
La coupe de bois est en train de prendre un virage dramatique en Casamance. C’est le cas à Tendouck, localité située dans le département de Bignona où les populations ont, depuis quelques jours, constaté une véritable hémorragie au cœur de leur forêt classée devenue le terrain d’expression des trafiquants. Huit trafiquants de bois ont été arrêtés d’ailleurs dans cette partie du Blouf et plus précisément dans cette forêt classée de Tendouck avant d’être mis à la disposition des agents des eaux et forêts de Bignona. Le correspondant de Libération était sur place.
Malgré les mesures sévères prises par l’Etat du Sénégal, les trafiquants refusent d’aller au chômage. Tronçonneuses entre leurs mains, ils continuent de piller intensément les forêts denses et touffues de la capitale du Fogny (Bignona). Leur dernière zone de prédilection a été la forêt classée de Tendouck où ils ont opéré avant de procéder à la coupe de plusieurs masses de troncs d’arbres. Huit parmi eux ont été capturés par les populations de Tendouck avant d’être livrés aux agents des services des eaux et forêts de Bignona. S’érigeant en bouclier autour de leur forêt dense et touffue, les habitants de ce village mythique ont promis depuis hier, jeudi 16 décembre 2021, «l’enfer» à ces pilleurs de bois. «C’est désormais pour nous, populations de Tendouck, une question de vie, de survie et de mort. Nous avons décidé de prendre les destinées de notre village. C’est pourquoi, nous ne laisserons plus personne piller notre forêt classée», a averti Yaya Diémé, président du comité de surveillance et de protection des forêts de Tendouck. A l’en croire, «le dimanche 12 décembre, des trafiquants de bois ont fait irruption dans la forêt classée de Tendouck pour y abattre des blocs de troncs d’arbres notamment les caïcedrats et les links. Aidés par leurs tronçonneuses, ils ont transformé les troncs en plusieurs planches de 8 à 12 m», explique Yaya Diémé qui ajoute : «Nous avions été alerté par des jeunes. Nous les avons cerné avant de les capturer tous. Ils étaient au nombre de huit pilleurs de bois et nous leur avons repris toutes leurs tronçonneuses», a soutenu le président du comité de surveillance et de protection de la forêt classée de Tendouck. Si les coupeurs de bois, dans les forêts du département de Bignona, gardent toujours leur posture de surdité face aux nombreuses dénonciations du trafic illicite à grande échelle, «il y a un risque réel d’un second Boffa-Bayotte dans le Blouf où les trafiquants de bois s’adonnent depuis quelques temps un pillage criminel, humiliant et aveugle des ressources forestières. Nos populations sont très décidées. Et quelles soient les menaces que ces exploitants ou trafiquants de bois vont proférer contre nous, nous ne fléchirons pas», a prévenu M. Diémé.
Le chef du village de Tendouck d’ajouter : «Nous interpellons l’Etat avant que le pire ne se produise dans le Blouf. Ces pilleurs de bois n’ont jamais eu peur. Cette forêt classée de Tendouck est un domaine de l’Etat du Sénégal. Elle doit être, dès lors, protégée. Les braconniers n’ont plus leurs places dans notre forêt», a dit Mamina Goudiaby. Aujourd’hui, force est de reconnaître que le phénomène de coupe de bois dans le département de Bignona a connu un regain dévastateur. «En 2014, c’était la saignée dans cette forêt classée de Tendouck. Les coupeurs de bois avaient pillé toute cette forêt et à des degrés forts. Nous ne voulons plus de ça», met en garde, du haut de ses 80 ans, le Abdoulaye Diémé. L’introduction des compagnies multinationales comme des Chinois et des Indiens a donné aujourd’hui un coup de fouet à ce trafic intense de bois en Casamance. «Ces compagnies multinationales proposent des motos cylindrées aux trafiquants, contre des troncs d’arbres. Comme un effet de mode dans le département de Bignona, les trafiquants de bois exploitent ces engins pour le transport de leurs produits illicites qu’ils acheminent dans les pays de la sous-région», ont révélé ces populations.
Libération Sénégal Online
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«Le secteur touristique sénégalais souffre d’un manque criard de pôles d’attraction.»
