deuil de leur milieu naturel. Des autorités municipales s’érigent en gendarmes de l’environnement pour sauver ce qui peut l’être. Tout au long du littoral de la Petite côte, des détritus, des carcasses de bêtes, des dépouilles d’animaux à moitié dévorées par les chiens, des ordures ménagères, des reliefs de plats et l’ensemble des restes des ateliers et sites de transformation sont «confiés» à la grande dévoreuse, la mer, qui les restitue et les dépose à la berge/plage, parce que n’en voulant pas, contribuant ainsi à une dégradation prononcée de l’environnement.
SEDHIOU – CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT : Le massacre des massifs forestiers en cours, le désert souffle à la porte
Ce jour, samedi 5 juin, est célébrée la Journée mondiale de l’environnement de par le monde. Les années se suivent et se ressemblent sans toutefois réduire l’élan de destruction de l’environnement. Dans les régions du sud du Sénégal, les coupes abusives et illicites de bois sont les facteurs les plus en vue en matière de menace sur l’environnement. L’insécurité ambiante et quasi permanente née du conflit armé en Casamance, le seuil de pauvreté et l’inconscience de certaines catégories de populations et l’influence de certaines puissances étrangères constituent les facteurs aggravants de la gangrène. Le chemin d’un lendemain incertain engagé !
L e Sahara était vert. Aujourd’hui, c’est le désert total. Nombreux sont des spécialistes qui prédisent ce même scénario catastrophe en Casamance, tant le rythme d’exploitation du couvert végétal est alarmant. Dr Labaly Touré, géographe-géomaticien et enseignant chercheur a expliqué que «le traitement des images satellitaires montre une diminution des surfaces végétales en moyenne Casamance. L’exploitation abusive ou la surexploitation abusive des ressources forestières en Casamance n’est plus un secret. La situation est alarmante et une attention particulière doit être portée à cette problématique car la Casamance ne peut point se développer sans sa biodiversité qui connait une agression multi formes».
Revenant sur le péril sur l’environnement à l’origine des changements climatiques, Dr Labaly Touré a indiqué que dans la région de Sédhiou, qui correspondant à la moyenne Casamance, «le domaine forestier qui représente 12% de la superficie totale, est constitué de savanes arborées sur les plateaux, de forêts claires sèches au Sud. La région de Sédhiou compte 12 forêts classées qui s’étendent sur une superficie de 85.543 ha. Le domaine forestier de la moyenne Casamance est principalement dans la partie Sud et centre de la région».
L’AVPE, LE DERNIER REMPART DES FORETS EN PERIL SUR LA BANDE FRONTALIERE !
Cette ampleur du pillage du bois vert de la Casamance (Sud Sénégal) inquiète les membres de l’Association des volontaires pour la protection de l’environnement (AVPE). Son président, Imam Mamadou Seydou Diallo, confirme. «Oui ! En effet, à la frontière avec la Gambie notamment dans le Kabada, Diarang, les coupes de bois sont extrêmement inquiétantes. Il est vrai que l’association gambienne Anti Forest fire fait des efforts ; mais le mal persiste toujours. Nous continuons à dénoncer et cherchons des partenaires pour un accompagnement économique des populations», dit-il. Leur engagement est sans faille ; mais la complexité et la dimension multinationale du phénomène contrebalancent, par moment, leur peu d’espoir sur l’avenir aléatoire du couvert végétal. «Je commence à perdre vraiment espoir. Je pense qu’il faut mettre la pression sur les acheteurs car si eux aussi ne voient personne pour vendre, ils vont sans doute cesser».
UN ACTE CIVIQUE DES VOLONTAIRES DU KABADA/DATOR A CONSOLIDER
Décidés et engagés à sauver les dernières réserves de forêts encore debout, les membres de l’Association des volontaires pour la protection de l’environnement et les femmes des différents groupements maraichers ont construit un poste forestier à Diallocounda ; mais les moyens d’équipement ne suivent pas, selon Imam Mamadou Seydou Diallo, le président de l’AVPE. «Il est tout aussi vrai que les autorités notamment le Directeur des Eaux et Forêts, l’Inspecteur régional et départemental font des efforts remarquables. Nous avons construit, sur fonds propres, un poste forestier à Diallocounda et ils y ont affecté un personnel. Mais, il faut les renforcer en effectif et en moyens logistiques». A Diallocounda, comme ailleurs sur toute la bande frontalière avec la Gambie, l’avenir des forêts reste suspendu à la volonté des trafiquants prêts à défier l’autorité avec, hélas, la complicité des populations autochtones. Quant aux agents des Eaux et Forêts, ils se réjouissent des efforts en cours que déploie le colonel Baïdy Bâ, Directeur national des Eaux et Forêts du Sénégal. En atteste son engagement manifeste, diton, à réhabiliter les services forestiers détruits en mars dernier, lors des émeutes au Sénégal ayant vraiment atteint tout le dispositif de ce service de protection de l’environnement.
KAOLACK – REBOISEMENT ET LUTTE CONTRE LA DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT : Un exercice à double vitesse dans les régions centre
La lutte contre la dégradation des terres et la volonté multi faciale de la communauté de développer divers programmes de reboisement dans les sites de résidence et les forêts présentent tout un paradoxe. Si pour la plupart, dan les régions du Centre, Kaolack, Fatick, et Kaffrine, un paquet d’initiatives a été pris dans le sens de poser partout des forêts à haute densité, l’ampleur de la coupe du bois et l’exploitation abusive des espèces végétales continuent encore d’être des facteurs irritants. Ce qui, d’un constat quasi général, donne un aspect timide aux ‘nombreux programmes de restauration du patrimoine floral caché sur les périmètres de ces différentes régions. Dans un espace où des milliers et des milliers d’hectares de terres restent confrontés au phénomène de la salinisation, la problématique du reboisement reste entière. Et les nombreux programmes, projets et autres initiatives engagées dans le cadre du reboisement finissent par se solder par de faibles pourcentages de réussite ou disparaître tout bonnement. C’est visiblement une appréciation qui se confirme d’année en année. Car, malgré le reboisement de milliers d’espèces concédé, chaque année, à l’occasion de la journée dédiée à l’environnement (le 5 juin), le besoin en suivi des arbres plantés finit par céder et la plupart de ces espèces périssent, avant l’âge de la maturité. Soit dévorées par les animaux en divagation ou pourries à cause d’un manque d’eau et de fertilisants. Aujourd’hui, les seules rescapées de ces plantations annuelles de masse sont les espèces peuplant les zones humides contrôlées, certains espaces protégés ou les domaines privés.
LES AIRES MARINES PROTÉGÉES DU DELTA DU SALOUM, UN EXEMPLE DE PROTECTION POUR L’ENVIRONNEMENT
Malgré que dans certaines zones de la région de Fatick, comme Foundiougne où le phénomène de la coupe du bois se poursuit de plus en plus sous le regard passif des services en charge de la protection de la nature, dans le Delta du Saloum, les consciences semblent plus éveillées, en termes de protection de l’écosystème (environnement) et d’adaptation aux changements climatiques. Dans ce «paradis terrestre» où le gouvernement du Sénégal et ses partenaires ont aménage des aires marines protégées (Amp) d’une superficie de 3000 ha, quelques années auparavant, tous les moyens sont présentement utilisés pour soutenir ce projet. Même si, à présent, les ressources humaines investies pour la mise à défens de ces périmètres marins restent encore insuffisantes, les instructions données sont acceptées et respectées par tous, ou presque. Mieux, les plus jeunes écoliers, les personnes les moins instruites de Toubacouta et toutes les autres collectivités dépendant de ces aires marines sont conscients des interdits et des comportements à adopter pour contribuer à la prospérité d’un tel chantier. Ainsi, après quelques années de disette, le développement des écosystèmes dans ces Amp se fait sentir de plus en plus. Plusieurs espèces d’oiseaux, de reptiles et coléoptères y ont élus domicile et en font naturellement un lieu de reproduction. Des espèces de poissons qu’on avait perdu de vue depuis plusieurs décennies commencent déjà à réapparaître et leurs multiplication, nous renseignent les gardiens du parc, se fait en un rythme exponentiel.
SAINT-LOUIS – PRÉOCCUPÉ PAR L’ÉROSION CÔTIÈRE, LA BRÈCHE ET LA DÉGRADATION DE L’ÉCOSYSTÈME : L’environnementaliste Moussa Gueye appelle à l’union des forces pour résoudre ces problèmes
Elle est loin d’être exhaustive, la liste des problèmes liés à l’environnement au niveau de la région de Saint-Louis. Des problèmes que tente de lister le Chef de la Division régionale de l’Environnement et des Établissements classés et qui ont pour nom l’érosion côtière, la dégradation de l’écosystème, la problématique de la brèche, la mauvaise qualité des eaux liée à la salinisation du sol, les déchets plastiques, les pesticides, le typha, entre autres. « Le problème de l’érosion côtière à Saint-Louis a été amplifié par l’ouverture, en octobre 2003, de la brèche et aussi par les changements climatiques.
En réalité, il y a énormément de problèmes d’environnement que l’on peut énumérer a Saint-Louis. Mais il y a des réflexions et stratégies qui sont mises en place afin d’y faire face. Il faut encadrer l’environnement et adopter davantage de politiques de conservation et de criminalisation pour mieux le préserver », a fait savoir Moussa Gueye, Chef de la Division régionale de l’Environnement et des Établissements classés de Saint-Louis. Selon lui, la préservation de l’environnement doit passer aussi par la prise de mesures d’éducation et parfois aussi des mesures répressives, à travers la mise en place de dispositifs permettant de « traquer » les « délinquants » ou les récidivistes. « On ne peut passer tout son temps à communiquer ou à éduquer les gens. À un moment donné, il faut savoir réprimer pour faire respecter la loi lorsqu’il y a des réticences. De mon point de vue, il faut allier énormément de choses sinon, si on ne fait rien, l’environnement sera de plus en plus agressé et dégradé », a-t-il alerté. Le thème choisi cette année porte sur la Restauration des écosystèmes. « Partout dans le monde, on a vu qu’il y a une dégradation des écosystèmes.
Et ces écosystèmes là ont un rôle extrêmement important dans les équilibres de manière générale et dans la santé et la vie humaine de manière particulière », a-t-il indiqué, tout en soulignant la nécessité, aujourd’hui, de conscientiser, d’éduquer et de sensibiliser les populations sur l’importance de préserver l’environnement. C’est ainsi qu’il appelle à l’implication de tous les acteurs pour y arriver. « Le reboisement ne doit pas être seulement et exclusivement l’affaire des services forestiers, mais plutôt l’affaire de tous notamment les mairies, les collectivités territoriales, la société civile, les associations de toutes sortes, entre autres. Tout le monde doit mettre la main à la pâte pour gérer les questions d’environnement » a-t-il conclu.
Fatou NDIAYE, Samba Niébé BA, Moussa DRAME, El Hadji Abdoulaye FALL et Yves TENDENG/http://www.sudonline.sn/-quand-l-homme-travaille-a-sa-propre-perte_a_52379.html

