Marché de la mangue

Le prix au kilo de la mangue fixé à 250 FCfa bord champ

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Les acteurs de la filière mangue dénoncent une concurrence déloyale. En réunion samedi à Sangalkam, ils ont décidé de démarrer la campagne de commercialisation entre le 15 et le 20 juin. Cette année, le prix du kilogramme est fixé à 250 FCfa.

Au Sénégal, la production de mangues est estimée à 120.000 tonnes dont seulement 8.000 tonnes exportées. L’information est donnée samedi à Sangalkam où la Plateforme de dialogue public privé sur la mangue au Sénégal a tenu une rencontre autour de la filière. Selon le président de la filière, Sidy Guèye, les acteurs ont convenu de débuter les coupes le 15 juin 2013 ou au plus tard le 20 juin courant. Le prix du kilogramme de la mangue bord champs, poursuit-il, est arrêté à 250 francs Cfa à compter de la date de démarrage de la campagne. Ce prix qui sera révisé le 09 juillet 2013 suivant l’évolution du marché va passer à 225 francs Cfa à partir du 10 juillet 2013.

Cette rencontre a permis d’évoquer le cas « des transformateurs qui s’adonnent à des récoltes qui ne respectent pas les bonnes pratiques et qui risquent de porter atteinte aux rendements et à la bonne floraison des vergers pour les prochaines années ». Les acteurs de la filière souhaitent que les transformateurs définissent une politique de transformation qui permet la création de la valeur ajoutée au Sénégal et qui se fera de concert avec les exportateurs de la mangue fraîche.

Les transformateurs sont invités à se rapprocher des unités de conditionnement pour les modalités de reprise des produits destinés à la transformation. Selon toujours le communiqué ayant sanctionné cette rencontre, il sera tenu, sans délais, sous l’égide de la direction de la protection des végétaux (Dpv) et en présence de l’ensemble des parties concernées, une rencontre pour statuer sur la reprise des écarts par les unités de transformation.

D’après ledit communiqué, tous les moyens légaux seront utilisés pour mettre fin à toute forme de concurrence déloyale dans la filière. Selon Sidy Guèye, si on laisse faire une certaine pratique, certains acteurs vont se retirer et cela pourrait porter préjudice à la filière. A l’en croire, il faut organiser la filière comme c’est le cas en Côte d’Ivoire ou au Mali.

Pour le représentant du ministère du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Bathie Ciss, la filière mangue est très importante pour les autorités. « Nous sommes dans un régime de marché libre même si nous avons une préférence nationale », a soutenu M. Ciss à propos de la concurrence. D’après lui, chacun des partenaires doit trouver son compte dans le jeu de la concurrence qui doit être saine.

L’initiateur de cette rencontre est  Amacodou Diouf de la société Buursine international qui exporte des fruits et légumes bio vers des pays européens notamment l’Allemagne. Tout en dénonçant la concurrence déloyale, il invite ses collègues exportateurs à payer au meilleur prix les producteurs mais surtout leur payer comptant. Il a toutefois regretté le manque de sérieux et d’organisation qui plombent le secteur.

De l’avis de M. Diouf représentant également du Congad, l’agriculture occupe une part importante dans le développement du pays et en tant qu’organe d’appui au développement, sa structure pense qu’il est important de soutenir les acteurs en les appuyant et en les renforçant. Parce que, poursuit-il, jusqu’au 15 août, il n’y a que le Sénégal qui est présent sur le marché de la mangue. D’où, selon lui,  l’importance de l’organisation des acteurs de la filière.

Venu à titre personnel prendre part à la rencontre, le député Tété Diédhiou estime qu’il faut protéger les acteurs de la filière. Et dans cette perspective, il a souhaité avoir toutes les informations relatives à la filière pour éventuellement lui consacrer une question orale.

Aly DIOUF

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