C’est le diagnostic de Doudou Gnagna Diop, expert et promoteur en tourisme. Il animait, hier à Thiès, un symposium sur le thème «Le tourisme et l’hôtellerie comme opportunité pour l’employabilité des jeunes», organisé par les acteurs touristiques de l’Elite école hôtelière et touristique de Thiès (Eeht). Le président de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme du Sénégal (Onits), regrette que le Sénégal, qui dispose uniquement de pôles d’attraction naturels comme le Lac Rose, Gorée, Saint-Louis, n’a jamais pu créer de pôles d’attraction.
Or, de l’avis de M. Diop, «la relance du tourisme sénégalais post-Covid passera obligatoirement, à travers nos villes et les carrefours de nos villages avec l’implication des autorités locales et des jeunes».
Et donc, estime-t-il, «le Sénégal doit créer des pôles d’attraction qui sont de mini pôles économiques où se trouvent plusieurs activités économiques regroupées dans un espace touristique. Ce qui va permettre aux touristes, une fois au Sénégal, d’être en contact avec les populations locales».
A ce titre, il plaide pour la valorisation de la forêt classée «Alloum Kagne» pour qu’elle puisse devenir un pôle d’attraction touristique. «Il faut que l’Etat crée des centres touristiques au niveau de cette forêt classée pour créer des emplois et lutter contre l’exode rural, comme l’ont fait des pays comme l’Egypte, le Maroc, la Tunisie ou les grands hôtels se trouvent dans des montagnes.» Outre «Alloum Kagne», la vallée de Diobass, la Grande-Côte, Mboro…peuvent aussi devenir, selon Doudou Gnagna Diop, des pôles d’attraction touristiques de la région de Thiès. Ce d’autant, fait-il remarquer, «Thiès a de l’espace patrimonial pour accueillir ce genre de tourisme. Egalement la région, capitale du tourisme aux niveaux régional et national, à quelques encablures du nouvel Aéroport de Diass, en plus de la proximité de Diamniadio, va disposer d’une grande potentialité et d’un espace économique viable.
Thiès va devenir donc, un pôle attractif sur le plan touristique». Ainsi l’expert et promoteur en tourisme demande à la tutelle de se concerter avec les acteurs en permanence. Ceci pour «innover en permanence le secteur en créant de l’émotion via les pôles d’attraction. Soyons différents en évitant les copiés-collés, segmentons l’activité pour éviter le plagiat non constructif, diversifions les produits pour plus d’attractivité», dit-il. Et de suggérer de «récurer la marmite touristique sénégalaise, épurer les infrastructures obsolètes et illégales, telles que les résidences closes qui n’honorent pas l’image de marque de notre destination. Aussi, créer un portail sous forme de plateforme exploitable par région pour une meilleure maîtrise et guidage des sites, créer des bureaux anti chômage, afin d’appuyer les jeunes du secteur à trouver rapidement un stage et un emploi durable».
En somme, soutient l’expert, «il y a aujourd’hui l’opportunité d’innover en grande pompe sur le développement du tourisme intérieur qui va s’en doute booster nos localités par la consommation rationnelle de produits locaux». Surtout que «le tourisme est la première entreprise du monde. Le tourisme érode le chômage des jeunes, il est le moyen de lutter contre l’exode rural. C’est un secteur pourvoyeur d’emplois, parce qu’une infrastructure touristique va créer au minimum 10 emplois, en partant du cuisinier, des serveurs, du gardien, jardinier, de la comptabilité à l’administration». Pour dire, «toute l’importance du secteur qui est un facteur de développement socioéconomique qui, indiscutablement, réduit la pauvreté quand il est en croissance et la favorise lorsqu’il est en décroissance». Dans son speech, il a insisté sur le volet formation socioprofessionnelle des jeunes pour, dit-il, «relever la qualité des prestations de services dans les différentes structures touristiques et hôtelières», d’où selon lui, «la création de l’Eeht pour former les jeunes sur tout le territoire national en général et de la Petite-Côte constituant le site balnéaire le plus important du pays, voire de l’Afrique de l’Ouest».
Ndèye Fatou NIANG – [email protected]
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La question du trafic de bois sur l’axe Sénégal-Gambie est encore loin d’être résolue. En effet, pas moins de 8 personnes ont été interpellées par les populations.
Les faits se sont déroulés, dimanche dernier, en Casamance. Huit personnes, qui se livrent au business du bois entre le Sénégal et la Gambie, ont été arrêtées par les populations, rapporte le journal L’AS.