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LE SCANDALE DES LICENCES DE PÊCHE AUX CHALUTIERS ÉTRANGERS https://www.senegalblackrainbow.org/2020/10/16/le-scandale-des-licences-de-peche-aux-chalutiers-etrangers/ https://www.senegalblackrainbow.org/2020/10/16/le-scandale-des-licences-de-peche-aux-chalutiers-etrangers/#comments Fri, 16 Oct 2020 06:16:09 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=34371 Greenpeace Afrique au ministère des pêches : « Trouver des lacunes juridiques pour accorder des licences aux navires étrangers est contraire à l’éthique »

À la suite du communiqué du ministère des Pêches, rejetant les conclusions du rapport de Greenpeace intitulé « Mal de mer », l’ONG a pris la balle au rebond pour apporter un certain nombre de précisions. Ci-après le droit de réponse du responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique…
Le ministère des pêches et de l’économie maritime du Sénégal a publié un communiqué de presse le 12 octobre 2020 en rejetant les principales conclusions du récent rapport de Greenpeace Afrique intitulé « Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est confinée par la COVID-19, ses eaux restent ouvertes au pillage » (1).
Selon le communiqué de presse du ministère : « Les allégations totalement infondées contenues dans ledit rapport sont d’autant plus surprenantes, qu’à plusieurs reprises, (…) le ministère des pêches et de l’économie maritime a toujours apporté des éclairages, des précisions et des démentis, à chaque fois que cela s’imposait, à l’endroit des acteurs, de l’opinion publique nationale et internationale ».
En réponse aux accusations contenues dans le communiqué de presse du ministère, Dr Ibrahima Cisse, responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique, déclare que : « Le ministère en charge de la pêche n’a apporté aucun élément de réponse à la polémique en cours.
Greenpeace Afrique avait déjà officiellement saisi le ministère des pêches et de l’économie maritime au sujet de ces navires étrangers à deux reprises depuis le début de l’année 2020. Mais le ministère n’a pas jugé nécessaire de répondre à nos sollicitations.
« Au lieu de rejeter la faute sur la société civile, les autorités gouvernementales devraient choisir la transparence et rendre publique la liste des navires autorisés à pêcher dans la zone économique exclusive (ZEE) sénégalaise, y compris le type et la date d’attribution des licences pour lever toute équivoque. Mieux, le ministère devrait éclairer l’opinion publique en précisant à l’issue de quelles réunions de la Commission Consultative d’Attribution des Licences de Pêches industrielle (CCALP) les demandes de ces bateaux, objet de la polémique, ont été examinées et les acteurs présents.»
En 2012, M. Macky Sall, candidat aux élections présidentielles, a soutenu la campagne de Greenpeace Afrique contre les bateaux de pêche étrangers qui exploitent les stocks marins sénégalais. Une fois élu, il a tenu sa promesse d’arrêter ce bradage; ce qui lui a même valu le prix « Excellence in National Stewardship of the Ocean » lors de la sixième édition des Peter Benchley Ocean Awards, pour sa politique de protection de la pêche sénégalaise.
Greenpeace Afrique avait félicité le président Sall en l’exhortant à maintenir le gel des licences jusqu’à ce que des études scientifiques prouvent que les stocks de poissons dans les eaux sénégalaises se sont reconstitués.
Selon le communiqué de presse du ministère, Greenpeace collabore avec les organisations de pêche industrielle et artisanale.
Dr Cisse répond que : « Greenpeace Afrique n’a cessé de dénoncer la monopolisation des ressources pélagiques et la fraude au tonnage par la pêche industrielle (2). Mais les autorités n’ont pas encore réagi à ce jour.
En 2017, une expédition organisée par Greenpeace en collaboration avec les Etats membres de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) avait identifié de nombreux navires pratiquant la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), et des sanctions ont été prises à l’encontre de certains de ces bateaux.
Contrairement à ce que prétend le ministère, les usines de farine de poisson en réalité utilisent le poisson frais qui est sciemment laissé en état de putréfaction, car leur capacité dépasse largement les tonnages des déchets produits.
Dr Cisse conclu que : « Trouver des failles dans le système juridique pour accorder des licences aux navires lorsque les stocks sont surexploités et que les populations sont sous-alimentées est contraire à l’éthique.
Greenpeace reste et demeurera toujours du côté de la vérité et de la transparence – peu importe le statut de son vis-à-vis ».
Greenpeace Afrique réitère son engagement à soutenir les femmes transformatrices de poisson, les pêcheurs artisanaux et les communautés affectées par ce pillage des ressources halieutiques et lance un nouvel appel pour :
– La publication de la liste des navires de pêche industrielle du Sénégal, ainsi que le type et la date de délivrance des licences ;
– L’élimination dans la pratique de toute production de farine de poisson à partir de poisson frais, la réorientation de la capacité de transformation de la farine et de l’huile de poisson vers des produits destinés à la consommation humaine directe ;
– La reconnaissance professionnelle des femmes transformatrices de poissons et leur accompagnement pour qu’elles jouissent de leurs droits.
dakaractu.com

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PRESSE PRESSÉE https://www.senegalblackrainbow.org/2020/08/12/presse-pressee/ https://www.senegalblackrainbow.org/2020/08/12/presse-pressee/#comments Wed, 12 Aug 2020 07:27:17 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=33485 Intoxication par la hâte, la périlleuse nécessité de s’informer au Sénégal

Saviez-vous que le monde a reçu lors des deux dernières années plus de quantité d’informations qu’il n’en a reçu de tout temps. Nous vivons dans un gigantesque magma d’informations dont il n’est pas toujours facile de s’extirper. La quantité d’information disponible s’est accrue de manière exponentielle avec l’avènement du digital et du social média, et quant à la qualité, pas toujours facile de la repérer à travers l’offre informationnelle.
Nous sommes nombreux à affronter des situations de consommation d’informations où irritation, mécontentement et sentiment d’abus traduisent la perception que nous ne recevons pas forcement des informations utiles que nous pensons être en droit d’attendre. Nous sommes envahis et submergés par des flux d’informations que nous ne sommes pas en mesure de digérer. Souvent autodidacte ou avec un niveau de scolarisation relativement faible, le Sénégalais semble aujourd’hui se perdre dans une hyper connaissance du présent qui l’empêche de préparer l’avenir, de la visualiser et d’en voir venir les véritables enjeux. Il ne vit plus à l’aire du réel, plongé dans une bataille de communication où le premier piège tendu au consommateur est la confusion entre information, connaissance et compréhension. C’est alors que, l’impression de savoir étant plus dangereuse que le fait de ne pas savoir, nous sommes devenus nombreux dans des forums, grand places ou plateaux de télévision à révéler des symptômes de l’effet Dunning-Kruger. Aussi appelé effet de sur-confiance, il s’agit d’un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. Quand une société en arrive à un tel niveau où elle ne parvient plus à vivre ses propres valeurs, elle a tendance à les sublimer dans des discours et le plus souvent ceux qui connaissent et qui doivent véritablement parler n’ont plus droit au chapitre car la majorité éblouie par la surabondance d’information pense détenir la raison et de ce fait occupe en permanence l’espace médiatique.
Les facilités conférées aujourd’hui par la technologie pour la collecte des informations conduisent à une certaine « pathologie de l’information ». Elles poussent toujours davantage à se consacrer à cet exercice dont les résultats sont certains : l' »infobésité » s’engraisse d’elle-même. En réalité le risque de l’immédiateté de l’information apporte essentiellement de l’émotion qui aveugle et cela devient inquiétant quand bon nombre de rédacteurs, au sommet de leur niveau d’incompétence et d’irresponsabilité, s’aventurent dans la quête du sensationnel et des effets spéciaux à travers des sujets jusque-là préservés dans la plus grande délicatesse de notre intelligence à vivre ensemble. Le « best-seller » est systématiquement recherché à travers des articles qui traitent de la religion, des confréries et des clivages politico-géographiques, ceci avec une forte tendance à désinformer, déconstruire et notamment vouloir stigmatiser et opposer les religieux avec la République. Ces derniers à qui nous devons reconnaissance et estime, continuent somme toute à s’ériger comme bouclier contre la fracture sociale qui a toujours menacé l’équilibre entre nos villes et nos campagnes. Ces ultimes remparts de l’équité sociale exercent à leur propre frais des prérogatives de l’État en ce qui concerne la réduction des inégalités, l’érection d’infrastructures communautaires de base (poste de santé, hôpital, forage, établissements scolaires délivrant des diplômes allant jusqu’au baccalauréat) mais également ils sont à l’origine d’entreprises licites et pourvoyeuses d’emplois (agriculture, élevage, boulangerie etc..). C’est dire que la surinformation et particulièrement celle non maitrisée, à laquelle semble nous exposer notre inculture digitale, a tendance à se conjuguer avec un fort risque de désinvestissement pour la chose commune, l’anéantissement des efforts en faveur d’une cohésion nationale et surtout elle menace dangereusement l’ancrage de notre pays à des valeurs culturelles et religieuses.
Le monde est plus incertain aujourd’hui qu’hier. Probablement en raison de cette hyper abondance de l’information mais également de l’interconnexion croissante des individus, qu’elle soit virtuelle ou physique. Cette interconnexion peut provoquer des réactions en chaines imprévisibles, l’expression « Quand ça éternue dans les réseaux sociaux… la République s’enrhume » vaut désormais plus qu’une certitude. Un coup d’œil sur le rétroviseur nous montre à quel point notre attitude vis-à-vis des instants de consommation de l’information est devenu important, c’est ainsi que nous verrons que le krach boursier de 1929 par exemple ne frappe véritablement les pays européens qu’en 1931, alors que la faillite de Lehmann Brother en 2008 affecte dans la nuit toutes les économies mondiales. L’éruption du volcan Eyjafjoll en Islande, qui n’aurait intéressé hier qu’une poignée de caribous, entraine en mars 2010 d’importantes perturbations dans le transport aérien mondial, des annulations de vols jusqu’en avril et des conséquences inattendues sur le commerce international. C’est ainsi que l’épidémie de peste au 14e siècle a fait payer à l’Europe un lourd tribut, des chiffres d’une mortalité record et dont les impacts au plan socio-économique n’égaleront en rien la crise sanitaire du corona virus avec près de de 3,9 milliards d’êtres humains confinés en avril 2020 et presque toute l’économie Européenne a l’arrêt. La vitesse et les interdépendances des nouveaux environnements sont les sources de leur complexité […]. Une nouvelle vague de technologies Internet, Smartphone, réseaux sociaux fondées sur la connectivité produit des situations de plus en plus complexes et c’est la raison pour laquelle notre société a besoin de procéder à un désengagement intentionnel par rapport à certains contenus afin de bien s’informer et bien se faire informer.
Abdou Lahad DIAKHATÉ/seneweb.com
[email protected]