L’exploit a été réalisé par les habitants de la commune de Tendouck, à travers l’association «Honoro». Cette association a mis en place un comité de gestion et de surveillance de la forêt. C’est ainsi que les membres dudit comité ont surpris 08 personnes en train d’abattre des fromagers dans la forêt classée de Tendouck.
Mais, le mal était déjà fait lorsque le comité interpellait la bande qui avait déjà coupé une dizaine de fromagers découpés en plusieurs planches. Les membres du comité de gestion de la forêt ont saisi sur les lieux du matériel, notamment une tronçonneuse. Les coupeurs de bois ainsi que le matériel sont mis à la disposition des agents des Eaux et Forêts de Tendouck.
Barry Souleymane/senenews.com
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Près d’un demi-siècle après l’atterrissage du premier vol Air France en 1974, l’aéroport du Cap Skirring vient de subir son premier lifting d’envergure.
Les travaux de réhabilitation et de mises aux normes de la piste flambante neuve viennent de s ‘achever. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la réception de l’aéroport tout fraichement rénové, va coïncider avec le démarrage de la saison touristique. Une coïncidence qui ne doit rien au hasard. C’était une promesse du nouveau patron des aéroports civils du Sénégal. Un pari risqué pris par Doudou Ka parce que les délais étaient courts, mais au final, une réussite qui relève presque de l’exploit.
Le management du directeur général d’Aibd et la mobilisation exceptionnelle des compétences individuelles et collectives du personnel d’Aibd ont permis la réalisation de l’ensemble du projet de réhabilitation de l’aéroport du Cap Skirring en un temps record. Il y avait derrière ce challenge titanesque, l’impératif catégorique de ne pas compromettre la saison touristique 2022, sous peine de provoquer une véritable catastrophe tant le tourisme pèse lourd dans l’économie de la région.
75 jours et un management quasi militaire pour achever les travaux.
Annoncés le 17 septembre dernier, les travaux ont commencé dans la même semaine et l’aéroport réceptionné le 30 novembre 2021. Il aura fallu exactement 75 jours et une organisation presque militaire pour réussir une telle gageure. Cette prouesse saluée par Doudou Ka n’aurait pas été possible sans l’expertise de la société Eiffage Sénégal «qui grâce à une planification millimétrée et des ouvriers et techniciens qui se sont relayés jours et nuit presque sans interruption a pu gagner cette véritable course contre la montre». Doudou Ka n’a pas oublié de remercier le ministre du Tourisme et des Transports aériens « pour son soutien permanent et son engagement sans faille pour la réalisation de ce projet ».
Un satisfecit a été également adressé « aux populations de Diembering pour leur accueil et leur adhésion totale et sans conditions au projet global de reconstruction et de réhabilitation de l’aéroport de Cap Skirring ».
Dimanche 5 décembre 2021, le premier vol inaugural de la saison touristique 2021-2022 et qui sera opéré par la compagnie Transavia se posera sur le nouveau tarmac de l’aéroport rénové du Cap Skirring avec à son bord, près de 200 touristes. Pour Doudou Ka, nouveau patron des aéroports civils du Sénégal et fils de la Casamance, fils de Cabrousse par sa grand-mère maternelle, «la région Sud ne pouvait terminer l’année sous de meilleurs auspices. Ce sont les premiers coups de pioches de la réalisation de la vision du Président de la République du nouveau système aéroportuaire national qui doit être un miroir du plan Sénégal ».
« Ce sont les premiers coups de pioches de la réalisation de la vision du Président ».
Pour le directeur général de Aibd Sa, « à travers son ambitieux chantier de désenclavement aérien de la Casamance avec 2 compagnies sénégalaises Air Sénégal et Transair, le Chef de l’Etat démontre tout son engagement à accompagner et développer cette volonté d’entreprendre et cet esprit dynamique et entrepreneurial si caractéristiques de la région Sud. »
Et de saluer « la pertinence et la cohérence de la vision du Président de la République, après avoir placé la Casamance comme zone spéciale touristique d’intérêt national a mis en place un grand projet de réhabilitation et de reconstruction de tous les aéroports de la Casamance, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor et Cap Skirring. Sans oublier que le chef de l’État a aussi lancé les travaux d’investissements et d’aménagement des infrastructures touristiques en Casamance avec la Sapco et la Direction des Investissements et Aménagements touristiques, ainsi que les investissements de désenclavement ».
« Bâtir le futur », c’est le slogan D’Aibd.Sa et faire de chaque aéroport sénégalais une vitrine de l’attractivité économique du Sénégal, le plan de vol assigné à Doudou Ka par Macky Sall à travers la stratégie du 1er hub aérien sous régional « horizon 2035 ». Parmi les projets phares, il y a le Centre de maintenance aéronautique, l’Académie internationale des métiers de l’aviation civile, le réseau d’héliports à Toubacouta, à Pointe Sarène et Saint Louis ; le projet de digitalisation des services aéroportuaires et touristiques, la mise en place d’un système de vidéo surveillance, de reconnaissance faciale et d’inspection véhicules et bien sûr le Projet de reconstruction des aéroports du Sénégal communément appelé Pras, un programme de modernisation de la plateforme aéroportuaire, d’une envergure qui n’avait jamais vu le jour au Sénégal.
Deuxième porte d’entrée aérienne internationale du Sénégal.
La réhabilitation de l’aéroport de Cap Skirring par l’Aibd Sa entre dans le cadre de la stratégie hub aérien 2021-2025 approuvé par le président de la République, Macky Sall en avril 2021. Ce sont aussi les tous premiers effets de la décision stratégique du Président de la République d’opérer le 1er juillet dernier à la fusion Aibd-Ads. Dans une deuxième phase, il est prévu la reconstruction de l’aérogare et l’élargissement de la piste. Le Cap Skirring sera alors en pole position pour définitivement s’octroyer le statut de deuxième porte d’entrée aérienne internationale du Sénégal.
Tous ces projets confiés à Aibd.Sa en tant que maître d’ouvrage délégué de l’Etat, font de l’agence dirigée par Doudou Ka, gestionnaire de l’ensemble des aéroports civils du Sénégal, un acteur majeur stratégique et un des principaux piliers de l’économie sénégalaise. Le tourisme Casamançais qui avait été totalement anesthésié par la non-conformité de l’aéroport et par l’épidémie du Coronavirus se prépare à retrouver ses couleurs d’antan. Toute la région du Cap Skirring et les localités environnantes sont mobilisées depuis plusieurs pour l’ouverture officielle et en fanfare de la saison touristique ce dimanche 05 février. «Avec Doudou Ka aux commandes et sur le pont, c’est tout le projet de modernisation du système aéroportuaire sénégalais qui est sur la piste d’envol pour doper l’attractivité économique et touristique de la destination Sénégal », estiment les acteurs.
Libération / dakaractu.com
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Le Sénégal va se doter d’un code du tourisme pour remplacer les décrets obsolètes et dépassés. Le texte étant déjà prêt, va atterrir au Secrétariat général du gouvernement avant le mois de décembre.
Le Sénégal se donne les moyens de ses ambitions. Après la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le gouvernement va relancer le transport ferroviaire du corridor Dakar-Bamako. L’objectif est de positionner le pays comme hub touristique et logistique. Dans cette logique, le secteur touristique, qui est pour le moment régi que par des décrets, est en passe de se doter d’un code. C’est le directeur de la Réglementation au ministère du Tourisme et des transports aériens qui en a fait l’annonce. «Le code du tourisme est déjà prêt. D’ailleurs, nous allons défendre le texte au Secrétariat général du gouvernement avant le mois de décembre», a déclaré Ismaïla Dione, samedi dernier, lors des «Rencontres des acteurs du tourisme» qui marquaient la célébration des 3 ans de Africa tourism solutions (Ats).
Organisé sous le thème «Le tourisme local, levier de développement», cet anniversaire était l’occasion pour les acteurs d’échanger et surtout de faire un diagnostic du secteur. A cet effet, Mamadou Diallo, le Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de promotion du tourisme a fait un plaidoyer en faveur du tourisme local. «Il faut moins de discours et plus d’actions. Depuis 1964, on parle de tourisme local (…) Il faut nécessairement amplifier le flux touristique local. Cela passe forcément par une correspondance entre l’offre et la demande», a-t-il déclaré lors du panel sur «Quelle chaîne de valeur et quels acteurs pour le tourisme sénégalais ? Quelles nouvelles offres touristiques pour le Sénégal ?». Pour Mamadou Diallo, l’offre touristique cible davantage les étrangers ou la classe aisée sénégalaise. «Il faut prévoir dans l’offre la clientèle à revenu intermédiaire», a-t-il demandé aux responsables des réceptifs hôteliers. Awa Sow, manager de Cta Incentive & event, estime que pour faire décoller le tourisme local, connaître les attentes des clients est un préalable. «Culturellement, le tourisme tel que défini maintenant, ne fait pas partie de nos valeurs. Pour le faire adopter, il faudra beaucoup de patience et sensibiliser sur le comportement des Sénégalais. Mais le plus important : il faut faire une étude sérieuse et scientifique pour connaître les besoins et les motivations des touristes locaux», a soutenu Awa Sow.