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INONDATIONS: COMME CHAQUE ANNÉE https://www.senegalblackrainbow.org/2020/06/15/inondations-comme-chaque-annee/ https://www.senegalblackrainbow.org/2020/06/15/inondations-comme-chaque-annee/#comments Mon, 15 Jun 2020 19:12:01 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=32283 L’absence de curage pré-hivernal, un autre facteur d’inondation à Dakar

Le curage des caniveaux est devenu une activité saisonnière dans les grandes villes. Depuis plus d’un mois les jeunes se regroupent sur les grandes artères pour trouver un travail journalier. Et la plupart de ces travailleurs sont composé des jeunes de la sous-région. Mais aussi dans certaines entreprises privées le curage est devenu gagne-pain et non une activité saisonnière. Dans ce reportage de SeneNews.com, les travailleurs expliquent leurs conditions de travail.
Le constat est amer dans certain quartier de la capitale. Des dépôts d’ordures provenant du canal sont exposés à l’air. A côté des gens qui tiennent leurs activités de commerce. Et ce dépôt sauvage est l’œuvre des ménages. Un des citoyens interpellés à la question fustige le rôle des citoyens : « Les canaux qui devaient servir de débarra des eaux usées sont devenus des dépotoirs d’ordures. Malgré les efforts du gouvernement et des mairies, les canaux à ciel ouvert sont pleins de saleté », a réagi A. Thiam
Selon lui les passages d’eaux usées peuvent être bloqués par un dépôt de sable. Mais pas question de voir des matelas, des animaux, et autres ordures de ménages.
« Au Sénégal, les canaux à ciel ouvert sont devenus des dépôt d’ordures. Mais aussi des poubelles pour des carcasses d’animaux. Dans ce pays, les gens ne respectent pas la nature et la préservation de l’environnement », a conclu A. Thiam
Dans ce coin le chantier est ouvert à tout le monde. Il suffit juste de venir t’inscrire à temps et de respecter l’heure du pointage. A l’aide des pièces d’identités les ouvriers peuvent attendre la fin de la semaine pour empocher la somme de 2500 FCFA qui leur est allouée par jour.
En plein centre ville, sur l’Avenue Faidherbe, des agents d’ une société ouvrent les bouchons de canal situé au sur une grande artère. A l’aide d’un cône de signalisation. ils arrivent à communiquer avec les conducteurs et usagés. Le curage des canaux est une activité très difficile. Les jeunes employés de ce secteur rencontrent d’énormes problèmes. Même avec un système moderne. C’est avec leur force qu’ils arrivent à tirer les choses qui bloquent la circulation de l’eau. Car les ouvertures de canal peuvent être distantes de plus de six (6) mètres. Si l’activité est saisonnière pour les mairies. Cette entreprise en a fait sa quotidienne. Les ouvriers sont priés de se présenter avant 8 H. Contrairement aux employés des municipalités. Dans ce secteur privé, les travailleurs sont des nationaux. Et les conditions de travail sont différant. Déjà à 9 heures ils se pointent avec leur tenue fournie par la société. Des chaussures de sécurité, des gants et des détergents sont aussi fourni.
Ces jeunes travaillent du lundi au samedi de 09 heures à 15 H, en période d’hiver. Mais pour l’hivernage ils peuvent travailler la semaine. Et cela dépend aussi des blocages dans les grandes rues et avenues de la capitale.
Et pour un salaire contractuel de 75 000 FCFA, ces travailleurs peuvent plus de trois (3) mois sans recevoir la cagnotte. Avec un nombre de douze (12) personne, ils arrivent à débloquer le canal.
« Il nous arrive de trouver des carcasses d’animaux dans ces canaux fermés. Mais aussi des ordures ménagères. Et on se pose la question à savoir comment ces choses atterrissent dans ce trou », a pesté un des travailleurs.
Et selon lui la plupart du temps c’est les riverains qui enlèvent les bouchons pour y déverser leurs ordures.
A noter, les conduites d’eau usées des pluies sont différentes des installations de Onas.
senenews.com

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HONTEUX SURSIS POUR UN MARABOUT TORTIONNAIRE https://www.senegalblackrainbow.org/2020/01/29/honteux-sursis-pour-un-marabout-tortionnaire/ https://www.senegalblackrainbow.org/2020/01/29/honteux-sursis-pour-un-marabout-tortionnaire/#comments Wed, 29 Jan 2020 18:05:06 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=29688 Affaire talibé ligoté à Kaolack : La sentence est tombée


Alors qu’un talibé du nom de Fallou Diop a été battu à mort dans une localité de Linguére, et que l’affaire du maître coranique qui enchaînait ses élèves à Ndiagne est encore fraîche dans les mémoires, un « Serigne daara » est présentement jugé devant le tribunal de Kaolack.
Selon les informations de Libérationonline, Cheikh Baye Niasse, qui tient un daara à Médina Baye, enchaînait aussi ses talibés. Un des pauvres gamins a réussi à s’échapper, les fers au pieds, avant que la gendarmerie ne soit alertée. C’est ainsi que le « marabout » a été arrêté en même temps que le tuteur du jeune talibé qui l’avait livré à la merci du « Serigne daara ».Le procès du maître coranique qui avait ligoté un de ses talibés, ouvert ce mercredi 29 janvier 2020, devant le tribunal de Kaolack, chef-lieu de la région éponyme, avait d’abord été suspendu. C’est suite à un tiraillement entre le juge et le parquetier.
Ce dernier s’est heurté au refus du juge lorsqu’il a demandé à l’accusé, Cheikh Baye Niass, de tendre la chaîne utilisée pour ligoter le talibé.
Les forces de l’ordre ont quadrillé le tribunal pour contre carrer les maîtres coraniques de la région qui avaient décidé d’assiéger le tribunal.
Le mis en cause a été arrêté pour avoir ligoté un de ses talibés dans son daara situé à Madina Baye. L’affaire avait fait un tolet sur la toile.
L’affaire du maître coranique et ses coaccusés, qui avaient été d’inculpés pour avoir ligoté leur talibé à Kaolack, a connu son épilogue. Les prévenus ont tous écopé de 2 ans avec sursis. Ils comparaissaient ce mercredi devant le Tribunal de Kaolack.
Ndéye Rokheya THIANE – Seneweb.com/xalimasn.com/pressafrik.com

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NOUVEAU EN LIBRAIRIE https://www.senegalblackrainbow.org/2020/01/20/nouveau-en-librairie-3/ https://www.senegalblackrainbow.org/2020/01/20/nouveau-en-librairie-3/#comments Mon, 20 Jan 2020 14:20:12 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=29575 « La gare de Dakar – Chef-d’oeuvre de l’architecture au Sénégal »