Selon le directeur de la Réglementation au ministère du Tourisme et des transports aériens, la manne financière émanant des locaux a été salvatrice pour le secteur au moment où le Covid-19 a imposé des restrictions de déplacement. «Le seul point positif du Covid-19 a été de formaliser les acteurs. En effet, alors qu’on accréditait 100 structures par année, nous sommes aujourd’hui à 300, parce que l’Etat a mis en place un fonds pour aider les réceptifs hôteliers», souligne Ismaïla Dione. Qui a rappelé la stratégie nationale de relance du tourisme qui s’étend entre 2021 et 2025. Elle se base sur 5 axes que sont le patrimoine, la promotion de la destination Sénégal, le marketing, l’institution et les infrastructures.
Par Malick GAYE – lequotidien.sn
]]>Pour relancer son secteur touristique lourdement affecté par la Covid-19, le Sénégal compte développer les offres destinées aux locaux et le partenariat avec les entreprises publiques et privées.À cause de la pandémie, le secteur du tourisme a subi une crise sans précédent. 2020 a été une année « zéro » du tourisme, la pire jamais enregistrée, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Au Sénégal, le secteur a été fortement secoué du fait de son caractère extraverti. L’offre touristique du pays est en effet exclusivement orientée vers la clientèle occidentale. Et les mesures coercitives prises pour lutter contre la propagation du virus notamment l’arrêt des voyages internationaux ont plongé les acteurs de ce secteur dans un désarroi total.
Face à cette situation inédite, les promoteurs touristiques ont fait recours aux offres locales pour survivre. Et selon le directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), Pape Mahawa Diouf, « le tourisme interne a été la meilleure alternative pour tout le secteur lorsque la crise sanitaire a plombé l’économie mondiale. »
S’exprimant à l’occasion des « Rencontres Professionnelles des Acteurs du Tourisme », organisées ce samedi à Dakar, M. Diouf a souligné que le segment domestique a souvent été ignoré, « mais que cette crise a mis en avant l’opportunité et la nécessité de se repositionner sur les déplacements intra-régionaux. »
« Le tourisme interne pourra aider notre destination à se remettre des impacts économiques de la pandémie tout en permettant de sauver des emplois, de protéger les moyens d’existence et de retrouver aussi les bienfaits sociaux apportés par le tourisme », a-t-il déclaré.
Pour ce faire, le DG de l’ASPT a invité les promoteurs touristiques à diversifier les produits et à proposer des prix compétitifs tels que les tarifs pour les nationaux et résidents.
Il a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer le partenariat public-privé, en particulier avec le monde de l’entreprise, pour développer le tourisme local. Cela devrait permettre aux industries du tourisme de capter les quelque 4 milliards de FCFA que les Sénégalais dépensent chaque année lors de leurs vacances à l’étranger.
Pour y arriver, a-t-il dit, il faut que l’offre du pays soit adéquate et concurrentielle avec les demandes des entreprises.
Ainsi, « dans le cadre de l’initiative Taamou Sénégal (choisir le Sénégal en langue wolof), nous allons poursuivre ce travail en développant des partenariats avec le secteur public et le secteur privé particulièrement le monde de l’entreprise puisqu’il faut que les consommations allant dans les colonies de vacances, les team building, les amicales professionnelles… se fassent dans notre pays et non à l’étranger », a-t-il promis.
journaldebrazza.com
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L’ambassade du Sénégal en France organise trois Journées de Promotion du Tourisme et des Transports aériens vers le Sénégal à Paris, Lyon et Marseille du 22 au 26 novembre 2021.
A cette occasion trois workshops seront organisés en direction des professionnels du tourisme français pour qu’ils rencontrent leurs partenaires actuels ou potentiels :
le 22 novembre 2021, de 15h 30 à 17h30 aux Salons Hoche à Paris, en collaboration avec le SETO ;
le 24 novembre 2021, de 9h à 11 h à l’hôtel Mercure de Lyon ;
le 25 novembre 2021, de 15h à 17 h à l’aéroport de Marseille.