Cet ouvrage retrace l’histoire de la gare de Dakar, depuis sa construction en passant par son rôle lors des deux guerres mondiales, puis son abandon, son utilisation ponctuelle pour des manifestations culturelles et, enfin, sa renaissance grâce au projet de train express régional. Achevée en 1914, classée aux Monuments historiques, la gare de Dakar est considérée comme un chef-d’oeuvre de l’architecture coloniale.
Né au Sénégal l’auteur, Xavier Ricou est architecte et chargé en 2005 par l’Unesco et le Bureau d’Architecture et des Monuments historiques d’élaborer le Plan de sauvegarde et de mise en valeur de l’île Saint-Louis. Il assure ensuite le suivi de grands projets d’infrastructure.
Il a notamment publié Trésors de l’Iconographie du Sénégal Colonial (Riveneuve éd., 2007), La Maison Senghor (Riveneuve éd., 2015).
Photographies de Malick Welli, avec les contributions d’Al Housseynou Ndiaye et de Mauro Petroni.
Editions Hémisphères, Maisonneuve & Larose
www.hemisphereseditions.com

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L’ÉCO EN QUESTION https://www.senegalblackrainbow.org/2019/12/22/leco-en-question/ https://www.senegalblackrainbow.org/2019/12/22/leco-en-question/#comments Sun, 22 Dec 2019 16:42:57 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=29198 L’ECO, une monnaie piégée (Par Mame Mor Fall, Économiste Financier)

L’entrée de la nouvelle monnaie Eco ne traduit pas la fin de la dépendance vis-à-vis de la France. Le franc cfa, même officiellement abandonnée, continue officieusement avec l’Eco, l’arrimage à l’euro restant toujours en vigueur.
L’Eco s’accompagne de deux reformes techniques importantes :
D’abord, le compte d’opération à la banque de France est supprimé et le trésor français ne conservera plus 50% des réserves africains. Ensuite les représentants Français siégeant au sein des instances de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vont être retirés.
La particularité de l’Eco par rapport au franc cfa réside dans l’agrandissement des Etats membres de l’union qui utilisent la monnaie. Ils peuvent ainsi passer de huit Etats à 15.
Par ailleurs, l’Eco gardera une parité fixe avec l’euro, ce qui garantit la même valeur de la monnaie pour les consommateurs et pas de brusques dévaluations possibles. Toujours à cause de ce lien avec l’euro, l’Eco est une monnaie plutôt forte, ce qui facilite les importations. En revanche, les pays de la zone franc sont pénalisés pour les exportations. L’arrimage à l’euro empêcherait les Etats de proposer des prix compétitifs au détriment des exportations.
Il reste cependant persuadé qu’une zone monétaire est un atout, mais qu’il faut se pencher sur les caractéristiques des politiques monétaires à la transformation structurelle.
Ce qui manque en Afrique, ce n’est pas une monnaie unique qui permettra à ses gouvernants d’avoir une main totale totalement libre sur ses réserves de change et sur sa politique monétaire, mais plutôt des gouvernements intègres, sérieux et travailleurs et des institutions monétaires adoptant une gestion saine de la monnaie, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui en Afrique de l’Ouest.
Mame Mor Fall, Économiste Financier/senenews.com

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LES RELATIONS FRANCE-SENEGAL https://www.senegalblackrainbow.org/2019/09/23/les-relations-france-senegal/ https://www.senegalblackrainbow.org/2019/09/23/les-relations-france-senegal/#comments Mon, 23 Sep 2019 05:15:38 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=27891 France-Sénégal: de la méprise au mépris