Le ministre à la manœuvre
Ces rencontres sont présidées en personne par le ministre du Tourisme et des Transports aériens du Sénégal, Alioune Sarr, qui sera accompagné par les directeurs généraux de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique, d’Air Sénégal et de l’Aéroport International Blaise Diagne ainsi que par des opérateurs privés touristiques du Sénégal.
L’idée de ces Journées est de partager l’état de l’offre touristique sénégalaise post Covid, ainsi que de présenter les nouveautés sur la destination. Il s’agit aussi de rappeler les facilités offertes aux touristes pour leur accès et leur séjour au Sénégal dans le contexte actuel, sachant que le quai d’Orsay vient de classer la destination en vert.
Ce sera également l’occasion de prendre connaissance des programmes de promotion du Sénégal sur le marché français, voire d’échanger sur les possibilités de communication conjointe avec des groupes touristiques français.
L’invitation est lancée pour relancer une destination qui a été secouée.
tourhebdo.com
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La pêche sénégalaise connait actuellement des difficultés dues à la forte pression exercée sur la ressource. Cette situation, qui est la résultante d’une mauvaise gestion et de l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques, risque d’hypothéquer la durabilité du secteur. Et dans ce tableau, la pêche artisanale souffre le plus, car étant considérée comme informelle. Elle semble être réduite à des systèmes isolés d’extraction de ressources, alors qu’elle doit être considérée comme un système intégré, diversifié, pourvoyeur de services durables. C’est fort de ce constat que la Confédération africaine des organisations de la pêche artisanale (Caopa) a pris l’initiative de tirer la sonnette d’alarme.
Elle a convié à un panel, avant-hier, qui a regroupé des spécialistes des différents aspects de la gouvernance de la gestion des pêches et des acteurs professionnels de la pêche artisanale pour réfléchir sur les orientations d’axes stratégiques qui pourraient être prises, pour asseoir une bonne gouvernance du secteur des pêches maritimes du Sénégal et principalement pour le sous-secteur de la pêche artisanale. Les acteurs dressent un diagnostic sans appel : ‘’le sous-secteur de la pêche artisanale est malade’’.
En septembre 2020, EnQuête dans un dossier intitulé ‘’Pêche sénégalaise, poissons en eaux troubles’’ alertait déjà sur la gravité de la situation. Un an après, tout porte à croire que les choses empirent. ‘’La situation de crise qui sévit dans le secteur, présentement, est sans équivoque. Dans certaines localités, elle persiste, depuis presque 10 mois. Les acteurs ne disposent pas de matières premières pour développer leur activité, certains quais de débarquement sont approvisionnés par des produits de pêche provenant de l’extérieur et notre secteur souffre encore d’une absence de données statistiques fiables, mais aussi, d’une bonne mise en œuvre de la cogestion pour le développement durable de la pêche. Le diagnostic concerne la consommation, en passant par l’exploitation, la valorisation sans oublier la gouvernance et le partage équitable des revenus’’, dépeint le président du Conseil national interprofessionnel de la pêche artisanale au Sénégal (Conipas).
Samba Guèye s’inquiète pour tous ces Sénégalais qui, comme lui, sont privés de la consommation de viande pour des raisons de santé. ‘’On n’a que le poisson et encore quel poisson on mange ! Renchérit-il, C’est vraiment un cri de cœur’’.
Les prix passent du simple au triple
Au Sénégal, le poisson représente une importante source de protéines animales pour les populations sénégalaises à qui il procure environ 70% d’apport protéique. Aussi, la pêche constitue une composante essentielle de la politique de l’État en matière de sécurité alimentaire. Mais, selon le président de la Caopa, ‘’c’est inquiétant, quand, au niveau des quais de débarquement et des sites de transformation, les femmes transformatrices se procurent du poisson congelé qui nous vient des pays limitrophes tels que le Maroc. A mon avis, c’est plus qu’inquiétant. La responsabilité est partagée entre les acteurs, les décideurs et les consommateurs qui ne sont pas toujours exigeants vis à vis du produit halieutique qu’ils consomment. Je n’imagine pas le Sénégal rester une semaine sans consommer le poisson. Ces étrangers qui viennent pêcher chez nous, leurs eaux étaient plus poissonneuses que les eaux sénégalaises. Demain, si la situation se renversait, aurions-nous la possibilité d’aller pêcher chez eux ?’’, interroge Gaoussou Guèye.