Le visa des lamentations
Du 30 septembre au 2 octobre de cette année, l’Assemblée Nationale française organise un débat sur l’immigration. La conclusion ira vraisemblablement dans le sens du durcissement des conditions d’accès et de séjour des étrangers notamment de l’octroi des Visas.
La question de la délivrance des visas à destination de la France est un vrai marqueur de la nature des relations entre ce pays et ses anciennes colonies d’Afrique notamment le Sénégal. En effet, bon nombre de Sénégalais, qui depuis leur Président poète Senghor entendait parler de la relation particulière entre leur pays et la France sont toujours frustrés du traitement qui leur est imposé pour pouvoir séjourner en France. Ces sénégalais se sentent davantage diminués en voyant que leurs amis français, exemptés de visa, peuvent de leur côté se rendre au Sénégal quand ils le désirent. Même les personnes les plus respectées dans leur entourage ne sont jamais certaines de pouvoir bénéficier d’un visa pour la France. Ainsi, dans un mouvement de dépit, se sont –ils- demandés à un moment pourquoi il ne fallait pas exiger des français la même chose qu’ils exigent des sénégalais, le visa.
L’exemption de visa en faveur des ressortissants d’un pays exprime naturellement la considération, l’estime et la confiance qu’on a à l’égard de ce pays. En cela la réciprocité dans ce domaine peut montrer le degré d’intégration culturelle, politique et économique qu’il y’a entre les pays concernés. Toutefois, l’exemption de visa ne découle pas forcément de l’observation de la règle de réciprocité. Un pays peut unilatéralement proposer à un autre pays d’exempter, pour des raisons souvent économiques, ses ressortissants du visa.
Cependant, nous semble-t-il, dans le cas des relations entre le Sénégal et la France, la non observation de la règle de réciprocité n’est pas le problème fondamental mais plutôt les conditions d’octroi du visa français. La délivrance du visa français, à cet égard, doit-elle continuer à être considérée comme une œuvre de bienfaisance ou être le reflet d’une amitié enracinée dans l’histoire ?
Une vieille alliance
La relation entre la France et le Sénégal n’est historiquement comparable à aucune autre en Afrique. En effet, la présence française au Sénégal commence à partir du 17e Siècle par l’île Saint-Louis. Ainsi, Saint –Louis est généralement considérée comme la première colonie française d’Afrique.
Une présence humaine et culturelle qui va revêtir progressivement des formes commerciales. En effet, à côté de la coexistence des populations, marquée par les premiers mariages mixtes “à la mode du pays”, commencèrent à s’installer et à se consolider les embryons des comptoirs commerciaux qui à partir de Saint-Louis vont essaimer en Afrique occidentale.
Ainsi, quand Louis Faidherbe, futur Gouverneur du Sénégal, arrive à Saint-Louis, sa première mission fut de sécuriser les comptoirs commerciaux qui se développaient sur les côtes africaines mais qui avaient besoin d’être protégés contre les attaques venant des pays limitrophes.
Sa mission prit alors une nouvelle dimension : celle de mettre en place une armée d’africains pour appuyer le petit contingent militaire originaire de la métropole. Faidherbe, avant d’élargir sa mobilisation aux anciens esclaves de case, va s’appuyer sur des sénégalais de souche dont certains étaient des français qui cohabitaient avec les français de la métropole. Cette nouvelle armée dite «noire» va être le socle sur lequel Louis Faidherbe va bâtir en 1857 celle dite des «Tirailleurs sénégalais» qui va fonder le nouvel empire colonial français et dont certains participeront à la guerre de 1870.
Dans cet esprit, il n’est pas exagéré de dire que des sénégalais ont contribué fondamentalement à la création de l’armée coloniale française et ont contribué à la naissance et à l’expansion de l’empire colonial français. Ceux sont ces hommes qui auront pour mission de “pacifier” d’abord le Sénégal, leur pays d’origine, en obligeant la dissidence locale à partager les valeurs françaises. Ces considérations ne sont que le reflet de la réalité historique en dehors de toute considération morale qui pourrait suggérer une quelconque invitation à la repentance. A cet égard, il convient de citer le Président Abdoulaye Wade qui a ressuscité la mémoire du Tirailleur sénégalais et qui disait «Il faut assumer l’histoire, quelle qu’elle soit. Il ne faut pas en effacer une partie parce qu’elle dérange. Ceux qui font des critiques trop sévères vis-à-vis des tirailleurs ou des régimes de l’époque et de Blaise Diagne, premier député noir à la chambre des députés, qui est à l’origine de l’engagement massif des tirailleurs dans la première guerre mondiale, sont des gens qui ne sont pas très justes. Certains qualifient Diagne d’agent de l’impérialisme. Je pense qu’ils ont tort. Pour apprécier son apport à l’histoire de l’Afrique, il faut le replacer à son époque, qui était une époque de non-droit. Les Africains n’avaient pas de droits. Ils étaient des sujets français. Et à cette époque, un homme s’est singularisé en prenant la défense des Noirs, c’était Diagne. A l’époque, les Sénégalais étaient contents de voir un Noir au Palais-Bourbon défendre la race noire. Il se battait contre le racisme».
Ces tirailleurs, d’abord originaires du Sénégal, vont provenir au fil du temps des différents pays africains et être progressivement de toutes les batailles dans les différentes régions de l’Empire colonial. La dénomination de « Tirailleurs sénégalais »va toutefois faire que les sénégalais, dans de nombreux pays qui ont connu l’oppression coloniale, soient considérés pendant longtemps comme des “mercenaires” de la France.
La présence des tirailleurs sénégalais dans tous ces théâtres d’opération militaire est une réalité historique. Cependant, est-il possible d’affirmer sans hésiter qu’ils avaient tous une conscience claire de se battre pour leur patrie ? Toujours est-il que la guerre de 1914 va changer la perception qu’ils avaient de leur engagement dans l’armée française. En effet, quand advint, à la demande de Georges Clémenceau, la nécessité de mobiliser des troupes d’Afrique noire pour soutenir les soldats en métropole, Blaise Diagne, sénégalais et premier Député noir au Palais Bourbon, comprit que la respectabilité future des Noirs dans l’empire colonial français pouvait changer positivement si les africains acceptaient d’aller se battre sur le front au nom de la France mère patrie. Blaise Diagne réussit cette mobilisation à partir du Sénégal. Après la victoire française lors de la 1ere Guerre mondiale une loi dite Blaise Diagne fut votée qui octroyait la nationalité française à l’ensemble des habitants des quatre communes de plein exercice du Sénégal, Dakar, Rufisque, Saint-Louis, Gorée.
Toutefois, en l’espace de moins d’une génération, la 2e Guerre mondiale fut déclarée et les africains se mobilisèrent une deuxième fois en masse mais cette fois-ci principalement pour libérer la patrie occupée. Ainsi, bon nombre d’africains ont payé le prix du sang pour contribuer à la libération de la France. Blaise Diagne, lors de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale, avait pour slogan «En versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits».
Dans cet esprit l’alliance entre le Sénégal et la France, modestie ou mépris mis à part, est tout aussi digne que celle qui unit les USA et la France. Du côté français, pour illustrer l’amitié entre la France et l’Amérique, il est souvent rappelé le soutien que le Marquis de la Fayette apporta aux indépendantistes, mais aussi la statue de la liberté réalisée par Bartholdi que la France offrit au jeune état américain sans oublier naturellement la marque de Pierre l’Enfant dans la construction de la ville de Washington. Du côté américain, le pacte a été scellé par le sang versé par leurs soldats durant la première et la Deuxième Guerre mondiale.
Elections à Dakar, le 14 mai 1914. Blaise Diagne, premier député africain élu au parlement français saluant ses électeurs. Lors de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale, Diagne avait pour slogan: «en versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits».
UNE RELECTURE DE L’HISTOIRE D’UNE ALLIANCE
Malheureusement, dans cette alliance entre la France et le Sénégal, les considérations racistes du siècle passé vont rapidement gripper la dynamique qui devait sceller la fraternité virile entre soldats métropolitains et tirailleurs sénégalais. Le tocsin qui annonçait la nouvelle relation coloniale fut Thiaroye, située dans les Faubourgs de Dakar, dans un camp militaire de la France libérée. C’est ici qu’un matin, des soldats qui revenaient des campagnes d’Europe ont été massacrés parce qu’ils avaient osé réclamer leur dû : leur pension militaire. Ces tirailleurs sénégalais qui revenaient triomphants du front européen furent mitraillés par l’armée qu’ils venaient de servir. Ces faits restèrent longtemps peu connus de la grande masse des sénégalais comme des français. C’est le film de Sembène Ousmane “Thiaroye” qui remit en mémoire cette douloureuse histoire.
En vérité, Thiaroye devait être compris comme un avertissement qui signifiait que les Tirailleurs sénégalais n’avaient pas de droits à revendiquer, que rien ne leur était dû par la France officielle dont ils pouvaient tout au plus solliciter la magnanimité.
En réalité, la colonisation qui globalement n’a été que la continuation de l’esclavage sous d’autres formes, va se perpétuer avec les indépendances en habillant les apparences. Ainsi, après les indépendances octroyées, le pouvoir colonial réussit à faire comprendre aux anciens sujets que tout ce qui était fait en leur faveur, l’était parce que la puissance coloniale en avait décidé ainsi et non en reconnaissance de ce qu’ils avaient accompli pour la France.