Selon lui, le Sénégal dispose de tous les instruments nécessaires à une bonne gouvernance du secteur (le Conseil consultatif maritime, la lettre de politique sectorielle, les organisations de la pêche, les CLPA, le Code de la pêche).
Du côté des femmes transformatrices, la situation s’aggrave. ‘’Nous achetons le poisson au même prix que le consommateur. La caisse de Sompate (carpe) de 20 kilos est à 18 000 F CFA, or c’était le prix d’une caisse 60 kilos. Aujourd’hui, on trouve plus, dans les quais de débarquement, des poissons congelés provenant du Maroc et de la Mauritanie. Je crois qu’à l’horizon 2035, il n’y aura plus de poissons dans la mer, car ce qui se passe dans le secteur ne s’est jamais produit par le passé. J’ai fait 25 ans dans le secteur, mais ce qui se passe, depuis deux ans, est extraordinaire. Les petits pélagiques n’ont jamais été destinés à l’exportation, ils servaient à la transformation, ce n’est plus le cas. Le kéthiakh (poisson séché) coûte 1500 F CFA le kilo‘’, détaille la présidente du Réseau des femmes transformatrices, Diaba Diop. Qui plaide pour une réglementation des activités des usines de farine de poisson qui risquent de faire disparaître leur métier.
‘’La recherche est clouée’’
Au chapitre, des équations de ce secteur, les acteurs pointent du doigt une absence de données statistiques. En effet, ‘’la recherche est clouée’’, malgré le plaidoyer récurrent des acteurs. Pourtant, ces données permettent d’anticiper sur les scénarios possibles et de mettre en œuvre de bonnes politiques de développement. Grâce à ces statistiques, le Sénégal pourra gérer ses ressources halieutiques, de manière responsable, tout en définissant les risques d’exploitation. Ces données statistiques sont également un préalable dans l’octroi des licences de pêche, puisqu’elles permettent d’évaluer les stocks disponibles.
Pourtant, depuis 2018, le Sénégal ‘’distribue’’ des licences sans résultats de recherche. ‘’On ne peut pas parler de gouvernance des pêches, sans pour autant avoir des statistiques fiables et pour les avoir, il faut qu’il y ait une recherche participative. Malheureusement, ce n’est pas le cas au Sénégal. Comment peut-on élaborer un politique de pêche, sans avoir les statistiques. Depuis 1981, on nous parle de 600 000 acteurs, or la population a augmenté. Combien de pirogues comptent le Sénégal ? Combien de femmes transformatrices ? Depuis 2015, le recherche n’a fait aucune évaluation sur le potentiel halieutique exploitable au Sénégal. Quel est le nombre de navires qui pêchent au Sénégal ?’’, fustige le président de la Caopa.
Il souligne que les 400 000 tonnes de poissons débarquées, selon le gouvernement, nécessitent une analyse statistique avec des données fiables. Ce, en vue de faire la distinction entre le taux de poissons pêchés au Sénégal et ceux provenant de l’étranger. ‘’La recherche au Sénégal est tributaire des projets, alors qu’elle a besoin de financement propre pour répondre à des sollicitations immédiates. Depuis 2015, le Centre de recherche océanographique de Dakar Thiaroye (CRODT) n’a pas fait d’évaluation. Nous attendons beaucoup de la recherche, mais, cette recherche n’a pas les moyens de jouer pleinement son rôle’’, précise Adama Mbaye, chercheur au CRODT.
L’objectif aujourd’hui, explique le scientifique, est de combiner le savoir empirique et le savoir scientifique, en impliquant les acteurs à la base. De ce fait, le chercheur n’est plus seul dans son laboratoire, mais, va apprendre des populations locales. Selon les acteurs, l’Etat affirme avoir déboursé 300 millions F CFA pour réhabiliter le bateau de recherche qui n’est toujours pas opérationnel. Ils recommandent un bateau de recherche neuf, car, sans recherches halieutiques, estiment-ils, on ne peut pas avoir des politiques pertinentes.
Pendant ce temps, les pêcheurs artisanaux qui en ont assez de se tourner les pouces, ont pris la décision ferme de rallier l’Europe via leurs pirogues. De ce fait, le phénomène de l’émigration a repris de plus belle, avec son lot de drames et d’arrestations (voir ailleurs).