La volonté idéologique de placer les anciennes colonies dans une position d’assistés s’inspire de l’idéologie coloniale selon laquelle les colonies n’étaient capables de rien faire sans l’aide de la France. Cette perception a sous-tendu toute la politique de la coopération internationale post indépendance fondée sur l’ ”aide” que l’imagination populaire a longtemps assimilé au don. A cet égard, faut-il rappeler que quand le pont Faidherbe fut construit, une certaine opinion refusa de croire que ce fût le budget de la colonie du Sénégal qui le finança intégralement et préféra soutenir que le financement avait été pris en charge par la France métropolitaine.
Ceux qui pensent que les anciennes colonies d’Afrique ne peuvent rien apporter à la France sont les mêmes qui sont convaincus que la «francophonie» n’est qu’une histoire de peuples misérables qui veulent se servir de la langue française pour s’accrocher aux basques de la France. En vérité tout ceci n’est que la conséquence d’une ignorance bien partagée. En effet, en France toute génération confondue, l’histoire coloniale est globalement méconnue. Ainsi, il n’est pas rare de voir des intellectuels ou responsables politiques français tenir des propos que seul le manque de connaissance de certains pans de leur passé peut expliquer.
Ainsi, récemment, des acteurs politiques français comme Nadine Morano et Jordan BARDELLA qui, après avoir reproché à Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement français, ses habits peut être par trop bariolés pour eux, ont tenu à insister sur le fait qu’elle était d’origine sénégalaise et qu’elle n’avait acquis la nationalité française que depuis trois ans. Faudrait-il rappeler à ses détracteurs que Sibeth Ndiaye avec les habits qui lui sont reprochés et sa coiffure qu’ils ne sauraient voir a contribué incontestablement à mener le candidat Emmanuel Macron à la victoire en 2017. Par ailleurs, cette dame dont ils évoquent la nationalité sénégalaise vient d’un pays dont bon nombre de ressortissants ont été des français avant les aïeux de certains qui, aujourd’hui, se prétendent français de souche. En effet, faut-il rappeler que les indigènes de l’ile saint- louis et de l’ile de Gorée, au Sénégal, se virent accorder la citoyenneté française par l’Assemblée législative française de la première République en 1792. Ces révolutionnaires français, plus généreux et plus lumineux que certains de leurs concitoyens d’aujourd’hui, ont posé les grands principes qui guident la France éternelle et ont permis à ces sénégalais d’être parmi les premiers citoyens français de l’histoire.
CONNAÎTRE SES INTÉRÊT S ET REVENDIQUER SES DROITS
Au Sénégal, comme dans la plupart des pays qui ont subi de longues périodes de domination, le peuple a beaucoup perdu de ses valeurs ancestrales et a fini par confondre ce qui lui est dû et ce qui lui est octroyé. Cette confusion mentale est au centre de la relation entre les peuples d’Afrique noire et les anciennes puissances coloniales.
A cet égard, seule la connaissance de leur histoire, de leur passé peut aider d’abord l’élite qui gouverne à mieux conduire leur peuple vers des destinations prometteuses et aider les masses à mieux comprendre les discours et orientations de leurs dirigeants. En ce sen c’est un impérieux devoir de promouvoir tout ce qui nous entraîne à croire en nous et à penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes comme nous y invitait le Président Léopold Sédar Senghor.
C’est pourquoi, il convient de saluer la noble et opportune initiative prise par le Professeur Iba Der Thiam d’écrire l’histoire générale du Sénégal en 25 volumes et la décision éclairée du Président Macky SALL d’en assurer la réalisation. La prise en compte de cette histoire, nous semble-t-il, facilitera le réarmement intellectuel et moral du citoyen sénégalais.
Dans l’histoire contemporaine du Sénégal la relation avec la France occupe une place particulière. Mais les fondements de cette alliance voire de cette amitié ont souvent été refoulés, du côté de la France comme du Sénégal, dans les abîmes manichéennes de la période coloniale qui n’aura retenu que la relation entre dominateur France et dominé Sénégal.
Cependant, quand une relation ne peut pas cesser, il convient de l’entretenir avec courage et lucidité. Ainsi, dans sa relation avec la France, nous pensons qu’il est temps que le Sénégal mette en évidence les fondements de l’alliance entre les deux pays comme les Tirailleurs sénégalais, la contribution à la naissance de l’Empire colonial, la contribution à la libération de la France sous la domination nazie et enfin, son rôle dans la consolidation de la position diplomatique de la France dans les relations internationales contemporaines. En effet, le Sénégal a joué un rôle remarquable pour consolider le bloc francophone africain autour de la France. Dans le même ordre d’idée, le Président Abdou DIOUF a apporté une contribution inestimable au monde francophone en faisant de l’organisation de la coopération francophone une Organisation internationale dont la voix compte de plus en plus sur certains problèmes internationaux.
Pour toutes ces raisons, la diplomatie sénégalaise ne devrait plus se contenter des relations de condescendance avec son homologue française notamment dans la délivrance des visas français aux sénégalais. En effet, le Visa exprime d’une manière forte la nature des relations entre deux pays.
C’est pourquoi, dans l’affaire des visas français, en réalité, le problèmes de fonds est moins le nombre visas accordés chaque année que le fait d’avoir introduit dans cette affaire une dimension d’aléas qui ne devrait pas avoir sa raison d’être. Ce n’est pas une question comptable mais psychologique. En effet, le Sénégalais qui a rempli toutes les conditions requises et qui demande un visa n’a pas la certitude de l’avoir.
Ainsi a-t-on pu s’inquiéter de savoir si des parents sénégalais d’enfants français vivant en France, des Professeurs d’université internationalement connus, parfois d’éminentes personnalités du pays allaient recevoir leur visa qu’ils ont demandés .Le comble est que ces inquiétudes se trouvent très souvent fondées quand ces personnes se heurtent à un refus de délivrance de visa sans explication.
A cet égard, Il est possible de citer le refus de visa à une éminente personnalité intellectuelle africaine qui avait tellement irrité un des anciens Présidents du Sénégal qu’il décida de lui octroyer un passeport diplomatique qui l’exemptait du visa français. Mais, il faut en convenir, un tel geste quoique noble ne règle pas le problème mais ne fait que contourner la difficulté d’une façon ponctuelle. En effet, le gouvernement du Sénégal doit veiller à tout mettre en œuvre pour garantir la liberté de circulation à tous ses citoyens qui en ont la possibilité et éviter de les laisser à la merci de la libre appréciation voire l’arbitraire des fonctionnaires des consulats de France.
REDYNAMISER UNE COOPÉRATION SANS COMPLEXE
Le jeune Président français Emmanuel Macron, après avoir admis la nécessité de rendre aux africains les objets d’art qui leur avait été confisqué du fait de l’ordre colonial, a lancé un appel lors du 70 e anniversaire du débarquement en Provence aux Maires de France pour que des places et des monuments rappellent le souvenir de la contribution des africains à la libération de la France sous l’occupation nazie. Ceci devait se faire, selon lui, en considération du pacte scellé dans le sang par les combattants français et africains.
A cet égard, l’Afrique doit assumer ses responsabilités historiques .Nous pensons qu’il appartient aussi aux africains de prendre des initiatives qui honorent leurs morts, qui donnent à leur jeunesse le sens et la signification de l’engagement et de la mort de leurs ancêtres qui ont combattu à côté de la France dans les différentes guerres qu’elle a menées. Les africains doivent avoir le courage de prendre en charge leur destin. Il est temps que leurs responsables s’assument pleinement et cessent de se défausser sur l’ancienne puissance coloniale. Qui a empêché aux africains d’honorer leurs ancêtres morts en France pendant les deux guerres mondiales ? Pourquoi, à notre connaissance, aucun monument digne du sacrifice consenti par ces ancêtres tirailleurs sénégalais n’a été bâti dans un pays africain depuis l’accession de nos pays à la souveraineté nationale? Ainsi l’appel du Président Macron doit avoir comme pendant les initiatives que le Sénégal est en devoir de prendre pour commémorer la mémoire des Tirailleurs sénégalais partis mourir à l’étranger en édifiant au Sénégal un monument pouvant s’inspirer du Vietnam Memorial Veteran qui , à Washington , honore les combattants Blancs, Jaunes et Noirs de l’armée américaine morts au Vietnam.
Le Sénégal doit assumer la spécificité de sa relation historique avec la France et par conséquent son rôle dans l’histoire de l’empire colonial français en poussant sa diplomatie à faire plus de place au souvenir comme fondement de certaines de ses initiatives. Ainsi, la statue de Demba et Dupont , devant la gare d’où partiront les TER fleuron de la haute technologie française au service des citoyens sénégalais, est un symbole de ce que cette amitié peut donner .Cette statue magnifie la fraternité virile entre deux anciens combattants européens et africains dans une parfaite égalité d’apparence.
Dans cet esprit, le Président Macky Sall doit conduire le Sénégal à assumer sa responsabilité historique par rapport à nos autres frères d’Afrique afin que le pays berceau des Tirailleurs sénégalais soit à l’avant-garde de la promotion et la sauvegarde de notre mémoire historique.
Benoit NGOM
Président Fondateur de l’Académie Diplomatique Africaine (ADA)
MS/te/APA

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ÉRADIQUER LE PLASTIQUE https://www.senegalblackrainbow.org/2019/07/31/eradiquer-le-plastique-2/ https://www.senegalblackrainbow.org/2019/07/31/eradiquer-le-plastique-2/#comments Wed, 31 Jul 2019 07:26:52 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=27095 Le Sénégal s’engage à lutter contre la pollution par le plastique

Cela fait une dizaine d’années que Modou Fall sensibilise les populations face aux dangers de la pollution plastique.
L‘éco-guerrier Sénégalais, comme on le surnomme, veut amener les populations à préserver l’environnement par l’adoption d’une habitude simple : éviter de jeter les ordures et déchets plastiques dans les rues.
Il se rend régulièrement dans les écoles pour sensibiliser les enfants sur les dangers de la pollution plastique dans l’océan et sur la faune.
vidéo: https://fr.africanews.com/2019/07/30/le-senegal-s-engage-a-lutter-contre-la-pollution-par-le-plastique/

Nous proposerons une nouvelle version de cette loi afin qu’elle prenne en charge un spectre plus large avec tous les sacs en plastique concernés.
“C’est ce qui cause tous les problèmes, toutes les catastrophes que vous voyez dans le monde, c’est un manque de volonté Il faut que les gens sachent que l‘État ne peut pas tout faire parce que ce ne sont pas les autorités qui apportent tout cela (les déchets) ici, mais les gens. C’est leur lieu de travail, c’est leur dépotoir, c’est ici qu’ils le font. Juste n’importe quoi. “ Déclare l’activiste anti-plastique.
Une cause que le gouvernement compte rallier en annonçant l’introduction d’une nouvelle loi pour lutter contre la pollution plastique. Dakar va mettre en place des amendes et des interventions de la police contre les pollueurs, après avoir échoué à appliquer une précédente interdiction plastique.
“C’est vrai, nous aurions dû appliquer la loi immédiatement puisque c’est une loi qui remonte à 2015 et qui s’applique. Il y a eu un retard lors du vote de la loi, un délai accordé aux importateurs, un retard accordé aux producteurs, mais aussi à tous les acteurs du secteur, aux revendeurs, etc. Mais nous avons jugé nécessaire de parler aux gens, de les sensibiliser à l’impact négatif du plastique sur notre environnement. “Nous proposerons une nouvelle version de cette loi afin qu’elle prenne en charge un spectre plus large avec tous les sacs en plastique concernés.” Annonce Abdou Karim Sall, ministre sénégalais de l’environnement.
Le gouvernement a interdit les sacs en plastique à usage unique de moins de 30 microns en 2015. Pourtant, ils continuent de faire partie intégrante du paysage urbain volant dans les rues des grandes villes du buisson et joncher les plages et le littoral de Dakar.
Ils sont largement utilisés par les petits vendeurs, les sandwicheries et les cantines de rue, les marchés, et même les comptoirs de légumes et de fromages des supermarchés.
Les policiers commenceront à se rendre dans les magasins et infligeront des amendes allant jusqu‘à 85 dollars à ceux qui distribuent encore des sacs en plastique minces.
“Vous voyez, regardez la plage comme c’est beau, mais à 13 heures, 14 heures, vous revenez et cela ressemble à un dépotoir, car les gens apportent leurs produits et leur plastique et les jettent n’importe où.” Se plaint Babacar Thiaw, propriétaire du bar-restaurant Copa Cabana.
Plusieurs responsables et tenanciers de magasins et entreprises commerciales évoquent des alternatives aux plastiques.
“Nous avons pour projet de toujours proposer une alternative à nos clients, nous voulons mettre en place le projet de sacs ‘Kraft’ (sacs en papier). Ainsi, l’objectif est d’essayer dans certains magasins de Dakar d‘éliminer complètement la vente de plastique des sacs et d’offrir à nos clients le sac «Kraft» afin qu’ils puissent faire leurs achats de manière plus propre », a déclaré Assietou Drame, responsable de la communication au Sénégal.
Appel à des mesures plus radicales
Insuffisant selon le groupe écologiste Greenpeace qui appelle les gouvernements à mettre en place une loi sur l’interdiction totale de plastique et d’emballages à usage unique. La pollution par ces déchets ayant atteint un niveau critique”.
Selon les conclusions du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) montrent que l‘équivalent d’un camion en plastique pénètre dans les océans toutes les minutes.
Le Sénégal a produit plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques mal gérés en 2010. Ce qui en fait le 21ème pollueur océanique du monde, d’après les chiffres compilés en données par les chercheurs anglais Hannah Ritchie et Max Roser.
“Il y avait un retard lors du vote de la loi, un délai accordé aux importateurs, un retard accordé aux producteurs mais également à tous les acteurs du secteur, les revendeurs, etc. Nous avons jugé nécessaire de parler aux gens, de les faire conscient de l’impact négatif du plastique sur notre environnement “, a déclaré le ministre Sall.
Sciencedirect.com indique qu’au niveau mondial, les meilleures estimations suggèrent qu’environ 80 % des plastiques de l’océan proviennent de sources terrestres et les 20 % restants de sources marines telles que les activités de pêche, notamment les lignes de pêche, les filets et les cordes.
REUTERS/africanews.com

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NOUVEAU SCANDALE DE 400 MILLIONS VOLÉS https://www.senegalblackrainbow.org/2019/07/23/nouveau-scandale-de-400-millions-voles/ https://www.senegalblackrainbow.org/2019/07/23/nouveau-scandale-de-400-millions-voles/#comments Tue, 23 Jul 2019 11:15:58 +0000 https://senegalblackrainbow.org/?p=26991 Scandale à l’IPRES : Près de 400 millions FCfa volés


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L’affaire des tickets-restaurants de l’Institut prévoyance retraite du Sénégal(Ipres) est une grosse nébuleuse. Selon les informations de Libération, près de 400 millions de F Cfa ont été volés par une mafia organisée. Le Directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a annoncé en interne avoir porté plainte mais jusqu’à présent, l’affaire n’a connu aucun développement judiciaire.
Il y a de cela quelques temps, nos confrères du journal Le Témoin avaient révélé un scandale financier au cœur de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Il s’agit de l’affaire dite des « tickets-restaurants ». En effet, comme l’expliquaient nos confrères, « l’Ipres comme toute entreprise, restaurait son personnel, cadres ou employés dans des restaurants de la place, à l’aide d’un système de paiement dit tickets-restaurants et chèques-déjeuner.
Et chaque mois, les restaurateurs se faisaient rembourser par l’Ipres sur la base de tickets- souches. Malheureusement, pendant des mois voire des années, l’Ipres ne faisait que payer des montants reposant sur des tickets trafiqués et repas fictifs. Comme quoi, l’Ipres payait beaucoup plus que ce qu’il devait réellement aux restaurants ». Selon les informations de Libération, presque 400millions de Fcfa ont été volés à travers ce système frauduleux, qui a duré des années.
Face à ce scandale, le directeur général de l’Ipres avait annoncé, en interne, avoir déposé une plainte à la Division des investigations criminelles (Dic). Mais aucun des administrateurs n’a vu la couleur de cette plainte pour ne pas dire qu’ils doutent en majorité de l’effectivité de cette procédure. Chercherait-on à protéger des gens ? Dans tous les cas, au-delà même de certains cadres de l’Ipres, plusieurs grands restaurants connus de la place, se sont rendus complices de cette mafia. Libération y reviendra en détails, avec des documents explosifs à l’appui.
LIBERATION

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