Une absence de transparence
En outre, les professionnels de la pêche exigent plus de transparence dans la gestion des pêches au Sénégal.Et pour eux, le point de départ c’est la recherche.
‘’Peut on parler de transparence dans un pays où on nous refuse la liste des navires étrangers autorisés à pêcher au Sénégal. Aujourd’hui, il y a une perte de confiance entre les acteurs de la pêche et l’administration. Les gens ne parlent plus le même langage, ce sont des conflits internes à n’en plus finir le dialogue est rompu. Et selon les autorités ‘’les ressources halieutiques ne sont pas rares parce que les débarquements ne cessent d’augmenter ‘’, or, débarquement ne signifie pas pêcher dans la Zone économique exclusive (ZEE) sénégalaise.
La part qui est pêchée au Sénégal tourne autour de 30% à 34% selon certaines études. Donc cet argument ne tient plus parce que depuis un certain moment les débarquements ont baissé, nous sommes passés de 515000 tonnes, il y a deux ans à 415 000 tonnes’’, explique Moussa Mbengue secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa). Pour lui, la pêche ne remplit plus sa fonction première : se nourrir, nourrir la population sans rompre l’équilibre écosystémique. ‘’ Or, toutes les politiques de pêche se sont sont soldées par un effondrement des stocks. Elle ne joue plus sa fonction sociale de donner du travail et mettre les gens en liens. Quand les gens mangent du fondé dans les rues de Dakar, c’est parce que probablement il y a un appauvrissement grandissant sans compter l’émigration, les conflits. Nous dépendons maintenant des produits congelés venant d’autres pays pour manger notre Thiebou djeune’’, déplore-t-il. Pour sa part, Gaoussou Guèye fait remarquer que ‘’le seul plan d’aménagement qui fonctionne c’est celui de la crevette profonde.
Le comité d’appui pour la gestion des pélagiques a été remplacé par un autre comité de sept membres où les professionnels n’y figurent pas, il en est de même pour la commission de délivrance des licences. On ne peut pas parler de gouvernance sans parler de transparence. Dans notre pays, c’est comme si la transparence est un privilège, à mon avis la transparence est un droit d’autant plus que la ressource halieutique appartient aux populations’’. Par ailleurs, il est demandé à l’Etat du Sénégal de définir clairement et juridiquement le modèle de cogestion en fonction des crises et mutations actuelles. Il doit permettre la liberté d’expression, un environnement propice à la participation des acteurs en lieu de l’intimidation exercé par l’Etat.
Emmanuella Marame Faye/seneplus.com
]]>C’est aux environs de 14heures 30 minutes après la prière du vendredi qu’une charrette qui transportait des fidèles a sauté sur une mine antipersonnel.
Le drame s’est déroulé dans le village de Kandiadiou situé dans la commune de Oulampane. Ces fidèles avaient quitté le quartier Salabéno pour aller prier le vendredi à Kafinké un autre village de Kandiadiou.
C’est au retour que la charrette a sauté sur une mine. Le bilan est lourd : 6 morts et 5 blessés dont deux graves. Les blessés graves sont été évacués à l’hôpital régional de Ziguinchor. Les trois autres sont pris en charge au district sanitaire de Bignona.
Tout porte à croire que c’est une nouvelle pose puisqu’une patrouille de l’armée, a selon nos sources, emprunté cette piste un peu plutôt. Le dernier accident de mine dans cette zone a eu lieu il y a cinq ans.
Modou Mamoune Tine / senenewscom
]]>Dans le but de relancer le tourisme et la résilience du secteur aux effets de la pandémie de Covid-19, l’Etat du Sénégal a réussi à mobilier une enveloppe de plus de 150 milliards FCFA pour soutenir et accompagner les entreprises des secteurs du tourisme et des transports aériens entre 2020 et 2021.
L’annonce a été faite par le ministre du Tourisme, Alioune Sarr, venu s’enquérir de l’état d’avancement du chantier d’un hôtel, dans la nouvelle station balnéaire de Pointe Sarène, dans le département de Mbour (ouest).
Par ailleurs, le ministre a également annoncé la réouverture des frontières accompagnée d’un crédit hôtelier et touristique ainsi que celui du transport aérien d’un montant global de 75 milliards FCFA.
Mieux, à l’en croire l’Etat a mobilisé une enveloppe de 82 milliards FCFA, en 2020, pour les besoins en fonds de roulement des entreprises et des subventions aux entités publiques du secteur, informe APS.
senenews.com
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